Le port du masque en extérieur est-il vraiment efficace contre l’épidémie de Covid ?

Par Nathalie Dieul
16 décembre 2020
Mis à jour: 17 décembre 2020

Maintenant que l’on a un peu de recul face à l’épidémie du nouveau coronavirus, on peut évaluer quelles mesures sanitaires sont les plus efficaces et quelles leçons nous pouvons tirer des deux confinements imposés par le gouvernement. Le port du masque en extérieur fait souvent l’objet d’une polémique parmi les médecins, mais qu’en est-il réellement si l’on analyse les chiffres ?

« Même si le risque d’être contaminé est moins grand à l’extérieur, c’est déraisonnable de ne pas le porter. On ne sait jamais à qui on va parler », a déclaré l’épidémiologiste Catherine Hill à France Info.

« Porter le masque en extérieur, ça ne sert à rien », explique de son côté à L’Obs Martin Blachier, médecin épidémiologiste et président de Public Health. « À l’extérieur, comme l’air se régénère, il n’y aura jamais une concentration virale suffisante pour infecter les individus. C’est pour cela que lors d’événements en extérieur comme une fête de la musique, vous ne voyez jamais de clusters », affirme-t-il.

Alors que le port du masque en extérieur a été imposé dans seulement certains départements et villes de France depuis fin août (les différents territoires le rendant obligatoire à différentes dates), deux professeurs (Serge Blondel, professeur d’économie à l’université d’Angers, et Samra Bouazza, professeur de physique-chimie à l’Éducation nationale) se sont penchés sur les données qu’ils ont analysées dans une tribune rapportée par Le Figaro.

« Les départements où le masque a été imposé en extérieur fin août ont vu leurs décès accroître de 129,2 % contre pile +100 % dans les départements périphériques de la région : résultat inverse de celui attendu, échec de la mesure », concluent les deux professeurs qui ont qualifié l’Île-de-France de « cas-école ».

En effet, Paris et la petite couronne ont imposé le port du masque en extérieur dès la fin août, alors que les départements limitrophes composant la grande couronne l’ont rendu obligatoire beaucoup plus tard. Les Yvelines ont été le premier de ces quatre départements à imposer le masque en extérieur en date du 26 septembre.

Les chiffres analysés par les deux professeurs sont ceux des décès à l’hôpital, les isolant de ceux en Ehpad dont les résidents sortent très peu.

Selon Serge Blondel et Samra Bouazza, les chiffres indiquent clairement que les masques ne sont pas utiles en extérieur, en particulier lorsqu’on marche dans la rue où le risque est presque nul. « On se contamine dans un espace restreint, avec un contact prolongé », remarquent-ils.

Ainsi, en Allemagne, le port du masque en extérieur n’est obligatoire que dans les rues très fréquentées, comme ce qui a été fait à Paris avant que cette mesure ne soit uniformisée.

« Nous sommes nombreux à chercher à aider en analysant les chiffres de l’épidémie et cependant, la Direction générale de la santé qui en a les clés ne les exploite pas suffisamment », remarquent les deux professeurs.

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