Alors que l’organisation terroriste État Islamique ouvre le feu, un ancien soldat court entre les balles pour sauver une enfant irakienne

21 mai 2019
Mis à jour: 11 juillet 2019

C’était une situation difficile à décrire, lorsqu’un ancien soldat traverse une pluie de balles en Irak pour sauver la vie d’une jeune fille.

En juin 2017, David Eubank, alors âgé de 56 ans, ancien soldat des forces spéciales américaines devenu secouriste, a secouru une fillette de cinq ans, Demoa, dans la ville de Mossoul au nord de l’Irak, ravagée par la guerre, après avoir vu un groupe de civils être abattus par les snipers de l’État islamique.

Eubank, portant un casque et un gilet pare-balles, s’est précipité vers Demoa, qui s’accrochait à sa mère décédée, couchée parmi des dizaines de corps en décomposition depuis deux jours.

Alors qu’il a courageusement risqué sa vie en courant à travers des balles pour sauver Demoa, deux de ses collègues l’ont couvert avec des tirs à la mitrailleuse.

Voir cette publication sur Instagram

This past weekend our team in Mosul, Iraq, received news of civilians trapped by ISIS and hiding among the bodies of those already massacred by ISIS as they were trying to flee. We’ve shared just some of the photos from the rescues and of those our team met- both living and dead. We prayed and God opened a way that with US smoke and a Iraqi tank the team was able to run behind and rescue two people initially and then seven people the next day, despite having no tank. For more information about those rescues, the situation in Mosul, and for video, please check out the CNN link in profile which includes FBR photos and video footage. #freetheoppressed #iraq #mosul #IDP #ISIS #children

Une publication partagée par Free Burma Rangers (@freeburmarangers) le

Il avait repéré un autre tout-petit et un homme blessé, mais n’a pas réussi à retrouver l’enfant après avoir sauvé la jeune fille. L’homme blessé a été secouru mais n’a pas survécu.

Les images du sauvetage héroïque sont devenues virales et ont mis l’incroyable travail d’Eubank et de son groupe humanitaire, les Free Burma Rangers, à l’honneur.

« Si vous n’êtes pas ému par cela, vous avez besoin d’une transplantation cardiaque », a déclaré le Col Oliver North, président de la National Rifle Association (NRA), à CBN News, faisant allusion à la vidéo.

Eubank a créé les Free Burma Rangers en 1997 après avoir pris sa retraite de l’armée américaine.

« Les Free Burma Rangers (FBR) est un mouvement de service humanitaire multiethnique qui s’efforce d’apporter aide, espoir et amour aux populations des zones de conflit en Birmanie, en Irak et au Soudan », déclarent les Free Burma Rangers sur leur site Internet.

Eubank n’a pas réfléchi à deux fois à sa propre sécurité. J’ai pensé : « Si je meurs en faisant cela, ma femme et mes enfants comprendront », a-t-il déclaré au Los Angeles Times dans une interview.

Il a emmené sa femme et ses trois enfants âgés de 11 à 16 ans avec lui à Mossoul après avoir entendu les histoires d’horreur du traitement des civils par ISIS (l’État Islamique). Les enfants étaient scolarisés à la maison par sa femme pendant cette période.

« Je crois que Dieu m’a envoyé ici, et je ne pense pas à la sécurité… mais je me demande toujours si je le fais par fierté » dit Eubank, qui est un fervent chrétien.

S’adressant à CBS News, il a ajouté : « Et je me suis souvenu d’une phrase : Il n’y a pas de plus grand amour que celui qui a donné sa vie pour ses amis. »

Peu de temps après ce sauvetage dramatique, Eubank est revenu aux États-Unis. En novembre 2017, Eubank est retournée dans le nord de l’Irak pour retrouver Demoa, dont sa grand-mère et sa tante se sont occupées.

« Sa grand-mère s’est mise à pleurer en disant : merci, vous ne lui avez pas seulement sauvé la vie, vous m’avez aussi sauvé la vie, parce qu’il ne me resterait plus rien si je perdais ma petite-fille », a dit Eubank dans une vidéo publiée sur la page Facebook des Free Burma Rangers.

Ayant rencontré l’enfant qu’il a sauvé, son cœur était « rempli de joie ». « Quand j’ai revu Demoa et que je me suis mis à genoux en remerciant Dieu, je me suis dit : ‘Je me sens complet' », dit Eubank. « Mon cœur se sentait rempli et j’étais reconnaissant que cette vie est nouvelle chance de vivre », a-t-il poursuivi.

RECOMMANDÉ