L’impasse du communisme

Par Par John NANIA et Joshua PHILLIP
22 mars 2017
Mis à jour: 22 juillet 2020

Les gens cherchent naturellement leur voie ou un chemin à suivre. Que ce soit pour être en meilleure santé, plus heureux ou pour améliorer leur quotidien, l’homme a toujours cherché des solutions à ses problèmes.

Comment savoir si la voie qu’on suit est bonne ou mauvaise ? Il suffit d’en juger en constatant ce qu’elle apporte aux gens et ceux qui dirigent ces gens dans cette voie.

Le communisme a prouvé à plusieurs reprises qu’il aboutit à une impasse. Il a été mis en pratique pendant plus de 100 ans et a été expérimenté par des centaines de millions de personnes. Les résultats ont toujours été les mêmes : la mort, la destruction et le désespoir.

Ses leaders étaient des hommes cyniques et sournois qui cachaient leur haine envers l’humanité derrière des paroles éloquentes. En découvrant leur personnalité, on s’aperçoit qu’ils étaient tous obscurs et macabres.

Une idéologie de destruction

C’était à la croisée de l’histoire, avec le début de l’industrialisation et le déclin des monarchies, que l’homme s’est vu offrir un pacte faustien : abandonne tes traditions et ta moralité et entre dans une nouvelle ère. La promesse était celle d’un « paradis sur terre ». Le prix à payer était de rejoindre le mouvement visant à détruire la morale et les valeurs qui sont au cœur de la religion – et de détruire quiconque s’y refuserait.

Les idées du communisme et les différentes écoles qui se basaient sur cette doctrine avaient déjà fortement imprégné les sociétés européennes avant la Révolution d’octobre 1917 en Russie. Différents provocateurs les présentaient comme une manière de mettre fin à la souffrance dans le monde, accompagnée des rêves idylliques : il n’y aurait plus de pauvreté ni de faim et l’avenir serait plein de délices mondains.

Toutefois, derrière cette doctrine, il y avait d’autres intentions, qui se révèlent lorsque l’on observe les comportements de Karl Marx et d’autres individus considérés comme fondateurs du communisme.

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Dans son poème Invocation d’un désespéré, Marx a parlé de son désir d’établir un nouveau système. Il écrit : « Ainsi un dieu m’a arraché ‘mon tout’[…] Et il ne me reste plus désormais que la vengeance. »

Pour se venger, Marx explique dans ce poème qu’il va « bâtir un trône dans les hauteurs », avant de poursuivre :

« Son sommet sera glacial et gigantesque,
Il aura pour rempart la terreur de la superstition,
Pour capitaine, la plus sombre agonie.
Quiconque porte vers ce trône un regard sain,
Le détournera, pâle et muet comme un mort
Tombé entre les griffes d’une mortalité aveugle et frissonnante.
Puisse son bonheur creuser sa tombe ! »

Karl Marx (Creative Commons/Wikimedia)

Marx a plusieurs écrits semblables, indiquant que son but d’utiliser le communisme n’a jamais été d’aider l’humanité, mais plutôt de se venger en quelque sorte du Ciel.

Dans sa pièce de théâtre Oulanem de 1839, dont le titre réprésente le nom inversé d’Emmanuel, nom biblique de Jésus signifiant « Dieux est avec nous »,  Marx écrit : « Perdu. Perdu. Mon heure est venue. L’horloge du temps s’est arrêtée, La maison pygmée s’est effondrée. Bientôt j’embrasserai sur mon cœur l’éternité, et bientôt je proférerai sur l’humanité d’horribles malédictions […] S’il y a quelque chose capable de détruire, je m’y jetterai à corps perdu, quitte à mener le monde à la ruine. Oui, ce monde qui fait écran entre moi et l’abîme, je le fracasserai en mille morceaux, à force de malédictions. »

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Tout comme son personnage Oulanem, Marx démontre dans ses écrits un désir de non seulement se détruire, mais aussi de détruire l’humanité.

Dans le livre The Making of Modern Economics, Mark Skousen écrit qu’un pacte avec le diable est un thème central dans Oulanem et que cette pièce « révèle un nombre de personnages violents et excentriques ». Mark Skousen souligne que « le comportement autodestructeur de Marx a été dominant durant la majorité de sa vie ».

Dans son poème Le Ménestrel de 1841, Marx écrit : « Les vapeurs infernales me montent au cerveau Et le remplissent jusqu’à ce que je devienne fou Et que mon cœur soit complètement changé. Regarde cette épée : Le Prince des ténèbres me l’a vendue. » Et il poursuit : « De plus en plus téméraire je joue la danse de la mort. »

Photos en mémoire des victimes des Khmers rouges au Cambodge; il y a énormément d’enfants. (Wiki Commons)

Une analyse de ce poème par le biographe Robert Payne, publiée en 1968 dans son livre Marx, mentionne que « ce que Marx célèbre ici est un mystère satanique, car le ménestrel est clairement Lucifer ou Méphistophélès [un démon faustien], et ce qu’il joue avec une telle frénésie est la musique qui accompagne la fin du monde ».

Il ajoute : « Marx appréciait clairement les horreurs qu’il dépeignait et nous le verrons apprécier de la même manière la destruction de classes entières dans le Manifeste du Parti communiste. C’était un homme avec une faculté étrange de se délecter des désastres. »

« Il fait très peu de doute que ces histoires interminables étaient autobiographiques », écrit Robert Payne. « [Marx] avait la vision du monde du diable et de la malfaisance diabolique. Parfois, il semblait savoir qu’il œuvrait pour le mal. »

Nonobstant à quel point étaient étranges les premières œuvres de Marx, ses affirmations et objectifs n’étaient pas si loin de la réalité qu’il a créée : un système qui, durant un seul siècle, a provoqué un nombre de morts sans précédent. Les estimations varient mais, selon les recherches combinées d’historiens, dont Aleksandr Solzhenitsyn, Jung Chang et Jon Halliday ainsi que les chiffres compilés par le Livre noir du communisme publié en 1997, ce nombre approche les 150 millions de victimes.

Campagnes de misère

Ce que Marx et Friedrich Engels ont lancé en 1848 avec le Manifeste du Parti communiste, c’est une idéologie basée sur la lutte qui, selon leurs propres mots, « abolit toute religion et toute moralité ». Ils considéraient leurs croyances comme absolues – l’apogée du progrès humain – et demandent que toutes les autres croyances soient détruites par la révolution violente.

Ils ont basé leur vision du communisme sur le concept de « matérialisme dialectique », l’idée absolue selon laquelle la lutte est la source de tout développement et la vie n’est rien d’autre que matière. Un des effets de cette croyance a été le mépris de la vie humaine par tous les dirigeants communistes.

En 1906, Vladimir Lénine a écrit dans le magazine Prolétaire qu’il envisageait la lutte armée, visant à « assassiner des gens, des chefs et des subordonnés dans l’armée et la police », ainsi qu’à saisir l’argent des gouvernements et des particuliers.

Après avoir pris le pouvoir en 1917, Lénine a mis en pratique ces concepts. Des milliers de personnes s’opposant à son régime ont été arrêtées et un grand nombre d’entre elles ont été torturées et exécutées.

Des enfants lors de la famine en Ukraine de l’ère Staline. Une très grande famine, appelée l’Holodomor, est survenue en Ukraine en 1932 et 1933. (Domaine public)

Lénine et ses partisans ont « décidé d’éliminer, par voies légale et physique, toute opposition ou résistance, même passive, à leur pouvoir absolu », explique le Livre noir du communisme.

« Cette stratégie ne s’appliquait pas seulement aux groupes ayant des positions politiques différentes, mais aussi aux groupes sociaux comme la noblesse, la classe moyenne, l’intelligentsia et le clergé ainsi qu’à des groupes professionnels comme les officiers de l’armée et la police » [tr. libre], mentionne ce livre.

Lénine avait également aboli la propriété privée, et les paysans à travers la Russie ont vu l’État s’emparer de leurs biens. Lénine avait établi des quotas stricts sur la quantité des produits alimentaires devant être confisquée ; quand il s’est rendu compte que ces quotas n’étaient pas atteints, il a donné l’ordre de saisir même les semences.

Étant donné que les paysans ne pouvaient semer de nouvelles cultures, et sans stocks de nourriture pour l’hiver, une famine créée par l’homme a affligé la Russie en 1921 et 1922. Selon le Hoover Institute, la famine a tué entre 5 et 10 millions de personnes.

Lénine était absolument ravi. Selon le Livre noir du communisme, un de ses amis s’est plus tard rappelé que Lénine « avait le courage de dire ouvertement que la famine aurait plusieurs conséquences positives ». Il affirmait qu’elle « amènerait plus rapidement au prochain stade, celui du socialisme qui suit nécessairement le capitalisme ».

« La famine ne détruirait pas seulement la foi dans le tsar, mais en Dieu également », a-t-il ajouté.

L’historien de l’ère soviétique Richard Pipes a écrit dans son livre The Unknown Lenin que Lénine avait provoqué la famine intentionnellement. « Pour l’humanité en général, Lénine n’avait que du mépris », affirme-t-il.

Des paysans se tiennent devant des restes humains. Le cannibalisme était répandu pendant la famine russe entre 1921 et 1922. (Creative Commons/Wikimedia)

Il dit que Lénine n’avait « pratiquement aucun intérêt » dans la vie des gens et qu’il « traitait la classe ouvrière de la même manière que l’ouvrier en métallurgie traite le minerai de fer ».

L’histoire s’est répétée sous Joseph Staline qui a succédé à Lénine, mort le 21 janvier 1924. Staline a régné 29 ans sur l’Union soviétique, consolidant son pouvoir par l’arrestation et l’exécution de ses opposants.

En 1929, Staline a lancé un programme sous la bannière du « collectivisme » afin de non seulement s’emparer des biens des paysans, mais aussi de leurs terres, ainsi que de détruire leur capacité à vendre leurs récoltes. Il a envoyé l’Armée rouge pour confisquer leurs biens, y compris leurs moyens de production.

Une famine a de nouveau balayé le pays. En Ukraine, entre 7 et 10 millions de personnes ont péri, selon une estimation des Nations unies publiée en novembre 2003. Au Kazakhstan, environ 1,5 million de personnes sont mortes de faim, selon le Wilson Center. Entre-temps, les paysans qui se sont opposés au programme du collectivisme de Staline ont été étiquetés de kulaks (« poings » en russe) et des milliers d’entre eux ont été arrêtés et exécutés. Staline a également profité de cette occasion pour s’attaquer à d’autres « ennemis de la révolution », dont les prêtres et les croyants.

Joseph Staline (Domaine public)

Tout comme Lénine, Staline a plus tard déclaré que son programme était un succès. Au cours de cette campagne, ainsi que de nombreuses autres campagnes qui l’ont suivie, Staline a tué entre 60 et 66 millions de personnes, estime le célèbre écrivain et historien russe Solzhenitsyn.

L’héritage sanglant de Staline a été éclipsé seulement par celui de Mao Zedong, dictateur à la tête du Parti communiste chinois. Avec un programme de collectivisme semblable, Mao a lancé son Grand bond en avant en 1958 et a également déclenché une famine qui, dans l’espace de quatre ans, a tué au moins 45 millions de personnes, selon le livre Mao’s Great Famine de l’historien Frank Dikotter.

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Le cannibalisme était courant durant cette famine. Des documents découverts par des chercheurs chinois et occidentaux, ainsi que par le Washington Post en 1994, donnent des indices de ce qui est survenu : « Dans la commune de Damiao, Chen Zhangying et son mari Zhao Xizhen ont tué et mangé Xiao Qing, leur fils de 8 ans. » « Dans la commune de Wudian, Wang Lanying ramassait non seulement les dépouilles humaines pour manger, mais il a aussi vendu deux jins [1 kg] de chair humaine en la faisant passer pour du porc. »

Tout comme Staline et Lénine, Mao a justifié ces morts, explique l’historien et auteur Harun Yahya. Mao et ses partisans considéraient que les paysans avaient été punis parce qu’ils n’obéissaient pas assez au Parti communiste chinois.

Des cadres du Parti communiste accrochent une pancarte au cou d’un Chinois pendant la Révolution culturelle. Les mots sur la pancarte indiquent le nom de l’homme et l’accusent d’appartenir à la « classe noire ». (Domaine public)

En 1957, un an avant le Grand bond en avant, Mao a lancé sa campagne des Cent fleurs, invitant les intellectuels à critiquer le régime. Il a par la suite utilisé ces critiques comme des aveux de culpabilité pour punir ces gens. Selon le livre Red Holocaust de Steven Rosefielde, Mao a étiqueté environ 550 000 intellectuels de « droitistes » – ils ont été humiliés, emprisonnés, torturés ou tués sous ses ordres.

Dans le livre Mao : The Unknown Story, les auteurs et historiens Chang et Halliday démontrent que Mao est responsable de la mort d’au moins 70 millions de personnes.

Intentions cachées

Sous les régimes communistes, avec leur idéologie de lutte, les gens devaient s’opposer les uns aux autres. Les enfants dénonçaient leurs parents, les étudiants tabassaient et torturaient leurs enseignants, les jeunes s’en prenaient aux vieux et les voisins s’attaquaient mutuellement.

Selon le livre de Richard Wurmbrand, Marx et Satan, Mikhaïl Bakounine, l’un des leaders et partenaires de Marx dans la Première Internationale, a écrit : « Lors de cette révolution, nous devrons réveiller le diable dans le peuple, éveiller les passions les plus basses […] Notre mission est de détruire et non d’édifier. »

Ce concept se manifeste clairement dans les effets du communisme, qui a tout d’abord brisé l’esprit des gens par la famine pour ensuite les étourdir avec le harcèlement et les exécutions publiques. Tout cela pour détourner les gens de leur moralité et de leurs croyances.

Selon The Great War and the Origins of Humanitarianism, 1918-1924 de Bruno Cabanes, on pouvait l’observer tout de suite après la prise de pouvoir par Lénine. Il précise dans son livre : « Ces ‘guerres de paysans’ ont déchaîné des démons des deux côtés : les communistes contre les ‘propriétaires’ et les ‘ennemis du peuple’ ; les paysans contre tous les signes de la collectivisation. »

Un homme et une femme avec des parties du corps d’enfants devant eux, qu’ils ont partiellement mangés. On estime qu’une famine en Russie entre 1921 et 1922 a tué de 5 à 10 millions de personnes. (Domaine public)

Durant la famine sous Staline, il y a eu des cas documentés de gens qui mangeaient de la chair de personnes décédées ou kidnappaient des enfants pour les manger. Si des cas semblables de cannibalisme ont été enregistrés pendant le Grand Bond en avant de Mao, cela n’a pas arrêté ce dernier qui a opposé davantage les gens les uns aux autres au cours de ses autres campagnes. Durant les dix ans de sa Révolution culturelle (1966-1976), les enfants battaient leurs parents, les étudiants arrêtaient des gens dans la rue pour les interroger sur les enseignements de Mao et les tabassaient s’ils ne répondaient pas correctement, les enseignants, les propriétaires et les intellectuels étaient pourchassés, humiliés publiquement ou tués par les Gardes rouges.

Mao se qualifiait lui-même de « surhumain », avec ses affiches et portraits tapissant toute la Chine.

La Révolution culturelle a détruit et endommagé une grande quantité d’œuvres de la culture traditionnelle chinoise, telles que les œuvres d’art, les temples, les musées et les écrits. Elle a également laissé un vide spirituel – les Chinois ont perdu le lien avec leur propre histoire et l’héritage de 5 000 ans de leur civilisation, ainsi qu’avec leurs riches traditions bouddhistes et taoïstes.

Mao Zedong à Yan’an dans les années 1930 (Creative Commons/Wikimedia)

Michael Walsh, auteur de The Devil’s Pleasure Palace, a affirmé lors d’un entretien téléphonique que les écrits de Marx sont semblables à l’histoire de Lucifer dans le Paradis perdu de John Milton. Alors que Lucifer se rend compte qu’il ne peut vaincre Dieu, il trouve un moyen de se venger en détruisant les créations de Dieu.

« C’est cette notion de transcendance que le communisme met de l’avant, mais qu’il n’a jamais atteinte. Il veut la mort et il crée la mort. La mort est le but de tout système communiste et c’est l’objectif de Satan », affirme Walsh.

« Le communisme, c’est la revanche des perdants. Cela joue sur le sentiment des gens de se sentir lésés et sur leur désir de vengeance », explique-t-il. « Marx était le plus grand des perdants. C’était un fainéant qui exploitait ses amis. Il était fou. C’est un culte de la folie, du sentiment d’être lésé et de la vengeance. »

Walsh souligne que les valeurs qui sont au cœur de la religion sont partagées dans presque toutes les sociétés à travers l’histoire, et que le communisme a ciblé cette racine humaine pour manipuler l’humanité. « Tout le monde veut être le héros de sa propre histoire », explique-t-il.

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« [Le communisme] s’appuie sur les sentiments les plus bas de l’humanité, comme la jalousie, pour inciter à la révolution – tous les jeunes veulent se révolter contre l’ordre établi – afin d’obtenir ce qu’on désire », affirme Walsh. « Si le communisme proclame ‘de chacun selon ses habiletés, à chacun selon ses besoins’, on découvre soudainement que personne n’a d’habiletés et que tout le monde a beaucoup de besoins. C’est ça la faille de ce principe. »

Le communisme a profité de l’aspiration humaine à un avenir radieux et a détruit la religion pour prendre sa place.

Une femme tibétaine condamnée lors d’une session de lutte communiste en 1958. (Creative Commons/Wikimedia)

Selon The White Nights du Dr Boris Sokoloff, en octobre 1919, Lénine a rendu visite au scientifique Ivan Pavlov, reconnu pour ses expériences sur le réflexe conditionné des animaux. Par la suite, Lénine a utilisé les méthodes d’entraînement des animaux de Pavlov pour former les gens dans le système d’éducation soviétique.

Selon Sokoloff, Lénine croyait « qu’en conditionnant ses réflexes, l’homme pouvait être standardisé et pouvait être dirigé à penser et à agir selon le modèle requis ». Lénine a dit qu’au lieu de l’individualisme, « je veux que les masses populaires de Russie suivent un modèle de pensée et de réaction communiste ».

L’impasse

À chaque endroit où les idées du communisme ont été adoptées, les religions traditionnelles ont été les premières à être ciblées. Ce fut le cas de l’Union soviétique, où l’Église orthodoxe et le catholicisme ont été réprimés, ainsi que de la Chine, où le Parti communiste chinois réprime les religions occidentales, le bouddhisme et le taoïsme.

Le Livre noir du communisme contient des estimations non officielles du nombre de morts sous d’autres régimes communistes, soit 1 million au Vietnam, 2 millions au Cambodge, 1,7 million en Afrique, 1,5 million en Afghanistan, 1 million en Europe de l’Est et 150 000 en Amérique latine. Selon ce livre, le mouvement communiste international et les partis communistes qui ne sont pas arrivés au pouvoir seraient responsables encore de 10 000 morts.

Des statues bouddhistes brûlées durant la Révolution culturelle en Chine dans les années 1960 et 1970. Les régimes communistes cherchent à détruire les cultures traditionnelles, particulièrement les religions et leurs artéfacts. (Domaine public)

Dans Marx and Satan, Richard Wurmbrand soulève une question primordiale : après l’abolition de la religion et de la culture, que reste-t-il ? La réponse est simple : il ne reste qu’un peuple dépourvu de capacité de se maîtriser et, par extension, de se gouverner. Une telle situation crée des gens qui voient dans les dirigeants le pouvoir suprême et qui ne connaissent pas d’autres idéaux que ceux propagés par l’État. Ils deviennent alors dépendants de l’État.

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L’abandon de la moralité est également à la base de la violence des dirigeants communistes et de leurs partisans dévoués. En éliminant les concepts de l’âme, du bien et du mal ou du ciel et de l’enfer, leur seule ambition était celle de leur Parti, et le concept du bien et du mal était réduit à soutenir ou à s’opposer à la révolution. En se débarrassant de l’idée que le bien apporte une récompense et le mal une punition, les leaders et les partisans du communisme ont pu commettre atrocité après atrocité.

Vladimir Lénine (Domaine public)

Richard Wurmbrand souligne qu’à la fin de sa vie, Lénine aurait déclaré : « L’État ne fonctionne pas comme nous l’avons voulu. Comment fonctionne-t-il ? Cette voiture n’obéit pas. Un homme est au volant et semble la conduire, mais la voiture ne va pas dans la direction désirée. Elle se déplace selon la volonté d’une autre force. »

Lénine a plus tard perdu la raison, mais, selon Wurmbrand, lors d’un moment de lucidité sur son lit de mort, il a confié à sa femme : « J’ai commis une grave erreur. Mon cauchemar est d’avoir le sentiment que je suis perdu dans un océan de sang des victimes innombrables. Il est trop tard pour faire marche arrière. Pour sauver notre pays, la Russie, il nous aurait fallu des hommes comme François d’Assise [un saint catholique]. Avec dix hommes comme lui, nous aurions pu sauver la Russie. »

La grande tromperie

Il y avait une blague qui circulait parmi les lecteurs du quotidien soviétique officiel La Pravda (« la vérité » en russe) : « La seule chose qui soit vraie dans l’édition d’aujourd’hui, c’est la date. »

Il s’est avéré que le communisme a été une grande tromperie, une arnaque dans l’histoire humaine.

Cette théorie est perverse et chaque fois qu’elle a été mise en pratique, elle détruisait la vie et la moralité – lors de la Commune de Paris, puis en Russie et enfin en Chine jusqu’à aujourd’hui.

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Après plus de 140 ans de communisme mis en pratique, nous pouvons certainement le juger par ses fruits, plutôt que par ses promesses.

À la lumière de ces révélations, aucun être humain raisonnable ne pourrait suivre aujourd’hui un tel chemin.

L’humanité sous le joug du « spectre du communisme », comme l’appelle Karl Marx dans son Manifeste du Parti communiste, connaîtra une délivrance lorsque celui-ci disparaîtra.

On estime que le communisme a tué au moins 100 millions de personnes, bien que ses crimes ne soient pas recensés et que cette idéologie persiste toujours. Epoch Times tâche d’exposer l’histoire et les croyances de cette doctrine, qui a servi de base à la tyrannie et à la destruction des peuples depuis son émergence. On peut trouver la série complète de ces articles dans la rubrique « Histoire cachée du communisme ».

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