Loire : une femme voilée poignardée en pleine rue sous les yeux de son mari et de leurs deux enfants

Par Séraphin Parmentier
12 septembre 2019 Mis à jour: 12 septembre 2019

La victime a été transportée à l’hôpital dans un état grave tandis que l’agresseur, fortement alcoolisé, était maîtrisé par deux gendarmes.

Les faits se sont déroulés dans la soirée du 11 septembre à Sury-le-Comtal, une commune d’environ 6500 habitants située à 25 kilomètres de Saint-Étienne.

Vers 18h30, un homme de 59 ans s’est approché d’une mère de famille voilée âgée d’une vingtaine d’années qui se trouvait dans la rue en compagnie de son mari et de leurs deux enfants avant de se jeter sur elle et de lui asséner plusieurs coups de couteau.

D’après Le Parisien, la victime « a été grièvement blessée au cou, au sternum et dans le dos ». Quelques minutes plus tard, deux gendarmes de la brigade d’Andrézieux-Bouthéon ont maîtrisé l’agresseur, fortement alcoolisé au moment des faits, en utilisant un pistolet à impulsion électrique rapporte Le Progrès.

Il a ensuite été placé en cellule de dégrisement à la gendarmerie de Montbrison avant d’être placé en garde à vue.

Selon l’AFP, le quinquagénaire avait déjà agressé deux individus dans la rue un peu plus tôt sans les blesser.

Les motivations du suspect toujours inconnues

La victime a été transportée à l’hôpital dans un état grave. D’après le procureur de la République de Saint-Étienne David Charmatz, son pronostic vital n’était toutefois plus engagé ce jeudi.

Si le magistrat a déclaré que l’agression n’avait « pas a priori de connotation religieuse », il a indiqué que les motivations du suspect restaient « totalement incompréhensibles » pour le moment.

« Le mis en cause est né en 1960 à Montbrison où il demeure. Il n’est pas connu de la justice mais souffrirait régulièrement, selon son entourage, d’épisodes dépressifs », a précisé M. Charmatz. 

L’auteur présumé a été hospitalisé en psychiatrie ce jeudi après qu’un médecin a jugé son état incompatible avec le maintien de sa garde à vue. L’enquête a été confiée à la brigade de recherche de la gendarmerie de Montbrison.

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