Moselle : il braque un pizzaïolo, celui-ci le fait fuir en le pourchassant avec sa pelle à pizza

Par Séraphin Parmentier
5 juin 2020
Mis à jour: 5 juin 2020

Muni d’un pistolet d’alarme, le suspect avait enchaîné les braquages afin de trouver de l’argent liquide pour financer sa consommation de drogue.

Les faits ont eu lieu le 22 mai. Vers 17 h 40, un individu masqué tente d’intimider une femme en train de retirer de l’argent dans un distributeur automatique de Bouzonville. Il soulève son chandail et laisse apparaître une arme – qui est en réalité un pistolet d’alarme.

Loin d’être impressionnée, la victime appelle aussitôt au secours. Des témoins accourent et mettent l’agresseur en fuite.

Vingt minutes plus tard, le même homme déboule dans un salon de coiffure de Sierck-les-Bains, arme au poing. Il braque la gérante et lui intime l’ordre de lui donner l’argent liquide dont elle dispose.

Celle-ci n’en a pas et le malfaiteur, furieux, tire en direction du sol avant qu’un client ne s’interpose. Il prend alors à nouveau la fuite sans demander son reste.

Le bandit poursuit ensuite son équipée sauvage et s’arrête au niveau d’un camion à pizza de Basse-Ham. Il pose son arme sur le comptoir, fait mine de la recharger et ordonne au pizzaïolo de lui remettre de l’argent. Ce dernier refuse et le pourchasse avec sa pelle à pizza, mais le malfaiteur parvient encore une fois à s’échapper.

Peu avant 18 h 30, alors qu’il se trouve toujours à Basse-Ham, il avise un véhicule en train de passer sous les rouleaux d’une laverie automatique. Profitant du fait que son occupant ne se trouve pas dans l’habitacle, il ouvre la portière et s’empare d’un sac contenant 1500 euros.

Le malfrat sera toutefois identifié par les forces de l’ordre, notamment grâce aux images des caméras de vidéosurveillance installées aux abords du distributeur de billets de Bouzonville, et interpellé au domicile de ses parents quelques jours plus tard avant d’être placé en détention provisoire.

30 mois de prison dont 18 avec sursis

Jugé le jeudi 4 juin par le tribunal correctionnel de Thionville dans le cadre d’une procédure en comparution immédiate, Jérémy Scheid, âgé de 32 ans, a reconnu les faits qui lui étaient reprochés.

Affublés de plusieurs bandages aux bras –  « des injections de drogue qui se sont infectées », a-t-il expliqué – il a justifié les braquages par son « addiction aux stupéfiants ». Cocaïne et héroïne principalement, rapportent les journalistes du Républicain Lorrain.

« J’étais en manque. Je ne voulais faire de mal à personne, mais quand on est accro, on fait n’importe quoi », a poursuivi l’accusé.

« Enfin, vous avez menacé des gens avec un pistolet, certes d’alarme, mais ça impressionne. Ce n’est pas un pistolet à eau », remarque alors le président du tribunal, avant de souligner qu’il est passé « à deux doigts des assises ».

« Comment se serait achevée votre course folle si vous n’aviez pas trouvé de l’argent à votre quatrième tentative ? » abonde le procureur de la République.

Le prévenu sera finalement condamné à une peine de 30 mois de prison, dont 18 mois de sursis avec obligation de soins et de travail. Il devrait purger sa peine dans le cadre d’un régime de semi-liberté.

 

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