Normandie : ils dérobent les bijoux d’une dame de 97 ans ainsi que les cendres de sa fille

Par Léonard Plantain
31 juillet 2020
Mis à jour: 31 juillet 2020

Lundi 20 juillet, à Grand-Quevilly, une commune située dans le département de la Seine-Maritime en région Normandie, deux faux ouvriers ont volé les bijoux d’une dame de 97 ans, emportant au passage les cendres de sa fille.

Âgée de 97 ans, Marie Da Silva, qui aspirait à une vie tranquille, ne s’attendait pas à vivre une expérience aussi blessante.

Ayant toujours aimé être tournée vers autrui, Marie était l’ancienne patronne, avec son défunt mari, du Bar de l’église de Grand-Quevilly jusqu’en 1985. « J’aime bien le monde. Moi, même un chat dans la rue je lui parle », sourit-elle, d’après Paris-Normandie. Lors des récents travaux sur sa résidence en début d’année, elle offrait également le café et des madeleines aux ouvriers.

Cependant, vendredi 17 juillet, alors que les travaux étaient terminés depuis longtemps, un homme a sonné à la porte de son appartement, après avoir pénétré dans l’immeuble grâce à une résidente lui ayant tenu la porte. L’homme prétend venir éradiquer des insectes qui infesteraient les fenêtres, mais il repart rapidement, assurant qu’il repassera plus tard. Ce jour-là, « mon fils est arrivé juste après lui, car le vendredi il m’apporte mes courses », déclare Marie.

Finalement, ce lundi 20 juillet, l’homme revient sonner à son appartement et Marie le laisse de nouveau entrer. Cette fois, un autre homme le suit de près. « Ils m’ont expliqué qu’ils devaient appliquer un produit qui pouvait être très dangereux avec des retombées provoquant des brûlures », se souvient Marie. Les deux hommes, habillés en ouvriers, lui demandent ensuite de faire bouillir une grande casserole d’eau et de retirer ses bijoux, pour éviter de les abîmer quand le produit sera pulvérisé.

« Quand ils ont insisté pour que j’enlève également mes boucles d’oreilles et ma chaîne, j’ai compris que quelque chose n’allait pas. » Discrètement, Marie part dans le salon téléphoner à Simone, une amie, pour lui dire de venir. Mais le temps de l’appel, les voleurs étaient déjà partis. Immédiatement, Marie constate avec amertume que l’alliance de son mari, la chevalière de sa fille, un bracelet et une chaîne en or ont disparu.

De plus, un échantillon des cendres de sa fille, qu’elle avait pu obtenir auprès des pompes funèbres, a lui aussi disparu. « Elles étaient dans un petit sachet plastique. Ils l’ont pris avec le reste sans savoir ce que c’était », raconte son amie Simone.

« Ce ne sont pas des voleurs, ce sont des monstres », déplore Marie, qui a porté plainte au commissariat de Brisout-de-Barneville.

Quelque jours après, samedi 25 juillet, Marie a déclaré avoir reçu un coup de fil étrange : « Un homme se présentant comme un policier m’a demandé si j’avais déposé plainte. Ce qu’il devrait savoir s’il était vraiment de la police… Il m’a ensuite expliqué que de toute façon mes bijoux n’avaient pas de grande valeur. »

D’après les enquêteurs, les escrocs opèrent parfois en deux temps. En premier lieu, ils prennent l’apparence de faux ouvriers. Puis reviennent en faux policiers pour « constater le cambriolage », une excuse qui leur permet de « terminer le travail ».

À l’heure actuelle, aucune interpellation n’a été réalisée, l’enquête se poursuit.

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