Mélinda, morte ébouillantée à 19 mois: 28 ans de réclusion requis contre le beau-père, 18 contre la mère

Par Epoch Times avec AFP
9 octobre 2020
Mis à jour: 9 octobre 2020

Le parquet a requis vendredi devant les assises du Nord des peines de respectivement 28 et 18 ans de réclusion criminelle à l’encontre du beau-père et de la mère de Mélinda, morte ébouillantée à 19 mois en 2016 après des mois de maltraitance.

A l’encontre de Jason Odin, le beau-père de la fillette, qui encourt la perpétuité pour actes de barbarie, l’avocat général Loïc Poirier a requis 28 ans de réclusion criminelle, avec 15 ans de suivi socio-judiciaire et injonction de soins.

Il a tracé le portrait d’un jeune homme, 21 ans au moment des faits, jaloux, manipulateur, égocentrique, ne réfléchissant pas aux conséquences de ses actes, et estimé qu’il n’avait pas évolué depuis les faits.

A l’encontre de la mère, Ana Maria Barbosa de Sousa, poursuivie pour ne pas avoir empêché les agissements de son compagnon et privation de soins, il a requis 18 ans de réclusion face aux 30 encourus, soulignant que, si elle n’a pas donné le bain bouillant fatal, « elle a préféré faire passer son couple avant sa fille, jusqu’à en causer la mort ».

Sévère envers l’homme qui hébergeait le couple depuis plusieurs mois, seul à comparaître libre, l’avocat général a demandé la peine prévue pour les cas les plus graves de non-assistance à personne en danger, cinq ans de prison.

M. Poirier a décrit un « enfant objet », auquel son beau-père faisait subir depuis des mois de graves violences qui lui procurait un « sentiment de toute-puissance », tandis que sa mère aurait conçu cet « enfant de remplacement » pour éviter d’aller en prison après la mort d’une autre de ses filles.

Elle « avait l’opportunité à de nombreuses reprises de dénoncer ces violences, elle avait des visites de services sociaux tous les 15 jours« , a pointé l’avocat général.

Le 18 mai 2016 vers 14H30, Mélinda décédait à Neuf-Mesnil (Nord), au moins 17 heures après avoir été aspergée avec de l’eau brûlante dans la baignoire par son beau-père. Le père de Mélinda, ses grands-parents paternels et maternels mais aussi deux associations de protection de l’enfance se sont portés parties civiles dans cette affaire.

La mère avait été condamnée à une peine de prison avec sursis pour maltraitance à l’encontre d’une autre de ses filles. Celle-ci est décédée en 2013, presque au même âge que Mélinda, laissée à la garde de son parrain, qui l’avait fait tomber.

Le verdict doit être rendu lundi.

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