Marseille : sa maison est squattée depuis 2 ans, malgré une décision de justice en sa faveur le préfet n’expulse pas les intrus

Par Séraphin Parmentier
23 septembre 2020
Mis à jour: 23 septembre 2020

Depuis 2018, Monique Faure-Tirlot et sa famille ne parviennent pas à récupérer la maison dans laquelle ils ont grandi en dépit d’une décision judiciaire en leur faveur. Excédés, ils dénoncent l’inaction et le « mépris » des pouvoirs publics censés les « défendre ».

Depuis deux ans, une maison du 12e arrondissement de Marseille (Bouches-du-Rhône) est squattée par deux familles, au grand dam des propriétaires de la bâtisse.

Monique Faure-Tirlot, son frère Michel et sa sœur Brigitte ne parviennent pas à récupérer leur bien et vivent un véritable calvaire depuis 2018.

La maison familiale a été construite en 1960 « pierre par pierre, à la brouette et de leurs propres mains » par Henry et Élisabeth Tirlot, les parents de la fratrie, comme l’a souligné Mme Faure auprès des journalistes de France 3.

« Même après le décès des parents nous continuions d’y aller. Mes enfants y ont grandi. Nous y avons encore des meubles, des biens mais surtout tant de souvenirs », confie la sexagénaire.

En octobre 2018, huit ans après la disparition de leurs parents, les frères et sœurs décident toutefois de mettre leur maison d’enfance en vente. Des acquéreurs se manifestent rapidement et sont prêts à signer l’acte de vente.

Quelques jours plus tard, la maison est envahie par des squatteurs. Michel Tirlot se précipite au commissariat pour porter plainte. Selon lui, les policiers auraient toutefois refusé de prendre sa déposition à l’époque, affirmant être trop occupés par la gestion de la sécurité d’une partie de balle au pied entre l’Olympique de Marseille et le PSG organisée le jour où M. Tirlot s’est déplacé au commissariat.

Michel Tirlot est ainsi invité à revenir plus tard. Mais lorsque la famille retourne à l’hôtel de police, ils apprennent avec stupeur que le délai légal de 48 h pour expulser des squatteurs est passé et qu’ils vont désormais devoir entamer une longue procédure judiciaire.

Malgré une ordonnance du TGI en ce sens, la préfecture n’a jamais ordonné l’expulsion des squatteurs

Plusieurs mois plus tard, la fratrie obtient enfin gain de cause et le Tribunal de grande instance (TGI) ordonne l’expulsion des intrus en septembre 2019.

« Nous nous pensions tirés d’affaires et nous imaginions qu’ils allaient enfin partir, mais pas du tout », observe Monique Faure-Tirlot.

Malgré plusieurs relances effectuées par un huissier en février, en mai et en juillet 2020, le préfet de police – censé faire appliquer la décision du tribunal dans un délai de deux mois – s’est pour l’instant toujours refusé à recourir à la force publique pour déloger les squatteurs de la maison de la fratrie.

« Nous sommes des citoyens honnêtes, nous avons toujours voulu passer par la justice, mais même une avocate au début de la procédure m’avait conseillé de faire appel à ‘des gros bras’, je m’y suis toujours refusée », raconte Mme Faure-Tirlot aux journalistes de France 3.

Sollicité par France Télévisions, Christophe Mirmand – le nouveau préfet des Bouches-du-Rhône qui vient tout juste d’entrer en fonction – assure ne pas être au fait de la situation.

« Malheureusement je ne peux pas vous expliquer pourquoi rien n’a été entrepris à la suite de la décision de justice », a expliqué M. Mirmand. Le nouveau préfet des Bouches-du-Rhône et de la région Provence-Alpes-Côte d’Azur a affirmé qu’il allait se pencher sur le dossier.

Les propriétaires au bout du rouleau

Il y a quelques jours, Monique Faure-Tirlot est revenue sur les lieux de son enfance et a constaté que la demeure et le terrain qui l’entoure étaient dans un état lamentable.

« J’en ai pleuré, c’est une déchetterie à ciel ouvert. Il y a des tonnes d’immondices, de poubelles dans le jardin. Il y a au moins dix voitures, deux camions », a indiqué la sexagénaire sur CNews.

Après avoir dépensé des milliers d’euros en frais de justice en pure perte, les propriétaires de la maison semblent désespérés.

« C’est déprimant. Nous sommes à bout, nous sommes démunis face à des murs, à des représentants de l’État qui doivent nous défendre », poursuit Mme Faure-Tirlot sur CNews.

Excédés par l’inaction et le « mépris » des pouvoir publics, Monique Faure-Tirlot et ses frères et sœurs ont déposé plainte contre l’État et la préfecture.

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