Parade européenne du Falun Gong : un message de bienveillance dans les rues de Paris

2 octobre 2017
Mis à jour: 3 octobre 2017

Le samedi 30 septembre, une parade haute en couleurs composée de 1500 pratiquants de Falun Gong a défilé dans les rues de Paris. Venus des quatre coins de l’Europe, fanfare, dragon, fées célestes ou troupe de tambours étaient au rendez-vous pour faire entendre et résonner un message pacifique dans la capitale française.

D’après Ling, étudiante vietnamienne installée en France, le défilé a un double objectif : « Le Falun Dafa est une merveilleuse pratique, tout le monde peut bénéficier des valeurs qu’elle transmet : Authenticité, Compassion, Tolérance. Et ensuite, il existe une persécution si brutale en Chine, un génocide et en tant qu’être humain, personne ne devrait y être indifférent. » Avec son amie Tran, elle se promet de distribuer de brillantes petites fleurs de lotus en cadeaux aux spectateurs du défilé.

Tran et Ling, deux étudiantes vietnamiennes pratiquantes de Falun Gong. (David Vives/Epoch Times)

Le Falun Gong est une discipline chinoise de méditation rendue publique en 1992 par Li Hongzhi, son fondateur. Elle connut une grande popularité et, en quelques années, les chiffres officiels faisaient état de 70 millions de pratiquants. Elle est aujourd’hui pratiquée partout dans le monde, sauf en Chine où, depuis 1999, ses pratiquants subissent arrestations, tortures et diverses formes de persécutions. En raison de buts politiques, l’ancien premier secrétaire Jiang Zemin décida de lancer unilatéralement une vaste campagne de répression, qui se poursuit de nos jours et dont les victimes se comptent en centaines de milliers.

Plusieurs personnalités politiques ont fait part de leur soutien au mouvement ou se sont exprimées sur la Place de la Bourse, au départ du défilé. Le député Jean-Marie Sermier a salué « un mouvement de paix » et a invité les pratiquants à « conduire à la lumière leur belle résistance pacifique ». Éric Alauzet, député d’EELV, a dénoncé le trafic illégal d’organes perpétré par le régime chinois sur les pratiquants de Falun Gong et a appelé les autorités françaises et européennes à condamner et à poursuivre en justice les officiels responsables.

Mme Françoise Hostalier, députée du Nord et ancienne secrétaire d’État, a condamné une « forme de génocide » de la part des autorités chinoises. « Pourquoi, lors de sa diffusion en Chine, dans le début des années 1990, le Falun Gong était-il soutenu par les autorités chinoises et pourquoi quelques années plus tard fut-il brutalement interdit ? », s’interroge-t-elle, poursuivant : « En fait, tout le monde sait que cette pratique fut déclarée interdite par Jiang Zemin pour des raisons uniquement personnelles et que même des dirigeants du Parti à l’époque ont essayé de le ramener à la raison. Mais la machine s’est emballée en juillet 1999 et la répression n’a pas cessé depuis cette date. »

L’actrice canadienne Anastasia Lin, Mme Françoise Hostalier et Alain Tong, président de l’association Falun Dafa France. (Gaëlle Didillon/Epoch Times)
Mme Françoise Hostalier (Da Ji Yuan)
La troupe des tambours de taille (Gaëlle Didillon/Epoch Times)

L’enseignement du Falun Gong comprend de nombreuses références à la culture chinoise et à ses influences bouddhistes et taoïstes. « En France, nous avons un certain nombre de gênes historiques. Le Falun Gong se rapporte au passé historique que chaque Chinois porte en lui-même. Ce sont des valeurs positives pour l’être humain, qui permettent aux individus d’être en phase avec eux-mêmes, de trouver une maîtrise de soi et une paix », continue l’ancienne ministre.

Suite aux discours, la parade a quitté la Place de la Bourse pour défiler sur les grands boulevards. De nombreux passants se sont arrêtés pour regarder les différents groupes et recevoir des informations de la part des pratiquants qui distribuaient des dépliants.

(Gaëlle Didillon/Epoch Times)
(Da Ji Yuan)
(Gaëlle Didillon/Epoch Times)

Bwisah et Rim, deux étudiantes, sont venues de Los Angeles pour visiter Paris. Sur la Place du Louvre, elles restèrent un bon moment pour regarder la parade. « Le gouvernement chinois met tout en place pour que personne ne sache ce qui se passe », s’étonne Bwisah. « Nous vivons à Los Angeles, pourtant nous n’avons jamais entendu parler de cela, il nous a fallu venir à Paris pour en être informé ! »

« Ce qui est incroyable, c’est leur façon de présenter leur culture. Là où certaines personnes iraient crier des slogans, ils montrent calmement qui ils sont et disent : nous avons besoin de préserver cela. Plutôt que de nous l’enlever, laissez-nous le préserver », continue Rim, qui espère que « beaucoup de gens verront cela et seront mis au courant de ce qui se passe ».

(Gaëlle Didillon)
Sylvie, comédienne, a fait part de ses impressions sur le défilé. (關宇寧/大紀元)

« Je pense que c’est important que les gens en France sachent ce qui se passe en Chine, de la persécution et de ce message de tolérance. Il faut calmer les gens, leur éviter de tomber dans un système d’agressivité. Authenticité, compassion, tolérance, ce sont des valeurs humaines, très simples, innées, c’est important de les transmettre et de les préserver », commente pour sa part Sylvie, une autre passante.

L’arrivée du défilé sur la Place du Louvre (Gaëlle Didillon/Epoch Times)

« Le Falun Gong a apporté de la clarté à ma vie »

Le Falun Gong est une discipline basée sur la « cultivation-pratique », qui signifie travailler sur son corps et son esprit, élever sa moralité. Dans la tradition chinoise, corps et esprit ne sont pas séparés : en plus de pratiquer cinq séries d’exercices physiques, ses pratiquants étudient un enseignement spirituel.

(David Vives/Epoch Times)

David Jianotti, jeune Milanais ayant commencé la pratique en 2014, affirme que le Falun Gong a apporté « de la clarté » à sa vie. « Pendant plusieurs années, je recherchais un moyen de me trouver, de me comprendre et de comprendre l’univers autour de moi. J’ai pratiqué les arts martiaux, la méditation, puis j’ai trouvé le Falun Gong. J’ai commencé à comprendre; ce qu’il faut, c’est chercher à l’intérieur et s’améliorer soi-même. J’étais toujours d’accord avec cette idée, mais n’avait aucune voie à suivre, j’avais besoin de changer mais sans en trouver la force, besoin de croire sans trouver de chemin pour y arriver. Le Falun Gong a apporté de la clarté à ma vie. En lisant le Zhuan Falun (livre résumant l’enseignement de la méthode, ndr), j’ai tout de suite compris que c’était ce que je cherchais », témoigne-t-il.

Séance photo pour les fées célestes sur la Place du Louvre. (Gaëlle Didillon/Epoch Times)

Le lendemain, il a fait partie de ceux qui se sont exprimés lors d’un séminaire où les pratiquants européens ont partagé leurs expériences. «C’est une opportunité, il est toujours important d’arriver à comprendre ce qu’il faut chercher et trouver en soi, et ce qu’il faut améliorer. Ainsi, nous saisissons d’autres aspects positifs de la pratique », explique-t-il.

Le défilé s’est terminé par une veillée aux chandelles devant le Trocadéro.

(Gaëlle Didillon/Epoch Times)
Veillée aux chandelles au Trocadéro (Siao Yong/Epoch Times)
Veillée aux chandelles au Trocadéro (Siao Yong/Epoch Times)

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