Nancy annonce un dépistage du coronavirus pour les agents et résidents de l’Ehpad municipal

Par Léonard Plantain
1 avril 2020
Mis à jour: 1 avril 2020

Une première en France : Nancy, une ville en bord de rivière située en Meurthe-et-Moselle, va réaliser un dépistage du coronavirus pour tous les agents et résidents de son Ehpad municipal.

C’est Laurent Hénart, le maire de Nancy, qui a officiellement annoncé mardi 31 mars que les 144 résidents et les 90 agents de l’Ehpad Notre Maison allaient bénéficier dès ce lundi d’un dépistage systématique du coronavirus.

L’opération, validée et supervisée par l’agence régionale de santé du Grand Est (ARS), devrait durer 3 jours et sera renouvelée dans 10 jours. Son objectif est simple : « Apporter de la sécurité et de la sérénité aux agents et aux résidents », a expliqué Laurent Hénart.

Deux méthodes seront utilisées pour faire le test, soit par le prélèvement sanguin (via un test sérologique) soit par écouvillonnage (prélèvement nasal) pour les résidents ne pouvant pas avoir de prise de sang pour raison médicale.

Epoch Times qualifie le nouveau coronavirus, à l’origine de la maladie COVID-19, de « virus du PCC » parce que la dissimulation et la gestion déplorable du Parti communiste chinois ont permis au virus de se propager dans toute la Chine avant d’être transmis dans le monde entier.

D’après le Dr Gabriel Malerba, spécialiste de médecine de catastrophe et médecin coordinateur de l’Ehpad : « Nous n’avons pour le moment aucun cas positif. Mais cela permet de poursuivre les soins avec tous les moyens de précaution en usage et notamment les gestes barrières. Ceux-ci restent, avec le confinement, le moyen le plus efficace de lutter contre la propagation du coronavirus. »

Il précise également, d’après France3-région, que « le dépistage sanguin, effectué d’abord pour les soignants puis pour les résidents, va permettre de doser les taux d’anticorps que la personne va développer en cas d’infection par le coronavirus ».

Ce test permettra ainsi de répartir la population testée en trois catégories :

– Ceux qui sont négatifs et donc à protéger car les plus vulnérables à une infection. Sachant qu’une personne met 6 jours à produire les anticorps. D’où l’intérêt d’un second test 10 jours après le premier.
– Ceux qui développent des anticorps récents et temporaires (immunoglobuline M) et peuvent (ou non) tomber malades mais sont contagieux (pendant 21 jours).
– Ceux qui ont développé des anticorps et sont immunisés mais aussi potentiellement contagieux.

Les résultats, pour cette première expérimentation de ce type sur le territoire national, seront connus en fin de semaine.

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