Lille : une maison vendue à un couple de retraités se retrouve squattée avant qu’ils aient pu emménager

Par Séraphin Parmentier
31 juillet 2020
Mis à jour: 31 juillet 2020

Désemparée, la personne en charge de la vente de la maison ne sait pas comment faire pour récupérer le bien.

C’est une histoire stupéfiante que rapportent les journalistes de La Voix du Nord. Tout commence le 19 juillet dans une habitation de la rue de Pologne. Ce jour-là, Bérangère Fournier, qui administre les biens de sa belle-mère dans le cadre d’une mesure de tutelle, est alertée que la maison qu’elle a mise en vente vient d’être investie par des importuns.

« Je suis allée vérifier et j’ai immédiatement alerté la police. Les policiers sont arrivés vers 19 h mais sont repartis sans intervenir », confie Mme Fournier dans les colonnes du quotidien régional.

Épinglée sur le grillage entourant la propriété, une feuille de papier indique qu’une femme prénommée Vanessa occupe désormais les lieux – « une maison abandonnée » selon le message griffonné – en compagnie de ses enfants.

Le message contient également les coordonnées d’une avocate lilloise et reproduit un extrait de l’article 226-4-2 du Code pénal stipulant que la loi interdit l’expulsion d’un individu sans respecter les procédures prévues à cet effet. « Ces voies de fait sont punies de trois ans de prison et de 30 000 euros d’amende », indique le document.

Abasourdie, Bérangère Fournier se rend compte que les serrures de la maison ont été changées. « Les policiers m’ont dit que c’était une bande bien organisée et que je devais me méfier », explique-t-elle.

L’acte de vente définitif doit être signé d’ici 15 jours

Selon les voisins de la propriété, celle-ci n’abriterait pas uniquement « la dame et ses enfants, d’autres personnes viennent aussi tous les jours ».

Et il semble que les intrus soient bien décidés à prendre leurs aises. « Ils ont planté des géraniums et ils entretiennent le jardin. Dernièrement, ils ont aussi installé une tonnelle », rapporte Mme Fournier.

Une situation qui la désespère. « Je suis allée voir un avocat mais, pour le moment, rien ne bouge. »

D’autant que la bâtisse a déjà été cédée à un couple de retraités. « Ils ont vendu leur habitation actuelle et nous devons signer l’acte de vente définitif mi-août. Ils vont faire quoi si la maison est toujours occupée ? » conclut Mme Fournier.

 

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