Une maman se défend lorsque sa fille de 12 ans est suspendue de l’école pour avoir porté un jean « moulant »

Par Robert Jay Watson
24 août 2019 Mis à jour: 24 août 2019

Élever des enfants, surtout à l’adolescence lorsqu’ils font l’objet d’un examen minutieux de la part de leurs camarades quant à leur apparence et à leurs vêtements, n’est jamais simple.

Mais les parents espèrent toujours que les enseignants et l’administration scolaires de leur enfant seront une source sûre et présente pour rappeler aux élèves que l’apprentissage devrait être leur première priorité.

Malheureusement, ce n’était pas le cas de Morgan Bentley, 12 ans, qui habite la banlieue d’Indianapolis.

Lorsque Morgan a été convoquée au bureau de l’école du canton de Franklin, avec plusieurs autres élèves, elle ne savait pas pourquoi. Elle ne s’était pas mal conduite en classe et n’avait enfreint aucun des règlements de l’école, du moins pour autant qu’elle le sache.

A son arrivée, Morgan a été reçue par le directeur adjoint de l’école qui a critiqué sa tenue vestimentaire. Selon la direction de l’école, le jean moulant que portait l’adolescente était un peu trop collant et ne respectait pas le règlement de l’école, qui interdit les vêtements « moulants ».

Mais plutôt que de demander simplement à Morgan de parler à ses parents du « problème » afin de pouvoir y remédier, la fillette de 12 ans a été suspendue de l’école ! Sa mère, Traci Hull, a reçu un courriel à ce sujet et a été abasourdie par les mesures prises par l’école.

La mère de Morgan a expliqué à WTHR pourquoi elle était si en colère contre l’école d’Indianapolis. « J’ai l’impression qu’il n’y a rien d’inapproprié dans un jean moulant. Je suis sa mère, je ne lui enverrai rien qui me semble inapproprié. » De plus, Traci Hull a déclaré que sa fille portait le même pantalon depuis le début de l’année sans que la direction de l’école ne s’en soit plainte.

Le lendemain, Morgan s’est fait dire une fois de plus que son jean était trop collant. Son père, Rodney Bentley, ne pouvait pas croire ce que l’école faisait. « Nous avons changé de pantalon trois fois et ils l’ont renvoyée chez elle à trois reprises », a-t-il dit à WTHR.

Mais que devait faire la famille, à part remplacer toute la garde-robe de Morgan ? Morgan est une adolescente mince qui vit une poussée de croissance et qui a des difficultés à trouver des vêtements qui lui conviennent.

Bien que ses parents aient été vraiment frustrés par le comportement de l’école, ils ont fait des efforts pour trouver de nouveaux vêtements. Son père Rodney Bentley l’a annoncé à WTHR : « Morgan et moi sommes allés chez Kohl et Target et nous y avons passé plus de deux heures à lui faire essayer des pantalons de survêtement, des jeans sans coupe, tout, et aucun d’eux ne lui allait ».

Du point de vue de la mère de Morgan, tout ce processus a été une terrible épreuve pour cette adolescente très soucieuse de son apparence. « Aller dans la cabine d’essayage pour essayer plusieurs vêtements qui finalement ne vous vont pas (…) pour que quelqu’un puisse la juger, bien sûr que cela va affecter son estime de soi. C’est déchirant pour nous aussi. »

Surtout, les parents de Morgan étaient bouleversés par la perturbation que le problème avait causé au milieu de l’année scolaire. « C’est incompréhensible pour moi qu’il y ait ce gros problème sur son code vestimentaire et non sur son éducation », a dit Traci Hull à WRTV.

Après toute l’indignation causée par l’incident, l’école a finalement clarifié ce qu’elle entendait exactement par des vêtements trop « moulants ». Après la suspension de Morgan du mercredi au vendredi, cette fin de semaine, l’école a envoyé une note aux parents. Tel que cité dans WTHR :

« Tous les pantalons qui ont des « poches arrière » seront considérés comme appropriés pour l’école. Les vêtements qui n’ont manifestement pas de poches arrière et qui sont ajustés de manière collante à la taille seront considérés comme une violation du code vestimentaire de l’école. Par exemple, comme un pantalon de yoga ou un legging. »

Cependant, la question plus large de savoir pourquoi l’école a décidé de ce qui est « approprié ou non » et de faire un tel exemple pour une enfant de 12 ans reste incertaine.

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