Les médecins avaient dit à des parents d’avorter leur garçon né avec le cerveau en dehors du crâne, mais il a survécu

Par Daksha Devnani et Simone Jonker
19 août 2019 Mis à jour: 19 août 2019

ATTENTION : Cet article contient des images pouvant ne pas convenir à certains lecteurs

Une découverte bouleversante dans une échographie avait fait douter les médecins que cet enfant puisse être « un être humain », mais ce qu’ils ne réalisaient pas encore, c’est qu’il y a toujours de l’espoir, même dans les pires moments…

Tembe et Sipho Moyo de Perth en Australie anticipaient avec enthousiasme la naissance de leur premier enfant. Tout se passait bien quand Tembe est tombée enceinte. À 21 semaines, Tembe est allée toute confiante à son échographie.

Tembe et son mari ont été confrontés de façon inattendue à une nouvelle des plus choquantes : leur petit garçon avait une encéphalocèle nasale, une condition très rare où le cerveau sort à l’extérieur par un trou sur le front.

Conséquemment, le couple a été informé qu’il ne devait pas s’attendre à ce que leur enfant « soit un être humain ». On leur a conseillé d’interrompre immédiatement la grossesse.

Le couple a rejeté cette suggestion. Tembe raconte que lorsqu’elle a eu l’échographie, « son bébé lui disait qu’il allait bien ». Ils ont décidé de se serrer les coudes quoi qu’il arrive.

Aussi, lorsqu’on leur a demandé s’ils poursuivraient la grossesse, Tembe s’est souvenue : « J’ai dit : ‘Si vous me dites qu’il y a 1 % chance que mon fils aille bien, je la prends », selon The West Australian. Jayden est né en 2013.

Une semaine après la naissance, Jayden a subi une opération compliquée et risquée. « C’était quelque chose de difficile à affronter. Nous avions peur. Nous étions consternés et avons beaucoup pleuré », a dit M. Moyo à 7 News.

Tim Hewitt, un chirurgien esthétique faisant partie de l’équipe des 10 chirurgiens spécialistes de l’hôpital Princess Margaret et du King Edward Memorial Hospital, a souligné que l’opération était extrêmement délicate, mais qu’elle permettait de sauver des vies.

« C’est une opération risquée », a dit le Dr Hewitt. « Il y a plusieurs gros problèmes qui pourraient survenir pendant l’opération. »

Les chirurgiens ont dit que c’était la plus grosse excroissance qu’ils n’avaient jamais vue. Après le marathon de chirurgie de six heures, les médecins étaient étonnés que Jayden s’en remette si bien.

Les chirurgiens ont fait un travail remarquable, les médecins étaient étonnés par la capacité de Jayden à se rétablir. Ils ont aussi mentionné qu’il n’avait besoin que de chirurgie plastique.

Jayden est un enfant formidable, il est enjoué et son rétablissement a été un exploit étonnant pour quelqu’un de si jeune.

Dans une interview accordée à Perth Now en 2017, M. Sipho a déclaré : « Jayden nous rend heureux. Il est souriant malgré tout ce qu’il a enduré, c’est un garçon extraordinaire. »

Faisant allusion à son fils en bonne santé et heureux, Tembe a dit un jour : « Nous vivons dans un monde où tout doit être parfait, mais la vie n’est pas parfaite. Jayden, selon les normes conventionnelles, n’est pas encore parfait, mais qu’y a-t-il de parfait dans le monde ? »

Ses parents ont également mis sur pied, en juillet 2016, un organisme de bienfaisance appelé Face Up pour offrir du soutien aux enfants qui naissent avec des différences faciales, selon leur page Facebook. L’objectif de l’organisation est de « travailler avec des personnes présentant des différences faciales visibles afin de renforcer leur confiance en elles, de les motiver et de les aider à atteindre leur plein potentiel ». Ils soutiennent les personnes de tous âges souffrant de défigurations faciales, y compris, mais sans s’y limiter, les malformations congénitales, ainsi que les familles des personnes touchées.

Regardez la vidéo :

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