Montpellier : touché par la détresse d’un SDF qui s’est fait voler son chien, un magistrat retrouve les malfaiteurs et récupère l’animal

Par Séraphin Parmentier
21 septembre 2019 Mis à jour: 21 septembre 2019

Bouleversé après la disparition de sa chienne Maya, Robert ne se doutait pas qu’un magistrat bienveillant allait lui permettre de la retrouver rapidement.

Depuis un an, Robert Szazs, un sans-abri roumain âgé de 35 ans, dort contre la baie vitrée qui longe la salle des pas perdus du palais de justice de Montpellier en compagnie de ses deux chiens, Maya et Rouky. Une présence à laquelle les policiers et les magistrats qui fréquentent le tribunal ont fini par s’habituer.

« Il est calme, ne boit pas, et il évite, par sa présence, que l’on tague cette aile du palais », souligne le personnel du palais de justice cité par France 3.

Mais un jour, alors que le sans-abri s’est assoupi, deux individus descendent de leur voiture et s’emparent de sa chienne Maya. Lorsqu’il se rend compte de la disparition de l’animal, Robert est bouleversé.

Un magistrat passe devant lui tandis qu’il pleure à chaudes larmes. Touché par sa détresse, il lui demande ce qui ne va pas. « On m’a pris Maya. Elle est ma seule famille », répond Robert en sanglotant.

Le magistrat lui conseille alors de déposer plainte. À sa demande, les policiers du commissariat de la place de la Comédie examinent les bandes des caméras de vidéosurveillance installées à l’extérieur du palais de justice.

« Je n’aurais jamais cru que l’on retrouverait mon chien »

Ils parviennent à identifier le numéro de la plaque minéralogique du véhicule à bord duquel circulaient les malfrats ayant volé Maya et remontent jusqu’aux deux hommes. Les policiers les appréhendent et récupèrent le chien de Robert Szazs.

« Je n’y croyais pas. Je n’aurais jamais cru que l’on retrouverait mon chien et surtout aussi vite. Je suis très heureux. Je ne sais pas qui est intervenu mais je remercie tous ceux qui m’ont aidé à retrouver Maya », confie le sans-abri au comble de la joie.

« C’est une belle histoire, et cela montre l’humanité des magistrats », conclut un employé du tribunal de Montpellier. Quant aux deux malfaiteurs, ils seront jugés le 22 octobre.

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