États-Unis : l’imposture russe, alléguée depuis deux ans, est sur le point d’être mise au grand jour

Par Brian Cates
24 septembre 2018
Mis à jour: 30 novembre 2020

Comme il l’avait laissé entendre à maintes reprises, le 17 septembre, le président Donald J. Trump a ordonné au Bureau du directeur du renseignement national (ODNI), au département de la Justice (DOJ) et au FBI de déclassifier de nombreux documents liés à l’enquête du FBI, baptisée « Crossfire Hurricane », et de les communiquer au public entièrement non censurés.

Ces documents sont :

1. La demande du FISA qui a été utilisée pour espionner le conseiller de campagne de Trump, Carter Page.
2. Les formulaires d’entrevue du FBI détaillant des entrevues approfondies avec Bruce Ohr, fonctionnaire du ministère de la Justice (MJ).
3. Tous les rapports d’entrevues du FBI au sujet des demandes de mandat du FISA avec Carter Page.
4. Tous les messages textes des principaux responsables du MJ/FBI impliqués dans l’enquête de contre-espionnage sur l’enquête « Crossfire Hurricane » : James Comey, Andrew McCabe, Peter Strzok, Lisa Page et Bruce Ohr

Le 18 septembre,les quatre membres démocrates du Gang des Huit (en anglais: Gang of Eight) ont envoyé une lettre au directeur du renseignement national, Dan Coats, au sous-procureur général Rod Rosenstein et au directeur du FBI, Christopher Wray, leur demandant de défier l’ordre de déclassification de Trump.

Dans une tactique dilatoire évidente, les démocrates ont exigé dans la lettre qu’ils soient pleinement informés de toutes les censures omises de ces documents. Cela n’a aucun sens car le Gang des huit a vu tous les documents SpyGate non censurés il y a longtemps. Il n’est pas nécessaire que l’ODNI leur donne de multiples séances d’information sur ce qui ne sera pas censuré et qu’ils transmettent ensuite les documents à la Maison-Blanche pour examen avant qu’ils ne soient rendus publics.

Depuis des mois, les démocrates se sont livrés à un stratagème les contraignant à marcher sur la corde raide. Au fur et à mesure que d’autres informations devenaient publiques, ne montrant aucune collusion entre la campagne Trump et le gouvernement russe, ils ont prétendu que c’était parce que les preuves réelles montrant que M. Trump avait volé les élections de 2016 avec l’aide de Russes malfaisants étaient cachées derrière la censure que le public n’avait pas encore vue.

Pourquoi les démocrates sont-ils si déterminés à cacher ces informations au public ? Parce qu’ils savent que le récit de la collusion électorale entre le président Trump et la Russie est basé sur une imposture. Et ils le savent depuis plus d’un an et demi.

Comme je l’ai dit dans une chronique précédente, tout cela a commencé comme un sale tour politique lorsque la campagne d’Hillary Clinton a engagé Fusion GPS pour créer ce qui est devenu connu sous le nom de « Dossier Steele ». Le dossier contient de fausses allégations de collusion entre M. Trump et la Russie, fondées sur des récits de seconde et de troisième main censés avoir été recueillis auprès de fonctionnaires russes anonymes de l’ombre.

L’information contenue dans le dossier Steele a ensuite été présentée à la Cour de surveillance du renseignement étranger (FISC, aussi appelée FISA Court) pour obtenir un mandat d’espionnage sur Carter Page – qui a probablement été utilisé par extension, en vertu de la règle du deux-hop [cerner une cible à deux bonds de la personne visée], pour espionner d’autres membres de la campagne Trump également. Le FISC a été laissé dans l’ignorance par le FBI et le Département de justice sur les origines louches de l’information et que c’était financé par une campagne politique.

Quand la vérité sur le dossier Steele a commencé à sortir, soudain un nouveau contre-narratif a été lancé dans lequel il a été affirmé que la figure mineure de campagne Trump, George Papadopoulos, ivre dans un bar en conversation avec le diplomate australien Alexander Downer, aurait été le véritable déclencheur de l’enquête. Tant les démocrates au Congrès que les journalistes ont défendu ce nouveau récit alternatif pendant des mois. Et la plupart des personnes les plus importantes impliquées dans cette nouvelle narration savaient depuis le début que c’était faux.

Non seulement les démocrates savent qu’ils alimentent un récit, au départ à 100 % faux à la base depuis plus de 2 ans, et que cela est sur le point d’être dénoncé, mais de plus, les principaux médias le savent aussi.

Tout porte à croire que des membres importants des médias grand public du New York Times et d’ailleurs ont déjà vu l’entier mandat non censuré du FISA à l’égard de Carter Page il y a plus d’un an.

Le 17 mars 2017, le Comité spécial du Sénat sur le renseignement (parfois appelé SSCI) [une commission permanente du Sénat des États-Unis dédiée à la surveillance de la communauté du renseignement américain] a reçu du ministère de la Justice la copie de 82 pages du mandat de la Cour de FISA qui a été accordé pour permettre la surveillance du citoyen américain Carter Page.

Le même jour, James Wolfe, agent de sécurité de la SSCI, chargé de traiter tous les documents classifiés que le comité reçoit, a envoyé exactement 82 textos à un journaliste du New York Times. Cette information figure dans l’acte d’accusation contre James Wolfe, qui a été descellé le 7 juin.

Ce journaliste, désigné comme « REPORTER n° 2 » dans la mise en examen de M. Wolfe, était le désormais tristement célèbre Ali Watkin, qui à l’époque travaillait pour le journal dans le dossier de la sécurité nationale.

Il semblerait que M. Wolfe aurait pris une photo de chaque page du mandat et l’aurait envoyée à Ali Watkins, une par une, par texto.

Plus tard, le mandat du FISA dans l’affaire Carter Page a été rendu public, mais seulement sous une forme très fortement censurée. Au total, 34 pages de ce communiqué ont été entièrement censurées, du haut en bas de la page.

Il est peu probable que M. Wolfe ait envoyé à M. Watkins 34 photos de pages entièrement censurées.

De plus, les membres de la SSCI ont les cotes de sécurité les plus élevées. Il est donc très peu probable que la version du mandat de la Cour du FISA qu’ils ont reçue ait été censurée.

Cela signifie qu’il est fort probable que M. Wolfe ait transmis à M. Watkins une copie non censurée du mandat du FISA de Carter Page.

Et si c’est ce qui s’est passé, il n’y a aucune raison de penser que le New York Times se soit assis dessus et ne l’ait pas partagé avec d’autres médias d’information.

Cela signifierait que les hauts responsables des médias grand public savent depuis au moins un an et demi que tous leurs reportages sur la collusion entre Trump et la Russie sont basés sur un canular. Ils savent depuis plus de 18 mois ce que comporte le mandat du FISA. Ils savaient la vérité sur la façon dont l’enquête Crossfire Hurricane a été déclenchée. Et ils ont délibérément choisi de vendre de fausses nouvelles au public américain au lieu de rapporter ce qu’ils savaient être les faits réels.

Le public américain est sur le point de voir clairement à quel point les démocrates au Congrès et leurs porte-parole dans les médias leur ont menti.

N’ayez pitié ni des démocrates menteurs du Congrès ni de leurs compagnons de route dans les faux médias d’information. Ils méritent tout ce qui va leur arriver.

Brian Cates est un écrivain du sud du Texas et l’auteur de Nobody Asked my Opinion… But Here is it Anyway ! (personne ne m’a demandé mon avis… mais le voici quand même !).

 

Références :

– CARLSON, Jeff (consulté le 23 septembre 2018), « Donald Trump ordonne une déclassification exhaustive des documents d’enquête sur la Russie », sur le site d’Epoch Times Paris, (en ligne), https://www.epochtimes.fr/trump-ordonne-declassification-exhaustive-documents-denquete-russie-502666.html

– CATES, Brian (consulté le 23 septembre 2018), « Pour la collusion, regardez du côté d’Hillary Clinton », sur le site d’Epoch Times Paris, (en ligne), https://www.epochtimes.fr/collusion-regardez-cote-dhillary-clinton-458923.html

– Le Gang des Huit (en anglais: Gang of Eight) : https://en.wikipedia.org/wiki/Gang_of_Eight_(intelligence)

– Mise en examen de James Wolfe : https://int.nyt.com/data/documenthelper/-wolfe-james-indictment-june-2018/2070aa7c6188a1042901/optimized/full.pdf#page=1

– PELOSI, Nancy, Chuck Schumer, Adam Schiff, Mark Warner (Consulté le 21 septembre 2018), « Pelosi, Schumer, Schiff, Warner Write Letter to ODNI Director Coats, DAG Rosenstein and FBI Director Wray on President Trump’s Decision to Release Highly Classified Information Related to Special Counsel’s Investigation », communiqué de presse, sur le site Nancy Pelosi : Democratic leader, (en ligne), https://www.democraticleader.gov/newsroom/91818/

 

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Les opinions exprimées dans cet article sont celles de l’auteur et ne reflètent pas nécessairement celles d’Epoch Times.

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