Loire-Atlantique : un couple demande à deux jeunes « déchainés » de cesser leurs rodéos, il se fait passer à tabac

Par Séraphin Parmentier
16 octobre 2020
Mis à jour: 16 octobre 2020

Une altercation opposant un couple à deux individus connus pour des nuisances sonores régulières en quad et en moto a dégénéré.

Les faits se sont déroulés le dimanche 11 octobre au Pin, un petit village rural de 750 habitants établi à une soixantaine de kilomètres au nord-est de Nantes.

En fin d’après-midi, une violente rixe a opposé deux jeunes hommes d’une vingtaine d’années circulant en quad et en motocross à Jean-Sébastien Evrard et sa femme, un couple du village.

« Ces deux personnes connues de la mairie et des services de gendarmerie pourrissent la vie de ce village et terrorisent tout le monde depuis des mois », a expliqué M. Evrard dans un communiqué Sauvagerie ordinaire.

« Ces deux jeunes sont en effet connus pour faire du bruit dans la commune. Ils ont déjà été contrôlés pour cela », abonde un officier de la compagnie de gendarmerie d’Ancenis cité par nos confrères de L’Éclaireur de Châteaubriant.

« Les deux jeunes m’ont roué de coups, surtout au visage »

Dimanche dernier, Jean-Sébastien Evrard et son épouse Chrystelle croisent les deux individus alors qu’ils rentrent d’une balade. Juchés sur leurs engins, les deux Pinois « déchainés » roulent à vive allure et multiplient les comportements dangereux, faisant notamment des roues arrière.

M. Evrard décide de profiter de l’occasion pour « leur dire en face que ce bordel devait cesser ».

« Sauf que, contre toute attente, le pilote du quad a donné un coup de pied dans le ventre de mon épouse. Je me suis interposé en repoussant l’individu et tout a basculé. Les deux jeunes m’ont roué de coups, surtout au visage, coups de pied, de poing… tout cela devant une dizaine de témoins », ajoute le quadragénaire dans son communiqué.

Craignant pour la vie de son époux, Chrystelle Evrard se précipite alors sur l’un des agresseurs et le blesse au niveau du coup avec ses clés.

Les Pinois qui assistent à la scène, « essentiellement des personnes assez âgées » selon le témoignage de Jean-Sébastien Evrard dans les colonnes de L’Éclaireur de Châteaubriant, sont sous le choc. L’un d’entre eux finit toutefois par alerter les gendarmes tandis que le couple parvient à se mettre à l’abri chez une voisine.

Quelques instants plus tard, les deux frères reviennent pourtant à la charge, accompagnés de leur père et de deux autres comparses. Ils font « le siège de la maison » où le couple s’est réfugié, « tentant de défoncer la porte », sans succès.

« Ils ont aussi profité du fait que j’avais laissé ma voiture ouverte pour me voler mes papiers », souligne Jean-Sébastien Evrard auprès du journal local.

Après un passage aux urgences de l’hôpital d’Ancenis, le couple a déposé plainte le lendemain de l’agression.

Le père des deux jeunes impliqués conteste la version du couple

Le père des deux jeunes Pinois impliqués dans la rixe affirme de son côté que la version de M. Evrard et de sa femme est fausse. D’après L’Éclaireur de Châteaubriant, il aurait déposé plainte à son tour contre le couple et plusieurs témoins de la scène « pour dénonciation calomnieuse ».

« Mes fils vont aller porter plainte aussi pour agression avec arme. La femme a donné à l’un un grand coup à la tête, au cou et sur l’oreille avec ses clés. Il était en sang ! Ils vont aussi porter plainte pour mise en danger d’autrui car le type s’est jeté devant l’un d’eux sur la route pour l’obliger à s’arrêter, au départ », indique le père des deux protagonistes concernés.

Selon L’Éclaireur de Châteaubriant, le rapport des gendarmes fait pour sa part état de « violences réciproques » et précise que les différents participants à la rixe ont échangé des coups. Les investigations se poursuivent.

« Je sais que les suites judiciaires seront sans effet »

Dans le communiqué qu’il a publié dès le lendemain des faits, Jean-Sébastien Evrard n’a pas hésité à partager sa colère et son désarroi.

« […] Ils avaient l’impression d’être intouchables, au-dessus des lois, malgré la présence de nombreux témoins rien ne pouvait stopper leur comportement barbare », explique l’ancien reporter-photographe de l’AFP et du Parisien.

« […] Même en déposant plainte, je sais que les suites judiciaires seront sans effet », ajoute-t-il avec dépit.

« […] Cette société se délite petit à petit, on accepte doucement l’inacceptable et ce qui se produit régulièrement dans nos métropoles contamine aujourd’hui nos campagnes, nul n’est à l’abri de ce genre d’individus. On parle beaucoup ‘d’ensauvagement’ de la société française, un grand mot pour certains, mais pourtant une triste réalité […] », conclut le quadragénaire.

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