Nice : la Ville de Nice propose un emploi au SDF qui a offert toutes ses économies aux sinistrés de la tempête Alex

Par Nathalie Dieul
14 octobre 2020
Mis à jour: 14 octobre 2020

Ému par la détresse des victimes des inondations causées par la tempête Alex dans les Alpes-Maritimes, Jojo, un SDF roumain de Nice, a décidé de les aider en leur donnant toutes ses économies. Un geste qui a été remarqué par la mairie de la ville.

Jojo est à la rue depuis des années. Il est également orphelin, rapporte La Provence. Il avait quand même réussi à économiser 150 euros en vendant une revue éditée par l’Association Solidarité 06 au profit des sans-abri. Toutefois, il a trouvé que les sinistrés qui ont tout perdu avaient encore davantage besoin de cet argent que lui-même.

Le geste généreux de Jojo a été remarqué par le maire de Nice, Christian Estrosi, et son adjoint à la propreté Pierre-Paul Léonelli. Ce dernier a écrit sur Twitter : « L’histoire de Jojo me touche, et cette solidarité exceptionnelle dont il fait preuve me touche encore plus. Avec Christian Estrosi, nous souhaitons lui tendre la main en lui proposant un emploi à la Ville de Nice. »

« Depuis 2008, on a recruté sept sans-abri dans nos services. Ils font un travail remarquable. Jojo a toute sa place parmi nous », a déclaré Pierre-Paul Léonelli à Nice-Matin.

Un emploi au service propreté de la mairie lui est promis et pour la première fois, le sans-abri « ne dort plus dehors : une bienfaitrice a mis à disposition un logement via l’association Café Suspendu », explique un bénévole du Secours populaire qui lui apportait ses repas lors des maraudes du soir.

« Je l’ai réveillé ce matin à 8 h dans l’appartement, il est heureux et aux anges. Il m’a dit : ‘Ça fait bizarre d’avoir les clés dans la poche’ et il a eu énormément de mal à dormir, la journée d’hier a été chargée en émotions, et ça fait 21 ans qu’il n’avait plus de toit », ajoute ce bénévole, qui a préféré garder l’anonymat.

« Je vais continuer à le suivre », a-t-il ajouté, prévoyant notamment de l’accompagner au consulat roumain de Marseille pour l’aider à refaire ses papiers volés par des agresseurs.

Abandonné à sa naissance à Craiova (sud-ouest de la Roumanie), son protégé a survécu à de nombreux coups du sort : l’orphelinat sous l’ère Ceausescu, la rue, jusqu’à la révolution de 1989, les boulots sans papiers en Italie avant de venir en France en 2017, où il a fait un peu de jardinage chez des particuliers avant d’installer son matelas près du Musée d’art moderne et contemporain (Mamac).

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