Marseille – Après 2 ans de squat, elle récupère sa maison dans un état lamentable : « Ils ont tout cassé »

Par Séraphin Parmentier
14 octobre 2020
Mis à jour: 14 octobre 2020

Si les squatteurs qui occupaient la demeure familiale depuis octobre 2018 viennent enfin d’être expulsés par le préfet, la maison est dans un état déplorable.   

Située dans le 12e arrondissement de la cité phocéenne, la maison familiale de Monique Faure-Tirlot était squattée depuis deux ans par plusieurs familles.

Malgré une procédure d’expulsion des squatteurs ordonnée par le Tribunal de grande instance (TGI) de Marseille l’an dernier, Monique Faure-Tirlot, son frère Michel et sa sœur Brigitte ne parvenaient pas à récupérer leur bien.

Construite en 1960 « pierre par pierre, à la brouette et de leurs propres mains » par Henry et Élisabeth Tirlot, les parents de la fratrie, la bâtisse contenait de nombreux souvenirs de famille chers au cœur de la fratrie.

« Même après le décès des parents nous continuions d’y aller. Mes enfants y ont grandi. Nous y avons encore des meubles, des biens mais surtout tant de souvenirs », expliquait ainsi Monique Faure-Tirlot aux journalistes de France 3 le mois dernier.

En octobre 2018, huit ans après la disparition de ses parents, la fratrie met la maison en vente. Des acquéreurs se manifestent rapidement et sont prêts à signer l’acte de vente.

Quelques jours plus tard, la demeure familiale est envahie par des squatteurs. Michel Tirlot se rend au commissariat pour déposer plainte, mais les agents l’invitent à revenir plus tard. Les policiers auraient affirmé être trop occupés par la gestion de la sécurité d’un match de football entre l’Olympique de Marseille et le PSG organisé le jour où M. Tirlot s’est déplacé au commissariat.

Lorsque la famille retourne à l’hôtel de police, elle apprend avec stupeur que le délai légal de 48 h pour expulser des squatteurs a expiré et qu’elle n’a d’autre choix que  d’entamer une longue procédure judiciaire.

La fratrie obtient finalement gain de cause en septembre 2019, lorsque le TGI de Marseille prononce une ordonnance d’expulsion à l’encontre des squatteurs. En dépit de plusieurs relances effectuées par un huissier en février, mai et juillet 2020, le préfet de police des Bouches-du-Rhône n’a cependant jamais recouru à la force publique pour déloger les intrus et ces derniers continuaient à habiter la demeure.

Alerté de la situation courant septembre, Christophe Mirmand – le nouveau préfet des Bouches-du-Rhône entré en fonction cet été – s’est finalement saisi du dossier et a mis à exécution l’ordonnance d’expulsion prononcée par le TGI.

« C’est d’une saleté incroyable, il y a des tonnes d’immondices »

Le mardi 13 octobre, Monique Faure-Tirlot a enfin pu récupérer le bien dont les squatteurs sans vergogne la privaient depuis deux ans, tandis que trois camions du Samu Social prêtaient main forte aux indésirables afin qu’ils quittent les lieux.

Mais en pénétrant dans la demeure familiale, la sexagénaire a constaté avec effroi qu’elle se trouvait dans un état lamentable.

« Il n’y a plus rien des affaires, meubles, souvenirs, ils ont tout cassé. C’est d’une saleté incroyable, il y a des tonnes d’immondices, d’objets de toute sorte, c’est inimaginable », a confié Mme Faure-Tirlot à nos confrères de France Télévisions.

Le jardin de la maison ressemble désormais à une véritable déchetterie, des toilettes sèches ont même été installées dans une cabane et une salle de bains de la maison a été aménagée en cuisine.

« J’imaginais une maison dégradée, mais pas à ce point-là », soupire Monique Faure-Tirlot.

De peur que la bâtisse ne suscite à nouveau la convoitise, la fratrie compte faire appel aux services d’une société de gardiennage en attendant qu’elle soit remise en vente.

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