Les médias dénigrent l’état de l’économie américaine comme ils l’ont fait en 1992

Par Larry Elder
16 septembre 2019 Mis à jour: 20 octobre 2019

Aujourd’hui, comme en 1992, les médias qui sont opposés au président provenant du parti républicain parlent de manière aussi négative que possible de l’état de l’économie américaine, tout en gardant l’air sérieux.

Ceci malgré le fait que le chômage est maintenant à son plus bas niveau historique, que la plupart des Américains sont optimistes quant à leur propre avenir économique et qu’ils attribuent le mérite de la croissance économique à la politique du président Trump.

Cependant, les représentants du parti démocrate, les médias et les experts qui détestent Trump semblent presque obsédés par l’idée d’une récession.

L’an dernier, Bill Maher, comédien multimillionnaire et animateur de l’émission-débat HBO, a ouvertement plaidé pour une récession : « Puis-je poser des questions sur l’économie ? Parce que l’économie va plutôt bien… J’ai l’impression qu’elle doit chuter à un moment donné. En fait, je l’espère. Parce que je pense que l’une des façons de se débarrasser de Trump, c’est de faire effondrer l’économie. Alors, s’il vous plaît, amenez la récession. Désolé si ça fait du mal aux gens, mais c’est soit qu’on encourage la récession, soit que vous perdez votre démocratie. »

En août dernier, M. Maher est allé encore plus loin : « Je dis que nous pouvons survivre à une récession. Nous en avons eu 47. On en a eu une récession chaque fois qu’il y a eu un président républicain !

« Elles ne durent pas éternellement. Vous savez ce qui durera pour toujours ? L’élimination des espèces de ce genre !… Oui, une récession vaudrait la peine, car elle permettra de se débarrasser de Donald Trump et de ce genre de politiques. »

Après la création, en août, d’un nombre d’emplois américains moins élevé que prévu, de nombreux médias ont parlé avec enthousiasme de l’idée d’une récession. Newsweek, par exemple, a écrit : « Les États-Unis n’ont créé que 130 000 emplois supplémentaires en août, ce qui ne répond pas aux attentes des économistes et alimente les craintes d’une récession imminente. »

National Bureau of Economic Research (Bureau national de la recherche économique), le surveillant officiel du cycle économique américain, définit une récession comme « une baisse importante de l’activité économique répartie sur plusieurs mois, normalement reflétée dans le niveau du PIB réel, du revenu réel, de l’emploi, de la production industrielle et des ventes en gros et au détail ».

D’autres sources et experts, comme l’économiste Lee Ohanian de l’Université de Californie à Los Angeles, définissent une récession comme au moins deux trimestres consécutifs de croissance économique négative. Mais, quelle que soit la définition, il est évident que l’économie américaine n’est pas proche d’une récession.

Cependant, le Washington Post a récemment rapporté avec impatience : « Depuis la guerre de Sécession, seulement un président a été réélu lorsqu’une récession a duré deux années civiles précédant les élections présidentielles… C’était William McKinley en 1900. Depuis lors, tous les quatre présidents qui se sont présentés à la réélection lors d’une telle récession ont perdu : William Taft, Herbert Hoover, Jimmy Carter et George Bush. »

De même, l’analyste politique de CNN Julian Zelizer a écrit : « Une récession – c’est ce qui pourrait garder Trump hors de la liste des présidents à deux mandats et le reléguer à celle où l’on trouve Herbert Hoover, Jimmy Carter et George Bush. »

Mais il y a un petit problème : le jour des élections de novembre 1992, l’économie américaine gérée par l’administration de George Bush en était à son 19e mois consécutif de croissance positive. L’économie était loin d’être en récession.

Selon le National Bureau of Economic Research, la récession a commencé en juillet 1990 et s’est terminée huit mois plus tard – en mars 1991- soit 19 mois avant l’élection de Bill Clinton qui a remplacé Georges Bush. Pourtant, comme l’a souligné le journal Investor’s Business Daily, en octobre 1992, à la veille des élections présidentielles, plus de 90 % des nouvelles économiques publiées dans les journaux américains étaient négatives.

Le mois suivant, Bill Clinton a remporté les élections. Ce mois-là, seulement 14 % des nouvelles économiques étaient négatives, mais c’était déjà trop tard : un sondage Gallup de 1992 a révélé que la majorité des Américains pensaient que leur économie était bien en récession.

Quel rôle ont alors joué les médias dans la formation de cette perception erronée ?

Les auteurs du livre Lessons From the Recession : A Management and Communication Perspective, paru en 1997, expliquent : « Il est difficile de ne pas conclure que la vision très négative de l’économie en 1992  était due en grande partie à de nombreuses idées fausses concernant son état et ses perspectives, et que la couverture de la télévision, indûment négative, a joué un rôle majeur dans la formation de ces idées fausses. »

En d’autres termes, la mauvaise couverture médiatique de l’économie sous la présidence de George Bush a façonné la vision qu’en ont eue les Américains.

Alors quel était le vrai état de l’économie que Bill Clinton a hérité ? Le 29 janvier 1993, sept jours après son arrivée au pouvoir, un article du New York Times, intitulé « L’économie des États-Unis a progressé à un rythme rapide au quatrième trimestre », a annoncé : « Selon le Département du commerce, au dernier trimestre de 1992, l’économie a progressé de 3,8 % – un taux annuel plus haut que prévu – c’est la plus forte performance depuis quatre ans. » Trois virgule huit pour cent ! Pas mal pour une « récession. »

Si Hillary Clinton avait remporté les élections présidentielles de 2016 et présidait l’économie américaine aussi performante qu’elle est aujourd’hui, les médias l’auraient qualifiée de « maestro économique » qui a « donné l’envol à l’économie » et dont la réélection était bien nécessaire.

Larry Elder est un auteur à succès et l’animateur d’une émission de radio nationale américaine.

Les opinions exprimées dans cet article sont celles de l’auteur et ne reflètent pas nécessairement celles d’Epoch Times.

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