Maduro dit à l’ONU : «Si vous me donnez 200 millions de dollars, je ramène tous les Vénézuéliens du Pérou par avion»

Par La Gran Epoca
1 octobre 2019 Mis à jour: 2 octobre 2019

Le dictateur vénézuélien Nicolas Maduro a demandé lundi aux Nations unies (ONU) 200 millions de dollars – soit environ 183 millions d’euros – pour rapatrier les Vénézuéliens qui ont émigré ces dernières années au Pérou, fuyant la grave crise produite par le régime socialiste.

« Donnez-moi les ressources, si vous me donnez 200 millions de dollars, je ramène tous les Vénézuéliens qui sont au Pérou par avion en l’espace d’un mois », a déclaré Maduro lors d’une conférence de presse à Caracas.

Nicolas Maduro a adressé cette demande au Secrétaire général des Nations unies, Antonio Guterres, au Haut Commissaire des Nations unies aux droits de l’homme, Michelle Bachelet, ainsi qu’au Haut Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (UNHCR).

« Je mets 10 ou 15 avions de 300 places et je les ramène tous. Le plan’Vuelta a la Patria’ (Retour à la patrie) a des limitations, à savoir que nous n’avons pas assez d’avions pour ramener plus de 100 000 Vénézuéliens qui se sont inscrits sur la liste pour revenir [au pays] », a-t-il poursuivi.

Le dictateur a une fois de plus condamné la « xénophobie » dont souffrent les Vénézuéliens au Pérou, où vivent quelque 850 000 ressortissants de ce pays. Certains d’entre eux ont subi, a-t-il dénoncé, « discrimination et exploitation violente ».

Le Pérou, avec la Colombie et l’Équateur, sont trois des pays de la région qui ont reçu le plus gros volume parmi plus de quatre millions de Vénézuéliens qui, selon les estimations des Nations unies, ont quitté le pays ces dernières années en raison de la crise humanitaire.

Lors de l’Assemblée générale des Nations unies la semaine dernière, de hauts représentants des gouvernements de ces trois pays ont indiqué que malgré leurs efforts intenses pour absorber le flux incessant de réfugiés du Venezuela, leurs systèmes internes de santé, d’éducation et de logement sont saturés.

Selon les informations officielles du régime, jusqu’au premier semestre 2019, le « Plan Vuelta a la Patria » avait facilité le retour de plus de 14 000 migrants vénézuéliens de pays d’Amérique latine tels que le Brésil, le Pérou, l’Équateur, la Colombie, la République dominicaine, l’Argentine, le Chili, le Panama et l’Uruguay.

RECOMMANDÉ