Marche contre l’islamophobie: présence d’un islamiste qui théorisait il y a quelques années l’islamisation de la France par un coup d’État

Par Laurent Gey - Epoch Times
11 novembre 2019 Mis à jour: 11 novembre 2019

Amar Lasfar, président de l’association « Musulmans de France » (ex-UOIF) et du lycée privé Averroès était présent à la manifestation contre l' »islamophobie » le 10 novembre à Paris. Dans un discours, il y a quelques années, il théorisait il y a quelques années la stratégie d’islamisation de la France par infiltration dans les conseil municipaux et par un coup d’État violent.

Amar Lasfar fait partie de de l’association Musulmans de France (anciennement UOIF), institution que l’on dit proche des Frères musulmans. En avril 2017, à propos de son organisation, il déclarait que « nous ne faisons pas partie des Frères musulmans. En revanche, nous nous inscrivons dans leur courant de pensée », ajoutant que son mouvement représente « surtout l’islam de France ».

En 1994, alors qu’il était président de l’Union des organisations islamiques de France (UOIF), il a déclaré dans une conférence (voir en entier ici): « La 3e option de l’islamisation est une option purement politique. Nous parvenons à transmettre le message d’Allah par un coup d’État. Par un travail politique consistant à infiltrer les conseils municipaux, les parlements et à nous emparer du pouvoir d’un point de vue politique. Et après ça, passera le message d’Allah. Ça fait partie de la stratégie de conquête. »

En continuant: « La 4e option est l’option de la force. Certains musulmans pensent que l’usage de la force contribue à imposer le message d’Allah. Il y a des groupes armés que les gens qualifient d’extrémistes, qui pratiquent la violence et qui croient qu’il n’y a pas d’autres options que la violence pour arracher le pouvoir ».

Plusieurs milliers de personnes ont défilé dimanche à Paris pour une marche controversée contre l’islamophobie. Quelque 13.500 personnes ont marché dans la capitale, selon un comptage réalisé par le cabinet Occurence pour un collectif de médias, dont l’AFP, pour cette mobilisation, initiée par plusieurs personnalités et organisations comme le Collectif contre l’islamophobie en France et suivie par des groupes d’extrême gauche (PCF, LFI, EELV, NPA, CGT).

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