Migrants : le texte de Matteo Salvini définitivement adopté

Par Epoch Times avec AFP
6 août 2019 Mis à jour: 6 août 2019

Le texte accorde au ministre des pouvoirs élargis pour interdire les eaux territoriales aux navires ayant secouru des migrants, confisquer les bateaux des ONG et imposer à leurs commandants des amendes pouvant aller jusqu’à 1 million d’euros.

Lundi soir, le Sénat a voté la confiance au gouvernement italien sur un nouveau tour de vis sécuritaire réclamé par le ministre de l’Intérieur, Matteo Salvini.

Déjà adopté par la Chambre des députés, le texte sur lequel le gouvernement populiste avait posé la question de confiance est passé avec 160 voix pour (57 voix contre) et l’abstention des partis d’opposition de droite et d’extrême droite (21 voix).

« Le décret sécurité octroie plus de pouvoirs aux forces de l’ordre, plus de contrôles aux frontières, plus d’hommes pour arrêter les mafieux », s’est félicité Matteo Salvini sur Facebook.

Après l’affront de Carola Rackete, la capitaine du Sea-Watch3 qui avait accosté de force à Lampedusa pour débarquer des migrants secourus en mer, le texte donne la possibilité d’intercepter préventivement un navire et d’infliger jusqu’à 10 ans de prison pour toute résistance.

En juin, une juge avait invalidé l’arrestation de Carola Rackete, arguant que le décret signé par M. Salvini pour interdire les eaux italiennes au Sea-Watch3 en vertu d’un précédent texte sécuritaire n’était « pas applicable aux opérations de sauvetage ».

Le nouveau texte accroit aussi les possibilités d’écoutes et de recours pour des agents sous couverture pour lutter contre toute forme de complicité à l’immigration clandestine.

Le texte présente aussi une série de mesures sur le quotidien des policiers ou contre les violences autour des stades et des manifestations. Désormais, le seul fait de porter un casque ou une capuche lors d’une manifestation sera passible de deux à trois ans de prison et l’utilisation de battes de baseball, bâtons, ou feux d’artifice contre les forces de l’ordre pourra valoir quatre ans de prison.

 

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