Loi de bioéthique: « La traçabilité des organes est impérative et fondamentale »

Par Epoch Times
18 septembre 2019 Mis à jour: 18 septembre 2019

L’examen du projet de loi de bioéthique passera en examen le 24 septembre à l’Assemblée nationale. Le projet de loi a reçu en commission quelques 2.000 amendements, un nombre qui devrait être encore plus conséquent en séance. 14 nouveaux amendements concernent la traçabilité des transplantations d’organes pour les patients français allant se faire opérer à l’étranger – notamment dans des pays où la marchandisation du corps humain a atteint des niveaux catastrophiques.

Promesse de campagne d’Emmanuel Macron, l’extension de la PMA aux couples de lesbiennes et femmes célibataires, a occupé une large partie des débats sur le projet de loi de bioéthique à l’Assemblée, laissant moins de place à des questions éthiques plus fondamentales comme la marchandisation des corps humains et le trafic d’organes.

D’après les statistiques officielles de l’Agence de Biomédecine, près de 400 personnes « disparaissent » chaque année des listes d’attente d’organe en France. Des malades qui n’ont pas été transplantés, qui ne sont pas décédés mais qui sortent magiquement des statistiques. Où sont passés ces patients ?

Mais les pays proposant ce type de transplantation d’organes ne respectent pas les mêmes normes éthiques que la France, pas du tout. Certains, comme la Chine, s’appuient sur des prélèvements forcés d’organes, où des prisonniers de conscience sont assassinés lors de la transplantation. Les chiffres de ce tourisme de transplantation d’organes depuis 20 ans sont effarants.

À propos de ces 14 amendements ajoutés à la loi de bioéthique, Messieurs Bertrand Panché, député de la Meuse et Eric Diard, député des Bouches-du-Rhône, ont été interviewés par NTD le 11 septembre.

Propos recueillis par NTD

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