« L’insécurité » est liée à « l’immigration sauvage », affirme Marine Le Pen

Par Epoch Times avec AFP
18 janvier 2020
Mis à jour: 18 janvier 2020

Marine Le Pen, venue soutenir samedi les onze candidats de son parti aux municipales en Seine-et-Marne, a mis l’accent sur la sécurité, priorité du RN à ce scrutin, dénonçant une « insécurité » qu’elle lie à « l’immigration sauvage ».

« L’insécurité explose » et « est liée directement à l’immigration sauvage. (…) Il faut donc régler ces deux problèmes ensemble », a déclaré la présidente du Rassemblement national lors d’un point de presse à Nangis, aux côtés du candidat RN dans cette ville de 8.600 habitants, Aymeric Durox, soutenu par le petit parti conservateur CNIP.

Le bilan d’Emmanuel Macron dans ce domaine est selon Mme Le Pen « calamiteux. La violence gratuite explose partout dans des proportions qui nous font revenir (…) 40 ans en arrière », tandis que les maires « font preuve d’une forme de laxisme ».

Sur l’immigration, qui n’est pas une compétence municipale, elle a invité les candidats RN, une fois élus, à agir néanmoins sur « le regroupement familial » et « les délivrances de certificats d’hébergement ».

M. Durox propose de « s’occuper personnellement » de la sécurité dans la ville, sans adjoint dédié, d’augmenter le nombre de policiers municipaux et de les armer davantage. « La peur doit changer de camp », avait-il dit dimanche à la convention du RN sur les municipales.

La cheffe du RN, qui a confirmé jeudi sa candidature à la présidentielle, a aussi plaidé pour « une politique volontariste de l’État » en faveur d’un « rééquilibrage des territoires pour faire vivre des petites villes ou des villes moyennes et désengorger les métropoles ».

Pour Mme Le Pen, ces élections « sont très à l’image de l’exécutif » où « on s’allie pour des raisons de circonstances ». Le parti de droite LR et le parti présidentiel LREM « pensent la même chose », selon elle, et deviennent « Les Républicains En Marche ».

Devant le local du RN où se tenait le point de presse, un militant RN a réclamé « la France aux Français » pendant que quelques habitants ont exprimé leur « ras-le-bol » de Macron.

Un commerçant de la ville, Christophe Chiff, qui s’affiche « de gauche », assure que Nangis est « une ville très paisible » après 23H00. « Tout ce qu’ils veulent, c’est faire peur aux gens ».

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