L’ours au Québec

9 août 2013 Mis à jour: 5 août 2015

 

Camper à l’extérieur des grandes villes du Québec signifie camper sur le territoire de nombreux animaux sauvages. S’il n’y a aucune espèce dangereuse pour l’homme en général, ils n’en restent pas moins des animaux sauvages, qui peuvent donc avoir des réactions imprévisibles. Lorsque l’on parle des forêts québécoises, bien des gens pensent à un géant dont la réputation est bien plus terrible que ne l’est l’animal en lui-même la plupart du temps : l’ours.

Il faut savoir que dans la majorité du territoire du Québec, les seuls ours que l’on peut rencontrer – à moins d’aller dans le Grand Nord, domaine de l’ours polaire – sont des ours noirs. Il s’agit de la plus petite des espèces d’ours d’Amérique du Nord, qui mesure de 150 cm à 200 cm de longueur. Il est bien moins dangereux pour l’homme que les grizzlis de l’Ouest canadien et l’ours blanc.

Comment éviter la rencontre

Pour éviter de rencontrer un ours au détour d’un sentier ou lorsque vous vous déplacez près de votre campement, faites du bruit : parlez, chantez, tapez dans vos mains ou accrochez une clochette à votre pantalon ou à votre sac à dos. Les magasins de plein air vendent une sorte de clochettes spéciales à cet effet.

«Il faut se dire que l’ours a toujours plus peur de nous que nous avons peur de lui. Il ne veut pas notre rencontre», remarque Nathalie Rivard, responsable de la conservation et de l’éducation pour les parcs nationaux des Îles-de-Boucherville et du Mont-Saint-Bruno. Mme Rivard a occupé le même poste au parc national de la Jacques-Cartier, près de Québec, et au parc national des Grands-Jardins, dans Charlevoix, où elle a eu l’occasion de voir des ours fréquemment. «En règle générale, quand on le rencontre, dans 99 % du temps il va se sauver avant même qu’on ait bougé.»

Si, malgré le bruit que vous faites pour l’avertir de votre présence, l’ours ne s’enfuit pas, restez calme quoi qu’il arrive. Ne le regardez pas dans les yeux parce que cela peut être une marque de défi pour lui. Si l’ours a l’air de s’intéresser à votre sac à dos qui contient de la nourriture, déposez le sac, reculez et quittez l’endroit.

Là où il faut être vraiment prudent, c’est si vous surprenez une maman avec ses petits : elle risque d’être plus agressive. Dans tous les cas, ne partez jamais à courir. Il vaut mieux se tasser et laisser à l’ours une voie libre pour qu’il puisse se sauver. Il est bien important aussi de ne pas faire le mort : cette technique s’applique aux grizzlis seulement.

Quant aux bonbonnes de poivre qui sont vendues comme répulsif à ours, il faut vraiment que l’animal soit pratiquement sur vous pour pouvoir l’utiliser, et encore faut-il l’avoir à portée de main au bon moment.

La nourriture

En camping, il est primordial de faire attention à ne pas attirer les ours avec sa nourriture. En effet, s’il ne s’intéresse pas aux humains, les aliments de ceux-ci sont une source d’approvisionnement bien intéressante pour un animal qui ne dispose que de quelques mois pour se faire une bonne couche de graisse qui lui permet d’hiberner en toute tranquillité. Tous les conseils donnés dans le premier article, à propos des précautions à prendre en ce qui concerne la nourriture, sont à respecter à la lettre.

Les ours sont des animaux omnivores, qui mangent un peu de tout. Ils mangent de la viande, mais aussi énormément de petits fruits. «Ils ont pas mal tout ce dont ils ont besoin dans la nature. On n’est pas un repas pour eux», souligne Nathalie Rivard. «Il y a très peu d’accidents au Québec, quand on compte tous les gens qui sont en forêt et ceux qui se promènent tous les jours. Les rencontres qui ne tournent pas bien, on en a très peu.»

Il faut prendre les mu00eames pru00e9cautions avec les orignaux quu2019avec les ours, surtout en pu00e9riode de rut. (Photo Su00e9paq)

L’orignal

«Ce sont les mêmes précautions avec les orignaux. On parle souvent des ours, mais les orignaux, en période de rut, ça peut être très, sinon plus dangereux qu’un ours. C’est très gros. J’ai fait quelques rencontres avec des orignaux et ça peut être un peu saisissant. Toujours laisser un libre passage pour qu’il puisse se sauver. C’est bien important de ne jamais le défier non plus», témoigne Mme Rivard.

Pour acheter une clochette spéciale pour avertir les ours de votre présence : dans les magasins de plein air, par exemple MEC www.mec.ca, à partir de 1,75 $.

Conseils du Parcs Canada : www.pc.gc.ca/fra/docs/v-g/oursnoir-blackbear/index.aspx

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