Meurthe-et-Moselle : il tire une quinzaine de flèches sur le bison en plastique d’un restaurant Buffalo Grill

Par Séraphin Parmentier
1 août 2020
Mis à jour: 1 août 2020

Un homme d’une trentaine d’années s’en est pris à la mascotte de la célèbre enseigne de restauration, devant les clients et le personnel de l’établissement sidérés par la scène.

Les faits ont eu lieu le mercredi 29 juillet devant le restaurant Buffalo Grill d’Essey-lès-Nancy, une commune d’un peu moins de 9000 habitants située dans la banlieue de Nancy (Meurthe-et-Moselle).

Vers 12 h 15, un homme vêtu d’un costume, carquois en bandoulière, a décoché plusieurs flèches sur l’imposant bison en plastique rouge qui trône devant l’enseigne de restauration spécialisée dans les grillades.

D’après les journalistes de L’Est Républicain, la mascotte de l’établissement a reçu une quinzaine de traits en l’espace de quelques minutes, sous les yeux des clients et du personnel du restaurant, médusés.

L’archer n’étant manifestement pas prêt à cesser son manège de lui-même, ce sont les forces de l’ordre qui, alertées, sont intervenues pour y mettre un terme.

L’olibrius a alors étreint le bison factice avant de répondre calmement aux questions des policiers. Si le directeur du restaurant a finalement décidé de ne pas déposer plainte contre lui, le tireur a été menotté et emmené au commissariat de Nancy afin d’être placé en garde à vue.

Un passage au poste qui a inspiré cette réflexion à l’intéressée : « C’est bien la preuve qu’un animal en plastique a beaucoup plus de valeur qu’un véritable animal ! »

D’après le quotidien régional, l’énergumène en question serait Gilbert Coqalane, un « performer » de la région habitué à ce genre de prestations peu banales.

« Vous rendez-vous compte que pour une bestiole en plastique est engagée tout une procédure policière, voire juridique, alors que le droit des animaux, des vrais, est pour ainsi dire inexistant », a expliqué M. Coqalane.

23 heures de garde à vue et une convocation devant le procureur de la République

Le trentenaire s’était déjà signalé de façon loufoque par le passé, en s’allongeant sous la Joconde en 2015 par exemple ou encore en commettant un accrochage sauvage à la galerie Perrotin en 2016.

Le 29 juillet 2020, il avait donc décidé de se faire de nouveau remarquer en se lançant « sans filet » afin de défendre la cause animale, ne craignant pas d’engager « sa responsabilité civile et pénale » à cet effet.

« […] Je fabrique des images et de l’émotion, c’est ma façon d’ajouter une pièce au puzzle, comme le font aussi des scientifiques, des politiques et des citoyens lambda », a déclaré Gilbert Coqalane dans les colonnes de L’Est Républicain.

« Des images et de l’émotion » qui lui valaient d’être encore entendu par les fonctionnaires de l’hôtel de police de Nancy ce mercredi en fin d’après-midi.

Le mis en cause est finalement ressorti du commissariat du boulevard Lobau après 23 h de garde à vue et s’est vu remettre une convocation devant le procureur de la République le 4 janvier 2021.

 

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