«Ils m’ont torturée jusqu’à ce que je veuille mourir»: l’expérience infernale d’une femme emprisonnée pour sa croyance

Par Epoch Times
9 mai 2019 Mis à jour: 13 juillet 2019

« Il ne restait que dix jours avant le Nouvel An lunaire. Mes deux enfants étaient très jeunes », raconte Cao Suqin, les yeux voilés par la douleur en se souvenant des faits. « Ma famille a été déchirée. Un de mes enfants a été envoyé chez ma belle-mère, l’autre chez ma mère. J’ai été emprisonnée. »

Cao Suqin, maintenant âgée de 53 ans et nouvelle résidente de New York, raconte le début de la fin de sa vie dans le pays où elle a grandi, et qui s’est retourné contre elle alors que le parti au pouvoir a réalisé que les idéologies d’État ne pouvaient la mettre en cage.

En 1999, le Parti communiste chinois a lancé une répression à l’échelle de l’État du Falun Dafa, une discipline spirituelle qui soutient le principe d’Authenticité-Compassion-Tolérance. Le Falun Dafa a joui d’une immense popularité en Chine depuis le début des années 1990, avec plus de 70 millions de personnes pratiquant avant que la persécution ne commence, selon les estimations gouvernementales citées par les médias occidentaux de l’époque.

Comme Cao Suqin, ceux qui souscrivent à cette croyance ont été persécutés par le régime communiste chinois jusqu’à nos jours.

Lorsque la répression a commencé, Cao Suqin, alors âgée de 33 ans, s’est rendue à Pékin pour répandre la vérité sur sa croyance et dénoncer les mensonges proliférés dans les médias publics.

Ses activités ne sont pas passées inaperçues, et le 8 novembre 1999, Cao Suqin a été enlevée de son domicile et détenue dans un centre de détention pendant 50 jours. Pendant ce temps, elle a été privée de nourriture avec d’autres pratiquants du Falun Dafa.

Cao Suqin, une pratiquante de Falun Gong de Chine à Flushing, New York, avant un rassemblement de Falun Gong le 20 avril 2019. Cao, 53 ans, a été condamnée à trois ans dans un camp de travail pour sa croyance. (Stefania Cox/The Epoch Times)

Moins d’un mois après sa libération, elle a été à nouveau emprisonnée dans un camp de travaux forcés illégal. Cette épreuve de trois ans a vu Cao, prisonnière d’opinion, logée avec des détenues aux prises avec la consommation de drogues et la prostitution.

« Quand je suis arrivée au camp de travail, les détenues m’ont battue. La première fois, onze d’entre elles m’ont jetée par terre », a dit Cao à Epoch Times. « Elles m’ont donné des coups de poing et des coups de pied. »

« Les policiers ont fait comme si de rien n’était. Normalement, les gens se rendent dans les commissariats de police pour se protéger. Mais ils ne me protégeaient pas ; ils regardaient les autres me battre à mort.

« Elles[les détenues] m’ont transpercé les mains avec des aiguilles à crochets jusqu’à ce que les blessures fendillent et soient bombées.

« Parfois, les toxicomanes et les prostituées dans la prison me forçaient dans un coin et me frappaient au visage. Parfois, elles me coinçaient sur un lit et utilisaient des pinces pour me frapper les genoux et me serrer les seins. Elles m’ont torturée jusqu’à ce que je veuille mourir…

« Un jour, elles ont essayé de me jeter du deuxième étage. Elle se sont arrêtées quand je me suis mise à crier. »

Chaque jour, Cao était obligée de fabriquer des perruques pour respecter un quota quotidien l’obligeant à travailler jusqu’à 18 heures par jour.

Quand sa sœur lui a rendu visite, elle a été bouleversée de voir à quel point Cao était émaciée.

« Chaque nuit, je gardais les yeux ouverts (…) j’avais peur que quelqu’un (…) »

La police a dit à Cao qu’elle serait libérée si elle écrivait une déclaration dans laquelle elle renonçait à sa croyance. Ils lui ont ordonné de sortir de prison et de convaincre les autres d’arrêter aussi de pratiquer.

« Je leur ai demandé ce que j’avais fait de mal. » Ils ont dit : « Renonce à ta croyance, alors il n’y aura aucun problème. »

« J’ai dit : ‘Vous voulez que j’abandonne ma croyance ? Pas même si vous m’exécutez. C’est grâce à ma croyance que je suis capable d’être une bonne personne.' »

« Je n’ai rien écrit pour eux. »

Cao a été régulièrement harcelée par la police même après sa libération du camp de travail.

Le 3 novembre 2006, quelques instants après l’arrivée de ses enfants à la maison, un groupe de policiers a défoncé la porte.

« Quand ils sont entrés, ils ont agi comme des bandits. Mes enfants ont été bouleversés. »

La police a fouillé son domicile à la recherche de documents du Falun Dafa, sans fournir aucun document autorisant leur intrusion. Après la perquisition, ils ont exigé que Cao les accompagne au poste de police.

Cao a d’abord demandé qu’on lui permette de changer ses vêtements de nuit et on lui a refusé cette possibilité. La police lui a dit qu’elle serait libérée après un court interrogatoire.

Ils l’ont plutôt conduite dans un centre de détention. « Au centre de détention, les hommes ont tiré sur mes vêtements de nuit (…) c’était terriblement gênant. »

« Quand j’étais jeune, j’aimais mon pays. J’ai adoré le Parti communiste », a révélé Mme Cao. « Mais ensuite (…) »

En l’espace de quelques années, Mme Cao a enlevé ses lunettes roses, et finalement, un jour, son mari l’a fait s’asseoir pour une conversation. « Tu devrais partir », a-t-il dit. « Si tu restes, ils ne cesseront jamais de te harceler. »

Le 9 mars 2019, Cao Suqin est arrivée aux États-Unis.

« J’avais l’impression de revenir à la période d’avant 1999. Avant 1999, nous pouvions étudier Dafa avec d’autres personnes librement, pratiquer ses exercices. C’est pourquoi, d’une certaine façon, je me sens comme chez moi ici. »

J’ai appelé mon mari et il m’a dit : « Tant que le Falun Gong est persécuté en Chine, ne reviens pas.

« Répands la vérité dans cet endroit où tu es. »

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