Miss Monde Canada : un exemple de résistance aux intimidations du régime chinois

10 juin 2015
Mis à jour: 22 novembre 2015

Les Canadiens d’origine chinoise, tibétaine ou ouïghoure sont espionnés et menacés. Mais quand cela concerne une reine de beauté, le problème prend alors une envergure nationale.

Anastasia Lin, nouvellement élue candidate Miss Monde pour le Canada, a attiré l’attention sur la sombre réalité pour de nombreux Canadiens d’origine chinoise : les forces de sécurité chinoises présentes au Canada les espionnent et leurs proches en Chine sont menacés lorsque les forces de sécurité découvrent des choses qu’elles n’aiment pas.

Anastasia Lin, citoyenne canadienne depuis plus de dix ans, a probablement surpris les employés de la sécurité en Chine lorsqu’elle a rapporté publiquement les menaces dirigées contre son père en Chine dans une tentative d’entraver sa défense des droits de l’homme. Lorsqu’ils ont intimidé le père pour faire pression sur sa fille, ils ne pensaient pas que cela ferait un jour les gros titres de la presse.

Le régime autoritaire de la Chine a couramment recours aux menaces envers les membres des familles de citoyens canadiens qui dénoncent les abus du régime. Jusqu’à présent, on n’en avait pas fait grand cas.

Anastasia Lin, une Torontoise de 25 ans qui a fait campagne pour le titre de Miss monde Canada autour de la défense des droits de l’homme, a rapporté que ce qui lui est arrivé est courant.

« Je pense que ce qui s’est passé n’est que la pointe de l’iceberg. Les gens ne voient qu’une toute petite partie de quelque chose de gigantesque. Il y a beaucoup d’histoires de ce genre dont on n’a jamais vraiment parlé. »

Epoch Times s’est entretenu avec plusieurs Canadiens dont les membres de la famille ont été menacés en Chine, après que ces Canadiens ont critiqué le Parti communiste au pouvoir en Chine pour avoir emprisonné, torturé et tué des gens.

La tactique est bien rodée : des Sino-canadiens révèlent publiquement les brutalités, les meurtres et autres abus qui se déroulent en-dehors du système judiciaire en Chine. Suite à cela, des membres de leur famille en Chine reçoivent la visite d’employés de la sécurité, parfois de la police, ou des agents du Bureau 610 ou encore du ministère de la Sécurité publique.

Il n’est pas rare non plus que de telles visites des forces de la Sécurité soient suscitées par des conversations personnelles entre une personne au Canada et une autre en Chine sur des sujets non politiques, si la personne au Canada est politiquement active.

Au cours des interrogatoires qui suivent, les forces de la sécurité révèlent qu’elles surveillent les membres de la famille au Canada et menacent les personnes en Chine pour les forcer à rompre tout contact ou à rapporter les activités des proches au Canada.

Certaines des personnes interviewées pour cet article appartiennent à des groupes ethniques ou religieux ciblés par le régime chinois, ou défendent les droits de l’homme ou de la démocratie. Certains ont préféré rester anonymes. Leurs noms ne seront pas révélés et une partie de leur histoire seulement sera racontée. Ils craignent pour les membres de leur famille en Chine dont certains sont emprisonnés pour des raisons politiques ou essaient d’immigrer.

Urgyen Badheytsang, directeur du bureau canadien des Étudiants pour un Tibet libre, los d'une conférence de presse le 6 novembre 2014 à Ottawa au Canada. Urgyen Badheytsang dit que l'attention qu'Anastasia Lin a attirée sur la répression menée par le régime chinois contre les critiques de l'étranger est encourageante. (Matthew Little/Epoch Times)
Urgyen Badheytsang, directeur du bureau canadien des Étudiants pour un Tibet libre, los d’une conférence de presse le 6 novembre 2014 à Ottawa au Canada. Urgyen Badheytsang dit que l’attention qu’Anastasia Lin a attirée sur la répression menée par le régime chinois contre les critiques de l’étranger est encourageante. (Matthew Little/Epoch Times)

« Personne ne veut me parler »

Rukiye Turdush, une militante ouïghoure vivant à Toronto, ne peut plus communiquer avec ses amis et sa famille dans sa ville natale d’Urumchi, capitale de la région autonome du Xinjiang, aussi appelée Turkestan, sans les mettre en danger.

« Lorsque j’ai appelé une de mes amies, elle a répondu : ‘Je suis fière de toi mais ne m’appelle plus jamais et je ne pourrai plus t’appeler non plus.’ Ensuite elle m’a raccroché au nez. »

La plupart ont bloqué Rukiye sur WeChat, un service populaire de messagerie et d’appel en ligne. D’autres ont décroché leur téléphone et lui ont demandé de ne plus jamais la rappeler, tout en s’excusant et en espérant qu’elle comprenne.

« Ils me manquent parfois. J’ai besoin de leur parler, mais personne, personne ne veut me parler. »

Les Ouïghours, qui font face à une répression similaire à celle que subissent les Tibétains, ont été les premiers prisonniers politiques exécutés et dont les organes ont été prélevés, selon des sources policières chinoises rapportées dans le dernier livre d’Ethan Gutmann – The Slaughter : Mass Killing, Organ Harvesting, and China’s Secret Solution to Its Dissident Problem (« Le massacre : meurtres de masse, prélèvements d’organes et la solution secrète de la Chine au problème des dissidents »).

Rukiye sait maintenant qu’un coup de fil pour évoquer des souvenirs d’enfance provoquera la visite des forces de sécurité chez ses amis, ce qui en effrayera et fera pleurer plus d’un. Son oncle a été interrogé plus d’une fois, on lui a demandé de faire taire Rukiye, sans quoi il aurait à faire face aux conséquences. Lorsqu’il est décédé l’an dernier, Rukiye n’a pas pu appeler sa tante et ses cousins pour leur présenter ses condoléances.

Parmi ceux qui ont été interrogés par Epoch Times, peu connaissent tous les détails de ce qui arrive à leurs proches. Ceux-ci ont peur d’en parler, convaincus qu’ils sont surveillés.

« Mes voisins ont dû aller se cacher »

Quand le militant Tsewang Dhondup a fui le Tibet en 2008 après avoir essuyé deux coups de feu au cours d’une manifestation, il a finalement atterri à Toronto. Les menaces ont suivi. « La plupart des défenseurs des droits qui se sont échappés du Tibet ont directement eu affaire à ce genre d’avertissements », a raconté Tsewang dans un courrier électronique traduit.

« Les gens sont renvoyés de leur poste dans l’administration si leurs proches s’expriment en-dehors du Tibet », a-t-il expliqué. « Dans mon cas, non seulement ma famille mais aussi beaucoup de voisins ont dû se cacher pour échapper à la persécution après que j’ai fui le Tibet. »

Le lendemain de sa fuite, le chef du village de Tsewang était arrêté. Les villageois étaient terrifiés.

« Les gens ne se sentaient même plus en sécurité chez eux, tellement ils avaient peur d’être arrêtés et punis. »

Il a divorcé fin 2010 pour protéger son épouse des représailles contre son militantisme à l’étranger.

« C’est la situation concrète aujourd’hui. Les problèmes de Miss Monde Canada sont les mêmes que ceux de plusieurs millions de personnes persécutées par la Chine », a-t-il dit.

« Dites-nous ce que fait votre frère »

En 2012, Joe Wang, le président de la chaîne de télévision NTD au Canada, a reçu un appel du domicile de son frère dans la province du Anhui dans l’est de la Chine. Après avoir répondu, il a compris que c’était un agent du ministère de la Sécurité d’État en Chine.

L’agent voulait que la chaîne de télévision adoucisse le ton des reportages critiquant le Parti communiste chinois. À cette époque, Joe Wang a dit qu’il était assez courant de recevoir ce genre d’appels. Mais plus souvent, c’était son frère qui parlait sous la surveillance d’un agent de sécurité.

Jeff Yang, un habitant de Calgary au Canada, avait été interviewé par NTD en 2012 à propos du rachat de la China National Offshore Oil Corporation (CNOOC) par Nexen basée à Calgary.

Géologue pétrolier, Jeff Yang travaillait pour la CNOOC depuis 1999. Il a révélé comment les employés de la sécurité de la compagnie coopéraient avec le Bureau 610 pour envoyer dans des centres de détention et de lavage de cerveau les employés qui pratiquaient le Falun Gong.

Le frère de M. Yang avait ensuite été contacté par les forces de la sécurité et interrogé. Il a appelé Jeff Yang terrifié. Lui-même avait été effrayé.

« Ces hommes ont dit à mon frère : ‘Tu devrais nous dire ce que fait ton frère au Canada’ », a rapporté Yang. Ils lui ont dit que s’il n’arrêtait pas l’activité militante de Yang au Canada, son travail comme celui de son fils en Chine pourraient « devenir un problème ».

Jeff Yang, un pratiquant de Falun Gong, agit pour sensibiliser les gens sur la question des droits de l’homme en Chine. Les employés de la sécurité ont rapporté ses activités à sa famille en Chine.

Les agents de sécurité demandent habituellement aux Chinois d’espionner leurs proches ou de leur fournir des informations détaillées comme leurs lieux de travail, leurs adresses physiques et électroniques, leurs numéros de téléphone et ainsi de suite.

Kayum Masimov, un Canadien ouïghour de Montréal, n’a pas de famille en Chine mais il a reçu des menaces de mort par téléphone et subit les perpétuelles cyber-attaques qui touchent les opposants au régime, comme l’a révélé une étude détaillée du Citizen Lab à Toronto.

Kayum Masimov a compati envers l’expérience de Mlle Lin et s’est dit reconnaissant envers le fait qu’elle ait attiré l’attention publique sur ces menaces.

« Ce qui est arrivé à Miss Monde Canada est courant. C’est la pratique courante en Chine », a-t-il dit.

« Même si vous quittez la Chine, vous n’êtes pas libre. La persécution passe les frontières physiques de la Chine. Ce n’est pas une vue d’esprit de quelques marginaux – c’est vraiment courant. »

Kayum a ajouté que les Ouïghours qui retournent dans la région du Xinjiang risquent d’être interrogés et d’être forcés à espionner une fois de retour au Canada.

Bien que l’espionnage se concentre particulièrement sur les groupes et communautés dissidents, les Chinois ordinaires occupant des postes sensibles au sein du gouvernement ou d’entreprises pourraient également être contraints d’espionner.

« Mon père a été battu »

Bob Fu, fondateur et président de ChinaAid, un organisme international chrétien de défense des droits de l’homme basé aux États-Unis, sait également que la violence n’est pas rare.

« Mon père a été battu après que j’ai diffusé en 2002 des documents contenant des secrets d’État et des faits de la persécution menée par le régime », a-t-il raconté.

« Tous mes proches, parmi lesquels certains que je n’ai jamais rencontré, ont été interrogés et menacés. Le message que m’adressent les autorités est clair : ‘Bob Fu, tu la fermes, sans quoi nous, les forces de la sécurité chinoise, nous n’arrêterons pas de harceler les membres de ta famille.’ »

Suite à cette expérience, Bob Fu se sent parfois coupable de militer.

Ce sentiment est partagé par Anastasia Lin. Elle a mené sa campagne pour Miss Monde Canada sur le thème de la défense des droits de l’homme, en s’engageant à être « la voix de ceux qui n’en ont pas ». Elle a déclaré que rester silencieuse aurait signifié tourner le dos à tout ce qu’elle a jusque là défendu.

La famille de Shen Xue, journaliste récompensée et célèbre militante pour la démocratie installée à Toronto, a également reçu des menaces.

« Le régime communiste a utilisé ce qu’il y a de plus sensible chez les gens – leur amour pour la famille, l’amour de leur lieu de naissance et de leur pays, l’affection pour leurs amis, tout. Si c’est un outil qu’ils peuvent utiliser, ils n’hésiteront pas », a-t-elle déclaré.

Shen Xue s’est enfuie de Chine après le massacre de la place Tiananmen en 1989. Sa famille est hors de Chine, mais les forces de la sécurité continuent de menacer la famille de son mari en Chine.

Dick Chan, le fondateur de l'Association de Toronto pour la démocratie en Chine, dit que le régime chinois considère les Sino-canadiens comme ses propres citoyens et que, par conséquent, il étend ses pratiques répressives au-delà de son territoire. (Matthew Little/Epoch Times)
Dick Chan, le fondateur de l’Association de Toronto pour la démocratie en Chine, dit que le régime chinois considère les Sino-canadiens comme ses propres citoyens et que, par conséquent, il étend ses pratiques répressives au-delà de son territoire. (Matthew Little/Epoch Times)

« C’est incompréhensible »

Punir une personne pour le délit d’une autre est une pratique courante en Chine, une pratique de culpabilité par association utilisée intensivement depuis la prise de pouvoir du Parti communiste chinois (PCC) en 1949.

Autrefois utilisée dans les campagnes politiques comme la Révolution culturelle pour étiqueter des catégories entières de gens – les propriétaires, les croyants, les intellectuels et les « droitistes » qui soutenaient les idées traditionnelles liées à la culture et la moralité chinoises – cette pratique est désormais devenue habituelle.

Le PCC utilise la culpabilité par association pour affaiblir les rapports de loyauté. Les gens doivent préférer le Parti à leur propre famille, un choix qui a contraint d’innombrables Chinois à dénoncer ceux qui leur étaient les plus chers.

Au Canada, ceux qui exercent leur liberté d’expression voient les membres de leur famille en Chine devenir otages du régime.

« Dans cette société moderne civilisée, c’est incompréhensible, mais en Chine ça se rapproche de la norme », a déclaré M. Masimov.

L’intimidation oblige les Sino-canadiens ou les Chinois vivant au Canada pour étudier ou travailler à rester tranquilles.

Les forces de sécurité en Chine ont averti les parents ouïghours qu’ils pourraient subir de fâcheuses conséquences si leurs enfants étudiant au Canada prenaient contact avec les Ouïghours en Chine. Rukiye Turdush note que cela les a laissé effrayés et isolés.

En 2010 et 2011, Epoch Times avait révélé que les ambassades chinoises aux États-Unis et au Canada avaient usé de leur influence pour forcer des étudiants chinois à rejoindre des rassemblements en vue de souhaiter la bienvenue aux hauts dirigeants Chinois. Ces manœuvres avaient pour but de cacher les manifestations pour les droits de l’homme organisées pendant la visite par des groupes comme les Ouïghours, les Tibétains ou les pratiquants de Falun Gong.

Ces actions suivaient une directive précédente adressée par le régime chinois à toutes ses ambassades et consulats dans le monde.

En 2005, Chen Yonglin, le Premier secrétaire et consul des Affaires politiques, avait fui le consulat chinois de Sydney et dénoncé cette directive. Les ambassades avaient reçu l’ordre d’influencer les représentants du gouvernement, de mobiliser les étudiants et la communauté chinoise et de contrôler les médias en langue chinoise pour influencer l’opinion publique sur la Chine.

« Je ne suis pas un Chinois de l’étranger »

Le régime justifie ces pratiques par une assertion simple mais efficace : tous les Chinois – où qu’ils résident – sont sous le contrôle de son autorité.

Dick Chan, le président fondateur de l’Association de Toronto pour la démocratie en Chine, a dit que cette idée se résume en quelques mots – les Chinois de l’étranger.

« Le Parti communiste chinois utilise ce terme ‘Chinois de l’étranger’ pour légitimer leur influence sur la communauté sino-canadienne », a-t-il expliqué.

« Nous sommes Canadiens. Ils n’ont aucun droit d’interférer avec la moindre de nos lois », a-t-il ajouté.

« Je ne suis pas un Chinois de l’étranger, je suis Canadien. C’est eux qui sont à l’étranger par rapport au Canada. »

Selon Dick Chan, même le gouvernement et les médias canadiens ont dans une certaine mesure adhéré à cette idée : considérer des Sino-canadiens d’abord comme des Chinois puis comme des Canadiens. S’ils étaient considérés d’abord et avant tout comme des Canadiens, les menaces du régime envers eux provoqueraient une plus forte réaction.

La militante chinoise pour la démocratie Sheng Xue s'exprime devant les défenseurs du Tibet, devant le consulat de Chine à Toronto en 2008. Sheng Xue dit que le régime chinois utilise les membres de la famille pour contrôler les Sino-canadiens. (Matthew Little/Epoch Times)
La militante chinoise pour la démocratie Sheng Xue s’exprime devant les défenseurs du Tibet, devant le consulat de Chine à Toronto en 2008. Sheng Xue dit que le régime chinois utilise les membres de la famille pour contrôler les Sino-canadiens. (Matthew Little/Epoch Times)

« Je souhaite que chacun puisse être comme elle »

Il est également important que les Sino-canadiens ou d’autres personnes menacées par le régime dénoncent cette situation, comme l’a fait Anastasia Lin, a déclaré Rukiye Turdush.

« Je souhaite que chacun puisse être comme elle, parce qu’alors la Chine ne pourra plus manipuler les gens. »

Si les gens gardent le silence, cela encourage cette pratique, a-t-elle précisé.

« La Chine se dira alors ‘Ha ha, ça marche’ et ils continueront d’utiliser cette pratique en mettant la pression sur ces familles et en faisant tout ce qu’ils veulent. »

En prenant la parole, Anastasia Lin a aidé à esquisser ce problème, a commenté Urgyen Badheytsang, le directeur du bureau canadien des Étudiants pour un Tibet libre.

« Lorsque Miss Monde Canada est menacée par quelque chose de ce genre, tout le monde comprend. Maintenant les Canadiens ont l’impression qu’un des leurs a été affecté par la situation des droits de l’homme en Chine », a ajouté Urgyen Badheytsang.

Kayum Masimov a précisé qu’avec plus d’un million de Canadiens potentiellement touchés par ce problème, cela ne peut pas être ignoré.

« C’est une question de souveraineté », a-t-il dit.

« Important et puissant »

Le changement est peut-être déjà en train de se faire. Le Département canadien des Affaires étrangères et du commerce international a commenté les menaces dirigées contre la famille de Mlle Lin, rompant le traditionnel silence du gouvernement sur cette question.

Dans une déclaration envoyée à Epoch Times, un porte-parole du département a écrit : « Le Canada félicite Mlle Lin pour ses efforts d’éveiller les consciences au sujet des les libertés de croyance et d’expression.

« Le Canada est également préoccupé par les allégations selon lesquelles les autorités chinoises auraient harcelé la famille de Mlle Lin en Chine », poursuit la déclaration.

C’est encore peu, mais pour Mlle Lin, c’est important. Elle a adressé une lettre ouverte au Département canadien des Affaires étrangères et du commerce international FAIT en les remerciant infiniment pour leur soutien.

« Votre geste est à la fois significatif et puissant. […] Une telle attention est souvent le seul outil pour aider à stopper les violations des droits de l’homme en Chine », a-t-elle écrit.

Xun Li, président de l’Association Falun Dafa au Canada, espère davantage.

« Alors que nous applaudissons le gouvernement canadien pour son soutien apporté à Mlle Lin, j’encourage notre gouvernement à continuer de dénoncer et à exiger des autorités chinoises qu’arrêtent le harcèlement », a-t-il commenté.

Xun Li croit que chaque tentative du régime pour faire taire les critiques des Canadiens est une occasion de le réfuter et de révéler sa vraie nature. Il espère que davantage de gens encore démontreront leur courage.

De son côté, Anastasia Lin se prépare à aller en Chine pour la finale de Miss Monde qui aura lieu le 19 décembre à Sanya. Le prochain épisode de cette histoire devrait être intéressant, a conclu M. Badheytsang.

« Ce problème est vraiment en train d’exploser au grand jour. C’est génial car l’élection finale aura lieu en Chine, n’est-ce pas ? Elle a tout misé. Il faut attendre la suite. »

 

Article original : Threats Against Miss World Canada : Common, Say Canadians

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