Afrique du Sud: une militante défendant les fermiers blancs a été battue à mort avec un marteau

27 mai 2019
Mis à jour: 27 mai 2019

Annette Kennealy, une militante politique sud-africaine blanche de 51 ans, a été retrouvée battue à mort dans sa ferme à Louis Trichardt, dans la province de Limpopo en Afrique du Sud, le 21 mai, selon la police.

Mme Kennealy a publiquement soutenu la communauté afrikaner blanche et a servi le parti de l’Alliance démocratique (DA) en tant que conseillère municipale de 2011 à 2014. Elle s’est prononcée contre la récente vague d’attaques de fermes qui a inondé les campagnes sud-africaines.

La tension actuelle survient après que le Congrès national africain (ANC) – le gouvernement sud-africain contrôlé par l’ANC – a modifié la constitution pour permettre l’expropriation des propriétaires fonciers blancs – sans compensation financière dans certains cas – et la restitution des terres aux descendants des premiers habitants dans les zones rurales.

Le déséquilibre de la propriété foncière en Afrique du Sud dû aux politiques coloniales et à l’apartheid demeure un point de tension important dans le pays.

Mme Kennealy publiait régulièrement ses opinions politiques sur sa page Facebook, et plus récemment ses préoccupations au sujet de la dernière vague d’attaques contre les fermiers blancs (10 attaques contre des fermiers blancs en seulement 4 jours, dont une meurtrière), c’était dimanche dernier, le 19 mai, après son retour d’une visite chez sa mère.

Comme sa mère n’a reçu aucune réponse de sa part les jours suivants, elle a entamé une enquête et a alerté la police. Les autorités ont trouvé Mme Kennealy morte, face contre terre dans une mare de sang dans sa ferme à Louis Trichardt.

À côté de son corps, un marteau a été trouvé, a déclaré la police. D’après South Africa Today, elle avait aussi une tige de fer pliée autour du cou.

Un suspect de 40 ans, le colonel Moatshe, a été arrêté et comparaîtra bientôt devant le tribunal de première instance de Louis Trichardt, selon un porte-parole de la police, annonce le Daily Mail.

Un porte-parole du procureur de la province du Limpopo a exprimé son chagrin devant la propagation de sa mort : « Le procureur a demandé que justice soit faite aux responsables de son meurtre atroce. »

« Mme Kennealy a été conseillère de la DA entre 2011 et 2014, et l’on se souviendra d’elle pour ses services désintéressés et son engagement envers les droits de la personne. »

« La DA tient en outre à exprimer sa sincère gratitude au Service de police sud-africain et aux institutions communautaires pour leur réaction rapide et professionnelle. »

« Nous espérons que les responsables seront bientôt traduits en justice et que justice sera faite. »

Les récentes tensions raciales dans le pays ont augmenté depuis décembre de l’année dernière, lorsque le Parlement a voté par 209 voix contre 91 en faveur d’un amendement à la Constitution, qui permet la nationalisation des terres appartenant à des propriétaires fonciers blancs, sans compensation financière dans certaines circonstances.

Le gouvernement sud-africain, dirigé par le président de l’ANC, Cyril Ramaphosa, affirme que les changements sont nécessaires pour compenser le « déséquilibre historique » causé par l’apartheid et le colonialisme.

Selon une enquête de 2017, 72 % des terres appartenaient à des Blancs, qui représentent 9 % de la population totale.

Le président sud-africain Cyril Ramaphosa s’adresse à la foule lors d’une réunion de campagne à Mitchells Plain le 3 mai 2019 à Cape Town (Rodger BoschAFP/Getty Images)

Le président Ramaphosa a déclaré que tout le monde devrait « se détendre » et que le processus de réforme agraire serait légal et sans raison de s’alarmer. Tout se passerait « très bien », avait-t-il déclaré.

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