L’importance pour l’Occident de ce qui se passe en Amérique

Par David Flint
12 mars 2021
Mis à jour: 13 mars 2021

Pourquoi, de tous les pays, les États-Unis sont-ils aujourd’hui le centre mondial de la pensée néo-marxiste ?

On observe actuellement une succession sans fin de dogmes néo-marxistes émanant principalement de l’Amérique. Ils visent à saper la religion, la famille, la propriété privée, l’État de droit, les élections honnêtes et équitables ainsi que les fondements de la société américaine, y compris sa Constitution. Aucun dogme ne doit être considéré individuellement, leur objectif global est de faire tomber l’Amérique comme première puissance occidentale et, par conséquent, l’Occident tout entier. Le résultat probable et bien planifié est que l’État-parti chinois remplira le vide.

Jusqu’à l’attaque japonaise sur Pearl Harbour en 1941, les États-Unis étaient réticents à accepter le rôle de leader politique mondial, bien que cela découlait à l’époque de leur domination économique, militaire et culturelle croissante.

Le concept même de la création des États-Unis était fondé sur les valeurs judéo-chrétiennes et sur la croyance fondamentale que tous les êtres humains sont créés égaux, qu’ils sont dotés par leur Créateur de certains droits inaliénables et que, pour garantir ces droits, des gouvernements sont institués par les gens qui leur accordent le droit de gouverner. C’est ce qui forme les fondements de la société américaine. Il est vrai qu’en étant humaines, les autorités américaines avaient appliqué ces principes de manière imparfaite, et elles en ont payé le prix d’une guerre civile sanglante menée pour empêcher une sécession et mettre fin à l’esclavage.

Depuis longtemps, les idées qui étaient à la mode à New York, à Hollywood ou à San Francisco se propageaient assez rapidement dans tout l’Occident, en particulier dans le monde anglo-saxon. Toutefois, ce qui émane aujourd’hui des élites américaines n’est plus nécessairement conforme aux fondements de la société américaine, mais de plus en plus aux dogmes néo-marxistes.

Il y a au moins trois raisons pour lesquelles l’Amérique est en train de se transformer en un centre important de la pensée néo-marxiste.

Le premier facteur est le déclin de la religion, accéléré par un « establishment » politique et judiciaire de plus en plus antireligieux.

Cela a conduit à l’affaiblissement du rôle des valeurs judéo-chrétiennes et de celles qui ont servi de fondement de la création de la société américaine. À la suite de ce déclin, les êtres humains ne sont pas devenus plus sages ni plus rationnels. Comme a dit le célèbre écrivain anglais GK Chesterton : « Lorsque l’homme cesse de croire en Dieu, ce n’est pas qu’il ne croit en rien. C’est qu’il est prêt à croire en n’importe quoi. »

L’être humain semble programmé pour croire ; en effet, croire fait partie de notre nature. Mais si l’on supprime Dieu, il est trop souvent remplacé par des pseudo-dieux et des croyances primitives et souvent insensées. Dans ce contexte, l’approche traditionnelle de l’extrême gauche consistait à offrir un engagement en faveur du socialisme – ceci, par exemple, en suivant les lignes directrices du Manifeste du Parti communiste de Karl Marx, actuellement peu lu. Alors on lui a ajouté des dogmes apparemment « indépendants » et ainsi plus digestes, tels que les « théories du genre » ou la « théorie critique de la race ».

Habituellement, ces dogmes sont d’abord perçus comme ridicules, mais l’influence de l’establishment néo-marxiste fait en sorte qu’ils commencent à être largement connus et mis en œuvre. C’est seulement alors que l’on commence à se rendre compte que derrière tout cela se cache un objectif important et sinistre. Par exemple, on craint aujourd’hui que l’un des premiers décrets proclamés par le président américain Joe Biden – le décret qui met en application les théories du genre en autorisant les hommes biologiques à s’identifier comme des femmes – ne détruise le sport féminin ainsi que la sécurité des espaces privés réservés aux femmes.

Le deuxième facteur concerne ceux qui, par appât du gain, se joignent volontiers aux « vrais croyants » du vaste « front uni » néo-marxiste. Ce sont les compagnons et successeurs de ceux que Lénine appelait « idiots utiles ». Selon la phrase également attribuée à Lénine, ils sont toujours prêts à vendre la corde avec laquelle les communistes vont les pendre.

Ce que Pékin offre aujourd’hui est bien plus attrayant que tout ce que Lénine n’a jamais pu offrir. Les communistes chinois dévoilent régulièrement une véritable corne d’abondance, une richesse qui éblouit les élites occidentales – industrielles, politiques, universitaires, culturelles, médiatiques et sportives. Cette richesse reste séduisante même lorsqu’on se rend compte que le prix à payer est l’inévitable déclin de l’Occident, et que ceux qui tombent dans ce piège en deviennent captifs. Car les conditions de l’offre du Parti communiste chinois (PCC) sont évidentes : « Nous pouvons vous rendre riche, mais attention. Nous pouvons aussi bien tout vous retirer. »

Le troisième facteur est la « longue marche des néo-marxistes à travers les institutions », surtout à travers des écoles, des collèges et des universités. Cela se produit trop souvent sans que les autorités conservatrices ne s’en aperçoivent. Et cela garantit l’existence d’une partie de la population toujours croissante et réceptive qui, après une génération, ne connaîtra probablement pas grand-chose d’autre que les idées de gauche. Ce phénomène correspond à ce que l’on appelle la loi O’Sullivan, du nom du journaliste britannique proche de Margaret Thatcher. Cette loi stipule que toute organisation ou entreprise qui n’est pas délibérément de droite deviendra de gauche avec le temps. Si l’on y ajoute l’argent de l’État-parti chinois, le déclin de la religion et des valeurs traditionnelles, alors l’attraction de la gauche néo-marxiste devient irrésistible pour les nouvelles générations.

Exemples de dogmes

J’ai récemment fait face au dogme néo-marxiste de la théorie critique de la race – ceci après avoir partagé mon point de vue que Trump a réussi, en un seul mandat présidentiel, à inverser le déclin des États-Unis – non seulement sur le plan économique, mais aussi sur le plan idéologique et moral. Une attaque émotionnelle qui a suivi mes conclusions s’est terminée par l’une des accusations par défaut désormais standard : « Espèce d’abruti raciste ». Elle était curieusement inappropriée, étant donné mes origines eurasiennes.

La théorie critique de la race n’est qu’un des nombreux mythes qui se sont propagés à partir des universités américaines. Son plus fervent défenseur est le Parti démocrate américain qui, par le passé, a fortement soutenu l’esclavage, puis la ségrégation. Ce parti est dirigé aujourd’hui par le président Joe Biden, qui a lui-même émergé en tant que sénateur ségrégationniste réputé et qui a déclaré, lors de sa récente campagne électorale, que tout Afro-Américain qui ose ne pas voter pour lui n’est pas un Noir.

Ce mythe, ainsi que d’autres mythes semblables, fait partie de l’arsenal néo-marxiste conçu pour détruire la civilisation occidentale. Le complot de la cabale des « personnes importantes » – et dont l’idée est ridiculisée par ces mêmes « personnes importantes » afin de dissimuler leurs intentions – est en fait un « groupe de travail » du front uni des néo-marxistes et milliardaires qui a été évoqué il y a peu de temps par le magazine TIME. Son objectif n’était pas seulement de se débarrasser de Trump, mais de s’assurer également qu’aucun autre « outsider » n’ose plus jamais enlever le pouvoir au marais élitaire américain. Ce qui unit cette cabale, c’est la véritable corne d’abondance et le paradis marxiste offerts par Pékin, même si le prix à payer est le déclin des États-Unis et de l’Occident tout entier.

Pseudo-scientifiques, tous ces mythes sont glissés dans les programmes éducatifs par nos établissements d’enseignement contrôlés par les néo-marxistes, peu importe le parti au pouvoir. Une sorte de Newspeak (néoparler) – le langage décrit dans le fameux roman 1984 de George Orwell – est généralement utilisé pour limiter le discours par le cadre de pensées et de termes approuvés. Ainsi, l’utilisation du terme « genre » au lieu de « sexe » permet de reconnaître que le fait d’être un homme ou une femme n’est pas déterminé à la naissance. Que c’est une question de choix. Cela peut mener à de graves conséquences, comme dans le cas où le président Biden, d’un trait de plume, a détruit le sport féminin américain ainsi que la sécurité des toilettes des femmes, etc.

La résistance à ces mythes est punie – sinon par la loi, alors par les médias sociaux – membres importants de la cabale des conspirateurs mentionnée par TIME.

Le mythe principal d’aujourd’hui est la théorie discréditée d’un réchauffement climatique catastrophique. Puisque ce réchauffement catastrophique s’attardait à venir, le Newspeak utilise maintenant le terme de substitution – « changement climatique ».

Comme l’a confié un fonctionnaire de l’ONU lors d’un moment de franchise, le véritable objectif du dogme du réchauffement climatique est d’imposer un modèle socialiste mondial. Bien que l’État-parti chinois, le premier pollueur mondial, ait promis de réduire éventuellement à zéro ses émissions de gaz à effet de serre (en commençant à les abaisser seulement à partir de 2030), tout comme il promet de ne pas commettre de génocide, Pékin peut bien se réjouir en observant l’effet sur les économies occidentales de la réduction des sources d’énergie conventionnelles. En même temps, en 2020, la Chine a construit au moins trois fois plus de nouvelles capacités de centrales au charbon que tous les autres pays réunis.

Le Parti communiste chinois a deux approches aux dogmes néo-marxistes d’origine américaine. Soit il les soutient, soit il ignore ceux qui ne présentent aucun avantage pour lui, y compris probablement les théories du genre, en se rendant bien compte que cela contribuera à l’affaiblissement de l’Occident.

Ces dernières années, l’opposition de loin la plus forte et la plus efficace à la propagation des dogmes néo-marxistes a été mise en place par Donald Trump. En un seul mandat présidentiel, il a réussi à arrêter l’offensive et faire reculer le front uni néo-marxiste.

Cela donne l’exemple aux Américains et aux autres Occidentaux que la seule réponse à ce front uni est de lui résister en toute légalité et pacifiquement.

C’est pourquoi la cabale des conspirateurs mentionnée par TIME a utilisé tous les moyens pour se débarrasser de Trump. Toutefois, leur tentative de s’assurer qu’il ne pourrait pas revenir et qu’aucune autre personne ne tenterait de le suivre a échoué.

Avec une réaffirmation des vraies valeurs, et seulement avec cela, le meilleur est encore à venir.

David Flint est professeur émérite de droit et ancien président du Conseil de la presse australienne et de l’Autorité australienne de radiodiffusion.

Les opinions exprimées dans cet article sont celles de l’auteur et ne reflètent pas nécessairement celles d’Epoch Times.

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