Un milliardaire donne 1 000 millions de dollars pour sauver 30% de la planète dévastée

Par Catherine Bolton
19 août 2019 Mis à jour: 19 août 2019

Sauver la planète semble être une tâche décourageante et presque irréalisable, car les effets de la déforestation intensive et de la pollution industrielle ravagent les plantes, les animaux et les écosystèmes, voire les font disparaître.

Il faudra énormément de temps et d’efforts pour réparer les dommages déjà causés et mettre au point de nouveaux modes de vie durables sans exposer la planète à un risque encore plus grand. Tout cela signifie qu’il en coûtera très cher, mais grâce à un homme d’affaires et philanthrope du pays le plus neutre du monde, il y a de l’espoir à l’horizon.

Hansjörg Wyss a fait fortune en vendant de l’équipement médical. Il a fondé une entreprise qui fabrique des plaques internes et des vis pour les os cassés. Après avoir été élevé par une famille de classe moyenne dans un appartement à Berne, en Suisse, il est devenu l’un des 300 individus les plus riches du monde en 2019.

Il y a beaucoup de choses que les gens peuvent faire avec une fortune personnelle nette estimée à 5,9 milliards de dollars, y compris continuer à l’accumuler. Mais pour M. Wyss, la perspective d’envisager une planète complètement détruite par ses habitants est plus qu’insupportable.

Il a été rapporté en octobre que M. Wyss a l’intention de faire don de la somme énorme d’un milliard de dollars pour la conservation de la planète au cours de la prochaine décennie, se donnant pour mission personnelle de contribuer suffisamment aux efforts environnementaux pour que sa fondation puisse à elle seule s’occuper de sauver 30 % de la planète.

Tout cet argent ne va pas aller au même endroit. M. Wyss lui-même a établi un plan pour répartir les fonds entre diverses initiatives et efforts afin de pouvoir faire une plus grande différence. Il consacrera des fonds à des projets de recherche sur la conservation et les modes de vie durables, en plus de dépenser de l’argent pour mieux communiquer ses initiatives avec le monde entier et de faire la lumière sur la façon de mieux conserver les habitats terrestres et marins des plantes et des animaux.

Les scientifiques ont estimé que si toutes les espèces animales ont été menacées d’extinction à un moment ou à un autre, le taux actuel d’extinction est 1 000 fois plus rapide qu’avant l’activité humaine.

Afin d’enrayer ce phénomène, a expliqué M. Wyss, il faut convertir de plus en plus de surface de la Terre en refuges, en habitats fauniques, en parcs nationaux publics et en réserves marines. Il prévoit dépenser de l’argent pour rendre cela possible, tout en finançant des projets pour aider à la recherche sur les meilleures façons d’effectuer ces conversions et d’aider les collectivités à soutenir des secteurs comme celui-ci dans leur propre environnement.

« Ce que nous avons constaté au fil des ans, c’est que si l’initiative n’est pas dirigée par des gens qui vivent dans ces collectivités, s’il n’y a pas d’adhésion locale, il y aura un problème politique, il y aura un problème de protection permanente de ces endroits », explique Greg Zimmerman, qui travaille comme directeur des communications pour la campagne Wyss, nommée Wyss Campaign for Nature (la campagne Wyss pour la nature).

Il y a un long chemin à parcourir pour trouver le point où les dommages que les humains ont causés à la planète Terre peuvent être sensiblement inversés, mais M. Wyss a déjà bien avancé. À la fin de 2018 seulement, il avait déjà versé 66 millions de dollars pour le démarrage des projets dans lesquels il avait souhaité se lancer, et au cours des neuf prochaines années, il y a encore 930 millions de dollars qui vont suivre.

De gauche à droite : Hansjorg Wyss, Roz Zander et Michael Bloomberg assistent à la soirée-bénéfice Oceana 2015 au restaurant Four Seasons à New York le 1er avril 2015. (©Getty Images | Craig Barritt)
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