Nice, première ville de France en 5G couverte par SFR et… l’équipementier chinois Huawei

Par Epoch Times avec AFP
20 novembre 2020
Mis à jour: 20 novembre 2020

L’opérateur télécoms SFR lance ce vendredi la 5G à Nice, première ville française largement couverte de la nouvelle génération de réseau mobile. SFR est équipé d’installations de l’équipementier chinois Huawei, véritable espion du régime communiste dont la mission est d’infiltrer l’appareil militaire et sécuritaire des pays qu’elle infiltre.

« À partir de ce soir (vendredi), un peu plus de 50% de la ville de Nice va être couverte en 5G », a annoncé Grégory Rabuel, directeur général de SFR, au micro de BFM Business.

« Autorisation du gouvernement » pour les équipements Huawei

À Nice, SFR va utiliser des équipements Huawei avec « l’autorisation du gouvernement », a révélé son directeur général, ce qui constitue une forme d’exception sur le territoire.

Si la France n’a pas interdit explicitement le matériel de l’équipementier chinois pour le déploiement du futur réseau mobile, l’Agence nationale chargée de la sécurité informatique (Anssi) a restreint très fortement fin août les autorisations d’exploitation, invoquant des raisons de sécurité.

Huawei surveille les smartphones des utilisateurs

Bouygues Telecom, l’autre opérateur français équipé d’installations de l’équipementier chinois, a ainsi expliqué qu’il allait devoir retirer 3000 antennes Huawei d’ici à 2028 dans les zones très denses en population, et qu’il avait interdiction d’en utiliser à Strasbourg, Brest, Toulouse et Rennes pour la 5G.

Huawei vise à devenir le leader mondial de la 5G afin de surveiller les données des smartphones, ce qui permet malgré les lois des pays membres de donner accès à toutes les informations au régime communiste.

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Une étude récente de Christopher Balding, professeur associé à l’Université Fulbright au Vietnam, menée avec le groupe de réflexion Henry Jackson Society, basé au Royaume-Uni, a analysé une base de données de CV rendus publics lors de fuites en ligne, et a constaté qu’environ 100 employés de Huawei avaient des liens avec des organismes militaires ou de renseignement chinois.

« Force est de constater que depuis deux ans nous ne trouvons pas d’issue avec le gouvernement. Aux États-Unis, le gouvernement américain a imposé aux opérateurs de ne pas travailler avec des opérateurs chinois et, à ce titre, les a indemnisés », a encore souligné M. Rabuel.

Grâce à une décision favorable du Conseil d’état mercredi, les deux opérateurs vont pouvoir voir leurs requêtes être examinées par le Conseil constitutionnel, alors que le gouvernement français a indiqué début septembre qu’il n’était pas prévu « qu’il y ait des indemnisations ».

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