Nantes : le témoignage bouleversant d’une jeune femme dont la maison a été squattée et saccagée par des migrants

Par Séraphin Parmentier
6 août 2019 Mis à jour: 6 août 2019

Alors qu’elle avait quitté sa maison pendant une dizaine de jours courant juillet, une femme d’une trentaine d’années a découvert avec effroi que son logement avait été entièrement ravagé par des migrants pendant son absence.

À la fin du mois de juillet, Marie G., une femme de 37 ans résidant dans la cité des Ducs de Bretagne, a découvert que sa maison avait été squattée et saccagée par des migrants en rentrant d’un déplacement professionnel.

Un traumatisme pour cette jeune femme qui a décidé de publier une lettre ouverte intitulée Migrants : qui sont les vraies victimes ? sur sa page Facebook le 29 juillet. Si elle a rapidement reçu plusieurs témoignages de soutien, elle a également récolté des menaces et la publication a fini par disparaître des réseaux sociaux.

« Depuis des mois, les médias alertent l’opinion publique sur la situation catastrophique des migrants en France. Les politiques et collectivités locales quant à eux se disent être très largement mobilisés aux côtés des acteurs associatifs afin de défendre, d’aider et soutenir les migrants. Toutefois, qui défend, soutient et aide les victimes des migrants en France ? Car oui, ils font des victimes en France et tout le monde s’en moque, personne n’en parle. Il est impossible de continuer à se taire », commence la trentenaire.

« La maison est saccagée, les meubles sont détruits ou brulés »

« Le mardi 23 juillet, je rentre chez moi, suite à un déplacement professionnel de 10 jours, dans la maison dont je suis locataire depuis plus de 5 ans et qui se situe route de Vannes à Nantes, non loin de Beauséjour. Il est 18h30 quand je mets la clé dans la serrure et là, étonnement … impossible de tourner la clé. Impossible de rentrer dans la maison. »

« J’inspecte rapidement les autres ouvertures… porte de garage fracturée, volets roulants forcés. Je tente de soulever un volet fracturé afin de voir à l’intérieur et là, nouvel étonnement … ma maison est occupée, une odeur pestilentielle se dégage du salon, je vois des bouteilles de vin, de bière, un désordre indescriptible », poursuit la jeune femme.

« J’appelle la police qui se déplace très rapidement et rentre dans la maison par la fenêtre fracturée. Après quelques minutes, ils ouvrent la porte d’entrée de l’intérieur. Une clé était dans la serrure. Ils m’indiquent que la maison est squattée, que les personnes ont dû sortir car toutes leurs affaires se trouvent à l’intérieur. Ils font le tour de la maison et au bout de vingt minutes, ils me laissent rentrer dans le logement afin que je puisse constater les dégâts. »

« La vision est indescriptible ! La maison est saccagée, les meubles sont détruits ou brulés par des cigarettes, une odeur atroce se dégage (urine, excréments, vomi), des mégots de cigarettes et de pétards partout, des déchets jonchent le sol, un matelas est dans mon salon, des valises, des cigarettes par terre, du linge de toilette souillé, ma chambre est une scène d’apocalypse (vomi sur les matelas, sang, sperme, beurre …), mes vêtements ont été volés, portés ou brulés… il y a des slips d’homme et des chaussettes sales partout… aucun centimètre carré de la maison, qui en fait 100, n’est épargné », ajoute-t-elle.

« Je me sens salie, je me sens abandonnée face à cette situation »

Selon la locataire, la police ne mettra pas longtemps avant d’identifier certains des squatteurs grâce à divers indices laissés sur les lieux.

« La police fouille la maison et retrouve les papiers de certaines personnes qui squattaient depuis 10 jours (au dire de certains voisins, qui n’ont d’ailleurs pas trouvé étrange de voir des groupes de personnes investir la maison), mais aussi de la drogue, des téléphones portables, des valises d’objets volés lors d’autres squats ou cambriolages », explique-t-elle.

« Les squatteurs sont des migrants bien connus des services de police qui sont passés par le gymnase Jeanne Bernard [une salle de sport désaffectée d’un ancien lycée situé à Saint-Herblain, à quelques kilomètres du centre-ville nantais, appartenant au diocèse de Nantes qui demande aux pouvoirs publics de procéder à son évacuation depuis plusieurs mois, sans succès, ndlr] occupé depuis octobre 2018. Grâce aux différentes affaires laissées sur les lieux, la police réussit à identifier formellement au moins deux personnes déjà très connues de leurs services. Ces personnes sont arrêtées très régulièrement pour les même faits : violation de domicile, dégradation de bien privé, blessures aggravées… »

« […] Aujourd’hui, je suis une femme de 37 ans, chef d’entreprise, qui s’est battue et a travaillé dur pour avoir tout ce qu’elle a, mais tout m’a été arraché. Rien n’est récupérable. Je n’ai plus de souvenirs, je n’ai plus de logement, je n’ai plus de vêtements, je me sens salie, je me sens abandonnée face à cette situation », soupire la victime.

Si elle est désormais hébergée par ses parents, la locataire du logement squatté ne sait pas si elle pourra réintégrer sa demeure malgré le départ des occupants selon Ouest-France.

« Les conditions sanitaires de ce logement sont déplorables : puces de lit, gale, odeur d’urine, de vomi… qui peut retourner vivre là-dedans ? Mais dans cette situation, qui me soutient ? Qui m’aide dans les démarches administratives ? Qui m’aide à trouver un logement ? Qui s’inquiète de mes conditions de vie ? Qui va m’aider à surmonter ce traumatisme ? Personne ! »

« Personne ne parle de nous, de notre détresse, de notre désarroi »

Une situation intolérable pour la jeune femme qui n’a pas hésité à fustiger le rôle des associations d’aide aux migrants et des pouvoirs publics.

« […] Mais le pire c’est que nous sommes plusieurs dans ce cas, victimes des migrants qui squattent nos maisons ! Ils sont délogés mais reviennent. Sans parler des riverains qui subissent un enfer depuis des mois autour du gymnase du Lycée Jeanne Bernard.

Mais personne ne parle de nous, de notre détresse, de notre désarroi et de notre traumatisme », souligne-t-elle.

« Notre pays accueille des migrants, toutefois aucune infrastructure adaptée n’existe pour tous les accueillir. Certains viennent de pays en guerre ou opprimés, mais d’autres pas. Ils arrivent chez nous, dans le pays des droits de l’Homme, pour certains espérant une vie meilleure, sans pour autant respecter nos lois, nos usages, nos coutumes et nos vies. »

« Ils sont logés dans des endroits bien souvent publics, ils bénéficient d’aides publiques, d’aides médicales publiques ou encore alimentaires… mais ce sont nos impôts qui paient tout cela ; ou alors ils squattent des propriétés privés et une fois de plus, c’est le citoyen français qui doit payer ! »

« Il faut également savoir que les associations les aident à investir les logements privés et à y rester. Les politiques et collectivités locales (mairie de Nantes, mairie de Saint-Herblain, préfecture, région) les défendent et font en sorte de faire appliquer des règles d’indulgence et refusent de les expulser », ajoute-t-elle.

« […] Il est plus que temps d’agir et d’oser défendre les citoyens français et non plus en priorité les migrants ! », conclut la jeune femme.

RECOMMANDÉ