Marseille : 8.600 euros de PV pour une sexagénaire malgré sa carte d’invalidité

Par Léonard Plantain
17 février 2021
Mis à jour: 17 février 2021

À Marseille, sur une période de 2 ans, une dame de 60 ans a reçu plus de 150 amendes de stationnement, sur sa voiture garée autour de chez elle, quartier du Camas. Titulaire d’une carte d’invalidité et étant souvent à l’hôpital, elle ne sait plus comment s’en sortir.

Atteinte d’une maladie chronique, Zohor, une Marseillaise de 60 ans, a reçu plus de 150 amendes de stationnement en deux ans (158 forfaits post-stationnement selon la mairie). Des amendes qui pleuvent depuis la mise en place de voitures qui flashent automatiquement pour distribuer des PV, rapporte France Bleu.

Pourtant, cette habitante du 5e arrondissement est titulaire d’une carte d’invalidité du département, et pensait donc pouvoir se garer gratuitement. Problème, aujourd’hui, « on me demande de payer les 8 600 euros de PV, et ensuite ils vont commencer à discuter avec moi, mais je ne peux pas payer ! » a déclaré Zohor, qui a désormais les huissiers derrière elle.

Ayant déjà un dossier de surendettement, Zohor s’inquiète : « À la suite de ma maladie, je passais mon temps dans les hôpitaux. Ma voiture était garée dans le quartier avec ma carte handicapée. Toutes les administrations se renvoient la balle : mairie, préfecture, la SAGS qui gère les stationnements à Marseille […] À quoi ils servent les élus locaux ? Moi, je me trouve abandonnée […] Ce que je demande, c’est l’annulation des PV. C’est impossible que je les règle ! »

En attendant une solution miracle, le fils de Zohor a loué un garage pour rentrer la voiture, pour un coût de 140 euros par mois.

Depuis, la mairie de Marseille a expliqué qu’elle allait suivre le dossier de très près. En effet, après vérification, l’élu Roland Cazzola, conseiller municipal délégué à l’espace public, a expliqué que cette automobiliste marseillaise « n’avait pas rempli tous les documents nécessaires pour être exemptée des frais de stationnement ».

Celle-ci aurait notamment dû « se faire connaître auprès du prestataire SAGS (qui fait circuler les voitures flashant les contrevenants) ». De plus, si elle avait fait enregistrer sa plaque d’immatriculation, « les forfaits post-stationnement n’auraient pas été automatiquement dressés ». Elle aurait également pu « faire imprimer des tickets PMR (personne à mobilité réduite) par les horodateurs », a précisé Roland Cazzola.

Néanmoins, les amendes étant toujours là, et comprenant la situation, la mairie de Marseille s’est dit prête à effacer la dette. Ainsi, « des employés des services de la mairie vont prendre contact avec l’automobiliste et récupérer les documents attestant de son handicap », a indiqué Roland Cazzola.

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