Nantes : à cause d’une erreur de calcul, un mari violent frappe sa femme sous les yeux de leurs enfants

Par Séraphin Parmentier
22 mai 2020
Mis à jour: 22 mai 2020

Le mis en cause a été jugé ce mercredi, près de quatre mois après les faits qui lui étaient reprochés.

Les faits se sont déroulés le 15 janvier au domicile d’un couple établi à Vigneux-de-Bretagne, une commune d’un peu moins de 6000 habitants située à une vingtaine de kilomètres au nord-ouest de Nantes.

Ce jour-là, un père de famille demande à son épouse de l’aider à effectuer des tâches administratives. À la suite d’une erreur de calcul de sa femme, il entre dans une colère noire et lui assène une gifle avant de lui porter plusieurs coups de pied sous les yeux de leurs enfants.

Le mercredi 20 mai, il comparaissait devant le tribunal correctionnel de Nantes pour répondre de ses actes.

« Appeler les gendarmes au secours à 21 h passées et déposer un bonnet de père noël sur le bord de la fenêtre pour leur indiquer que c’est la bonne maison, pour une fillette de 10 ans, ce n’est pas ordinaire, c’est durablement traumatisant », a expliqué Charlotte Gazera, procureur de la République de Nantes.

Absent pendant l’audience, le prévenu s’est fait représenter par son avocate. Selon Ouest-France, il présente un casier judiciaire bien rempli avec pas moins de neuf condamnations à son actif pour des dégradations, des délits routiers et une affaire de violences conjugales.

Sur le banc des parties civiles, l’épouse de l’accusé tend à dédramatiser la situation et explique que son mari « a besoin d’un suivi par rapport à son passé ».

« Est-ce que je dois vous rappeler le nombre de femmes tuées sous les coups de leur conjoint chaque année ? Souvent, ça commence comme votre histoire. C’est comme le Covid vous savez, ça n’arrive pas qu’aux autres », souligne Mme Gazera.

Le tribunal correctionnel de Nantes condamnera finalement le prévenu à six mois de prison, dont quatre mois assortis d’un sursis avec mise à l’épreuve.

Il devra également effectuer un stage de responsabilisation aux violences domestiques, mais échappe toutefois au retrait de l’autorité parentale demandé par le procureur de la République.

 

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