Emmanuel Macron appelle les Français à se « réconcilier » et fustige « l’esprit de résignation et les petits abandons »

Par Epoch Times avec AFP
17 août 2019 Mis à jour: 19 août 2019

Lors de la commémoration des 75 ans de la libération de Bormes-les-Mimosas (Var), Emmanuel Macron a appelé les Français à se « réconcilier » après les « moments difficiles » des derniers mois et fustige « l’esprit de résignation et les petits abandons ».

« Nous avons vécu ces derniers mois des moments difficiles de division, parfois de violence, dont il nous faut savoir sortir. Il y a parfois des bonnes raisons d’être en désaccord et il faut les respecter, il y en a d’autres que l’on peut contester, il faut savoir toutefois les entendre », a déclaré le président de la République.

« Quels que soient les désaccords, aux grands moments de notre histoire nous avons su nous réconcilier pour avancer », a-t-il ajouté. « Je crois très profondément que ce que notre pays, notre continent sans doute, et le monde occidental traverse aujourd’hui, est une crise profonde de doute, (…) mais réside aussi parfois dans l’oubli du courage, dans l’esprit de résignation, dans les petits abandons », a poursuivi le chef de l’exécutif.

Emmanuel Macron, qui a passé ses congés au Fort de Brégançon, dans la commune de Bormes-les-Mimosas, s’exprimait devant son maire, des élus locaux, d’anciens combattants et quelque 200 à 300 invités.

Il a profité de son discours pour tisser des liens entre « l’héroïsme » du passé et « les héros d’aujourd’hui », citant les « élus de la République, membres de la sécurité civile, policiers, gendarmes, militaires, soignants ».

Après cette séquence officielle, le président a enchaîné sur un bain de foule d’une heure et demie, bronzé et tout sourire, en bras de chemise. Son épouse, le bras en écharpe, l’accompagnait.

Quelque 500 personnes se pressaient sur la place principale de Bormes, et le président a enchaîné, dans une ambiance bon enfant, des dizaines de poignées de mains et de selfies.

Le président, qui fera sa véritable rentrée lundi par une rencontre avec Vladimir Poutine à Brégançon, cruciale avant le G7 du week-end prochain, en a profité pour faire passer quelques messages politiques, notamment sur les retraites, dont la réforme doit être « un vrai projet de société », fondé sur la « solidarité publique ».

« Le système actuel ne peut pas durer, les jeunes n’ont plus confiance », a-t-il ajouté. « Je vais pas vous dire « on va travailler jusqu’à 62 ans de toute éternité », ce serait pas vrai ! » au vu de l’allongement de la vie, a-t-il argumenté face à deux femmes qui l’interpellaient.

« Il peut y avoir dans une société des divergences et des débats, il en faut, et il faut savoir les faire vivre. Mais il faut savoir aussi ce qui nous tient, d’où nous venons, ce qui nous lie et ce qui nous permet aussi d’embrasser l’avenir« , a commenté M. Macron, en marge de son bain de foule : « L’héroïsme est encore là dans la société, nous avons cette force d’âme il nous faut maintenant la révéler ».

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