Né avec la mucoviscidose, Jonathan Drutel devient triathlète

1 avril 2019
Mis à jour: 1 avril 2019

A 34 ans, Jonathan Drutel est un miraculé.

Atteint d’une mucoviscidose depuis la naissance, son espérance de vie était estimée à 17 années.

En 2008, il est opéré une première fois des poumons. Cette greffe n’ayant pas pris, il subira, deux ans plus tard, une double transplantation du cœur et des poumons qui, cette fois, est un véritable succès.

Sur Europe 1, il explique : « Cinq-six années après la greffe, j’avais 25 ans à l’époque, je voulais retrouver un but dans la vie. Le sport m’a redonné goût à la vie ».

En 2017, il décide de se lancer dans une aventure incroyable suite à un défi lancé par ses amis.

Jonathan Drutel décide alors de courir le marathon de Paris : « Ça me semblait inconcevable. Je courais à peine 5-6 kilomètres. (…) Le défi était de finir, j’ai bouclé le marathon en 5 heures et 16 minutes. Quand on a la mucoviscidose, on transpire beaucoup. Les risques sont énormes, il fallait bien s’hydrater pendant l’épreuve ».

Mais Jonathan ne s’arrête pas là puisqu’en 2018 il va relever un défi encore plus grand, celui de courir l’Ironman de Nice, soit 180 km de vélo, 42 km de course à pied et 3,8 km de natation.

Après plusieurs mois d’entraînement, il a senti les changements dans son corps et attendait avec impatience cet événement.

Il se livre sur France Bleu : « C’est là où on a les moyens de faire monter le corps en puissance, de voir que la machine humaine est une formidable machine qui s’adapte même après des opérations très lourdes. »

Il ajoute : « Je voulais un challenge pour me montrer à moi et montrer aux autres que malgré tout ce qui a pu se passer, on peut espérer avoir un avenir et faire de belles choses. »

« On y est allé par étapes pour progresser lentement : 20 heures d’entraînement par semaine. »

Il a réussi cet exploit en un peu moins de 16 heures, soit quelques minutes avant que le temps maximal autorisé pour l’épreuve soit écoulé, son but n’était pas de gagner mais de terminer le parcours.

Cette réussite, il la doit à sa volonté mais aussi à ses capacités physiques et mentales.

La difficulté de cette épreuve et l’effort qu’il a dû fournir ont été intenses et pour cette raison, il a été suivi par une équipe médicale de l’hôpital Lyon Sud.

Il a d’ailleurs dû avaler des gélules de sodium tout au long de la course afin de maintenir son équilibre et éviter des contractures musculaires.

Jonathan raconte son parcours dans un livre intitulé Ironman (aux éditions Mareuil). Il souhaite redonner force et courage aux personnes ayant des maladies rares.

Il aimerait également sensibiliser le plus possible de personnes au dons d’organes et utilise pour cela la médiatisation et les réseaux sociaux. « Ce serait encore mieux de trouver des médicaments qui permettent de repousser une transplantation. J’espère assister à cet exploit médical de mon vivant », confie-t-il.

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