Nord : un migrant angolais sous le coup d’une obligation de quitter le territoire français agresse deux jeunes femmes sexuellement

Par Séraphin Parmentier
16 octobre 2019 Mis à jour: 16 octobre 2019

Arrivé en France en 2014 pour y obtenir une licence professionnelle, le prévenu ne voulait plus rentrer en Angola malgré une notification de quitter le territoire français.  

Le 28 septembre, vers 16h30, un Angolais aborde une jeune femme de 18 ans qui sortait du tramway pour rentrer chez elle, à Famars, une commune d’environ 2500 habitants située à cinq kilomètres au sud de Valenciennes.

Alors que la jeune femme est sur le point de regagner son domicile, il la saisit par l’épaule et tente de l’embrasser de force.

La victime résiste et son agresseur l’attrape par les poignets avant qu’elle ne se mette à hurler. Son frère entend ses cris et accourt pour la libérer, assénant au passage un coup de poing à l’agresseur.

Selon La Voix du Nord, ce dernier fera référence à « ses super pouvoirs » et à « Lucifer » avant de prendre la fuite sans demander son reste.

Pris en photo, le suspect sera finalement retrouvé par la police et identifiée par une autre victime présumée qu’il avait suivie dans les rayons de l’hypermarché d’Aulnoy le 26 septembre, avant de lui faire subir des attouchements le lendemain dans le hall de la résidence universitaire. L’étudiante n’avait toutefois pas porté plainte.

« J’ai déjà tout dit, je ne sais pas, je ne m’en souviens plus »

Arrivé en France en 2014, le prévenu, qui ne souhaite pas « retourner en Angola et veut créer son entreprise malgré une notification de quitter le territoire », a été jugé dans le cadre d’une procédure en comparution immédiate.

Peu loquace, il s’est montré fuyant face aux questions posées par les magistrats. « J’ai déjà tout dit, je ne sais pas, je ne m’en souviens plus, non ce n’est pas moi », a-t-il déclaré à plusieurs reprises pendant l’audience.

Il a été condamné à une peine de cinq mois de prison avec mandat de dépôt et à une interdiction du territoire français pendant cinq ans. Il a également été inscrit au Fichier judiciaire automatisé des auteurs d’infractions sexuelles et violentes (Fijais) et devra indemniser la victime.

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