L’imminente crise de l’eau – 1ere partie

31 décembre 2016 Mis à jour: 15 juillet 2017

Source de vie comme de pouvoir, l’eau douce se tarit. Sa raréfaction menace l’équilibre de plusieurs régions du monde.

C’est le « nouveau pétrole ». En raison de son utilisation abusive et d’activités polluantes, les ressources en eau se font de plus en plus rares. À mesure que cette situation s’aggrave, des tensions déjà manifestes s’exacerbent – une conjoncture qui risque de tous nous affecter.

L’analyse approfondie de la situation de l’eau dans le monde laisse entrevoir que, pour les décennies à venir, tous les pays auront à se questionner sur sa gestion, au niveau économique, des droits de l’homme et des ressources en déclin.

Une étude de cas portant sur trois régions stratégiques – les États-Unis, le Moyen-Orient et la Chine – révèle la multitude des défis associés à cette ressource.

Bien que l’Amérique soit largement pourvue en eau, elle fait épisodiquement face à des sécheresses prolongées. Le nombre de cas de contamination d’eau potable s’accroît et les tensions avec les pays voisins au sujet du partage des ressources en eau s’avivent.

D’ici à 2025, il est estimé que les deux tiers de la population mondiale vivront dans des régions caractérisées par un stress hydrique, en particulier au Moyen-Orient, en Afrique du Nord et en Asie de l’Est, selon le World Resources Institute (Institut des ressources mondiales). La rareté de l’eau, maintenant reconnue comme un facteur aggravant la guerre en Syrie, créera probablement plus de conflits et plus de « réfugiés de l’eau » dans les années à venir.

En reconnaissant le fait que l’eau douce pourrait ne plus être considérée comme une ressource renouvelable, l’Organisation des Nations Unies a déclaré en 2010 que l’accès à l’eau potable et à l’assainissement est un droit humain. Elle inclut aussi dans les Objectifs du développement durable – compris l’an dernier par les 193 États membres – un engagement visant à atteindre l’accès universel à l’eau potable d’ici à 2030. La Banque mondiale estime que l’atteinte de cet objectif exigerait des fonds supplémentaires de 1,7 milliard de dollars.

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Version originale : The Coming Water Crisis

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