L’Italie s’engage sur la nouvelle route de la soie : une ceinture, une route… un virus

Par Brian Cates
23 mars 2020
Mis à jour: 24 mars 2020

Alors que le monde entier se bat contre la pandémie du virus de Wuhan, tous les yeux sont fixés sur l’Italie où ce virus fait les ravages les plus terribles. Le nombre de décès en Italie attribuable à ce virus dépasse aujourd’hui le chiffre « officiel » avancé par les autorités communistes chinoises.

Au 23 mars, la Chine a officiellement reconnu un total de 3 270 décès attribuables à la maladie appelée COVID-19, tandis que le bilan de l’Italie a largement dépassé ce chiffre – 5 476 décès – et augmente rapidement.

Un autre pays parmi les plus touchés est l’Iran, qui annonce 1 685 morts, bien que, comme pour la Chine, il y a de bonnes raisons de croire que le régime iranien cache les vrais chiffres. L’Espagne et la France ont également été profondément touchées, avec respectivement 1 772 et 674 morts.

Même si on considère que les chiffres soumis par la Chine administrée par le Parti communiste chinois (PCC) et par l’Iran sont en réalité probablement beaucoup plus élevés que ce qui a été rapporté – on sait qu’on ne peut pas faire confiance aux données de ces régimes – l’impact de cette catastrophe sur l’Italie est vraiment frappant. Bien que les chiffres de l’Italie soient fiables, tout comme ceux de l’Espagne et de la France, la disparité entre ces pays est énorme : 5 476 cas de décès contre 1 772 et 674.

Alors la question se pose tout de suite : pourquoi l’Italie, un pays libre et démocratique, a-t-elle un nombre de morts aussi élevé à cause du virus que de nombreux Chinois appellent aujourd’hui « virus du Parti communiste* » ?

En effet, pourquoi l’Italie ?

Le cas de l’Italie a récemment fait l’objet de nombreux commentaires et spéculations, principalement axés sur le vieillissement de la population ou sur la qualité des soins de santé disponibles.

En fait, la principale raison pour laquelle l’Italie se trouve aujourd’hui au centre du pire de cette pandémie n’est pas une population âgée importante ni des soins médicaux de qualité inférieure. Elle peut se résumer en un mot : mondialisme.

L’élite politique italienne a commis deux grandes erreurs.

La première erreur a été de permettre une énorme migration de Chinois dans le pays. On estime aujourd’hui à 320 000 le nombre de Chinois vivant en Italie, dont beaucoup en clandestinité dans le nord du pays où le virus du PCC a été particulièrement néfaste (leur nombre réel pourrait être bien plus élevé, car le trafic d’êtres humains est en plein essor).

La deuxième erreur de l’Italie a été de devenir le premier pays du G7 à se joindre à l’initiative chinoise « Belt and Road Initiative – BRI » (initiative « ceinture et route » ou « une ceinture, une route »), souvent qualifiée de « nouvelle route de la soie ». C’est un titanesque programme d’investissement qui prévoit la création d’une immense « ceinture » terrestre par rail et route en Asie et en Europe, doublée d’une « route » maritime, permettant à la Chine de se relier aux marchés d’Asie-Pacifique et d’Europe ainsi que d’Afrique et d’Amérique latine.

L’État-Parti chinois utilise la BRI dans des pays comme l’Italie en tant que moyen d’étendre son influence économique et politique à l’ensemble de l’Asie et de l’Europe et, éventuellement, au reste du monde, en installant graduellement sa domination mondiale.

Ouvrir la porte à la pandémie

Tracy Beanz, analyste du site d’investigation UncoverDC.com, a récemment publié un remarquable rapport intitulé « Pourquoi l’Italie ? ». Il examine en profondeur les raisons pour lesquelles l’Italie est si rapidement devenue le pays le plus vulnérable au virus de Wuhan et à ses effets dévastateurs.

Dans son rapport, Mme Beanz cite plusieurs articles de presse datant d’il y a plusieurs années, dans lesquels la migration massive de la Chine vers l’Italie, qui a duré des décennies, est présentée sous un angle généralement positif – par exemple, l’article paru en septembre 2010 dans le New York Times intitulé « Chinese Remake the ‘Made In Italy’ Fashion Label (Les Chinois font renaître le label de mode ‘Made In Italy’) ».

Il y a exactement un an que l’accord économique dans le cadre de la BRI a été finalisé entre le régime chinois et le gouvernement italien.

Aujourd’hui, il semble qu’un titre plus précis pour une telle politique italienne serait « La nouvelle route de la soie : une ceinture, une route… un virus ».

Toutefois, le résultat le plus important de la pandémie provenant de la Chine est le fait qu’elle amène de nombreux dirigeants du monde entier à réévaluer leurs relations, tant économiques que diplomatiques, avec le Parti communiste chinois.

Le monde commence à s’éveiller à la menace mondialiste du régime chinois

La pandémie a fait prendre conscience à beaucoup de gens du danger direct et très réel d’être dépendant du régime de Pékin pour des produits et services vitaux tels que l’équipement médical, les médicaments pouvant sauver la vie et les produits électroniques essentiels.

Au cours des dernières décennies, la mondialisation a été vendue par notre élite politique comme un concept merveilleux aux effets très positifs ; elle a été présentée, en outre, comme un phénomène inévitable de notre avenir. Cependant, on s’est aperçu que la sous-traitance de l’infrastructure médicale vitale et de la sécurité nationale de votre pays par ce qui pourrait être en fait une puissance étrangère hostile comporte des dangers et des pièges bien réels.

Ces dernières années, avant le déclenchement de la pandémie, le régime chinois avait certainement donné pas mal d’exemples de comportement nocif – bien suffisant pour amener tout dirigeant et législateur occidental responsable à remettre en question la politique de la sous-traitance de leurs infrastructures vitales en Chine.

Seulement au cours de l’année dernière, avec la suppression brutale des manifestations de Hong Kong, suivie de la révélation des camps de concentration massifs créés en Chine pour les Ouïghours, l’administration Trump avait encore plus de raisons pour devenir la première administration occidentale à chercher des moyens de dissocier son pays de la dépendance économique et infrastructurelle vis-à-vis de la Chine.

Même certains leaders des démocrates américains, qui étaient à l’avant-garde du soutien du programme mondialiste pendant les années des présidents Bush et Obama, ont compris qu’il était sage de se tenir à l’écart du PCC en ce qui concerne les infrastructures américaines vitales.

Une dure vérité émerge : l’État-Parti chinois est une puissance étrangère hostile

Si, de novembre 2019 à janvier 2020, le gouvernement totalitaire chinois avait été honnête avec le reste du monde, le virus de Wuhan aurait pu être contenu en Chine.

Au lieu de cela, même à la mi-janvier, le régime continuait de mentir à l’Organisation mondiale de la santé, qui transmettait de fausses informations aux pays occidentaux. C’est dans cette période que les autorités chinoises essayaient désespérément de cacher la vérité en arrêtant et en emprisonnant des médecins et des lanceurs d’alerte qui révélaient la réalité de la situation.

Par la suite, le régime s’est engagé dans une campagne de désinformation exaspérante essayant de mettre en doute les origines chinoises du virus, suivie d’une menace de refuser de livrer aux États-Unis les médicaments fabriqués en Chine et utilisés contre ce virus.

Ces démarches ne peuvent pas être considérées comme des actions d’un gouvernement amical. Ce ne sont certainement pas les actions d’un partenaire commercial de confiance.

L’État-Parti chinois est en fait une puissance étrangère hostile à de nombreux pays du monde et il est grand temps que les gouvernements commencent à le traiter de manière appropriée.

* – Epoch Times qualifie également le nouveau coronavirus, à l’origine de la maladie COVID-19, de virus du Parti communiste chinois, car la dissimulation et la mauvaise gestion du PCC ont permis au virus de se propager dans toute la Chine et de créer une pandémie mondiale.

Les opinions exprimées dans cet article sont celles de l’auteur et ne reflètent pas nécessairement celles d’Epoch Times.

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