Meurtre de Philippe Monguillot : l’un des quatre mis en examen est en situation irrégulière sur le territoire français

Par Séraphin Parmentier
18 juillet 2020
Mis à jour: 18 juillet 2020

Selon le directeur général de l’office HLM Habitat Sud Atlantique, l’un des quatre individus mis en examen est un clandestin qui squattait depuis plusieurs mois un appartement appartenant au parc du bailleur social.

Quelques jours après l’agression sauvage qui a coûté la vie à Philippe Monguillot, un chauffeur de bus bayonnais âgé de 58 ans et père de trois enfants, les journalistes de France Bleu ont interrogé plusieurs habitants du quartier Balichon, dans le centre-ville de Bayonne (Pyrénées-Atlantiques).

C’est dans une HLM de ce quartier que les quatre suspects ont été arrêtés par les forces de l’ordre. Deux d’entre eux sont poursuivis pour tentative d’homicide volontaire, le troisième pour soustraction de criminel à l’arrestation et aux recherches, et le quatrième pour non-assistance à personne en danger.

Régine, qui réside depuis plus de 50 ans dans le quartier Balichon, habite au même étage que l’un des quatre hommes mis en examen.

« C’était le compagnon de Linda. Il logeait les jeunes qui ont agressé le chauffeur de bus. Je le connaissais, bien sûr qu’on le connaissait dans la Tour. Il buvait des bières et consommait de la drogue. Il vivait dans l’appartement de sa compagne qui est morte à l’automne dernier. Il n’avait ni eau, ni électricité. Il allait boire son café à la MVC. Il faisait peur, il était agressif », a-t-elle expliqué sur les ondes de France Bleu.

Directeur de la Maison de vie citoyenne (MVC) du centre-ville de Bayonne, Éric Braud connaissait lui aussi l’individu poursuivi pour avoir hébergé les agresseurs présumés du chauffeur de bus.

« Il venait boire un café, on sait qu’il avait des problèmes d’addictions plus, plus, plus. Donc ça pose la question de la psychiatrie, comment on accompagne ces gens là, quelles réactions on a. J’avais alerté le Conseil local de sécurité et de la prévention de la délinquance. Les infirmiers de Bizia, le centre de soins en addictologie de l’hôpital de Bayonne viennent faire des actions de prévention », souligne M. Braud.

L’homme mis en examen pour soustraction de criminel à l’arrestation et aux recherches squattait le logement de son ancienne compagne, décédée il y a quelques mois. Fin 2019, Habitat Sud Atlantique (HSA), l’office HLM de la communauté d’agglomération Pays basque, avait lancé une procédure d’expulsion à son encontre.

« La procédure devant le tribunal d’instance est longue et ajouté à cela, le confinement est survenu. Sachant que nous avons également appris que cet individu était en situation irrégulière sur le territoire français », explique Lausséni Sangaré, directeur général de HSA.

Les obsèques de Philippe Monguillot doivent avoir lieu le lundi 20 juillet à 14 h 30, en l’église Sainte-Croix de Bayonne.

 

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