Lozère : 15 ans de prison pour avoir violemment agressé et séquestré un octogénaire pour un magot imaginaire

Par Epoch Times avec AFP
21 octobre 2021
Mis à jour: 21 octobre 2021

Deux hommes ont été condamnés mercredi 20 octobre à 15 ans de prison par la Cour d’assises de la Lozère pour avoir séquestré et violenté sans retenue un octogénaire pour un magot imaginaire, une violence rare dans un département réputé tranquille.

Sébastien Pastot, un maçon de 34 ans originaire du nord de la France, et Franck Théobald, un Gardois de 39 ans avaient réitéré leurs aveux mercredi matin, au troisième et dernier jour de leur procès. Ils ont été condamnés à 15 ans de réclusion criminelle, assortie d’une peine de sûreté de sept ans et demi et d’une injonction de soins.

La culpabilité des deux hommes faisait peu de doutes tant les deux compagnons de beuveries à Mende avaient laissé de traces de leur passage, ce qui avait permis leur arrestation deux mois plus tard.

Les deux prévenus ont été reconnus coupables d’avoir, dans la nuit du 28 au 29 janvier 2019, séquestré et volé de l’argent et divers objets, avec l’aide d’une arme, à Denys Tichit, un ancien ingénieur âgé de 81 ans qui vivait dans une maison isolée à Chastel-Nouvel, un village situé à cinq kilomètres sur les hauteurs de Mende.

Coups de crosse, de poing et de pied, traîné au sol et ligoté

Interrogés mercredi matin, ils ont reconnu avoir organisé ensemble cette expédition chez M. Tichat, expliquant s’être persuadés que le retraité, chez qui Sébastien Pastot avait réalisé des travaux quelques mois plus tôt, détenait des milliers d’euros dans un coffre-fort.

C’était aux alentours de minuit, cagoulés, armés et très alcoolisés, selon leurs dires, que les deux hommes ont sorti l’octogénaire de son lit. Sous la menace d’un fusil, ils lui ont asséné des coups de crosse, de poing et de pied, l’ont traîné au sol et ligoté pour qu’il leur révèle où il cachait son argent. Malgré ses protestations, ils se sont acharnés sur le vieil homme, qui ne possédait pas de coffre-fort, avant de repartir en n’emportant qu’une soixantaine d’euros et quelques bouteilles d’alcool.

Pour le vieil homme, la « souffrance » endurée cette nuit-là a été terrible et les séquelles demeurent importantes, puisqu’il « ne reconnaît plus personne » et vit désormais dans une maison de retraite, a souligné dans sa plaidoirie un avocat des parties civiles, Me Alain Dibandjo.

 


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