Normandie : un poisson asiatique porteur d’un parasite a été détecté dans les cours d’eau, une grave menace pour ses congénères

Par Emmanuelle Bourdy
24 juin 2020
Mis à jour: 24 juin 2020

Le Pseudorasbora, ou goujon asiatique, est un poisson originaire de Chine et porteur d’un parasite. Il a migré dans les années 1950 en Europe. Les communautés piscicoles normandes s’inquiètent, car ce petit poisson a été retrouvé dans des bassins de Normandie. Porteur sain d’un parasite, ce dernier peut être mortel pour les autres poissons.

C’est lors d’une pêche en mai 2020 dans l’étang de Bény-Bocage (Calvados), que ce goujon asiatique a été découvert par le fils d’un agent de l’OFB du Calvados, relate actu.fr. Le chef de service de l’OFB, basé à Aunay-sur-Odon (Calvados) précise : « Il est considéré comme l’un des poissons d’eau douce les plus envahissants du monde. »

L’introduction du Pseudorasbora s’est faite involontairement. Originaire de Chine, le Pseudorasbora a migré en Asie orientale dans les années 1950, et dès les années 1960, il est arrivé en Europe, notamment en Roumanie, en Hongrie et en Lituanie par le biais d’importations d’œufs de carpe argentée.

Mesurant entre 7 et 10 cm, ce poisson représente un danger potentiel, car il est porteur sain d’un parasite mi-animal mi-champignon, l’agent rosette, mortel pour ses congénères. Ce sont donc les petits gardons, les carpes, les truites ou encore les brèmes qui sont menacés dans l’étang de Bény-Bocage, où ce poisson asiatique a été découvert.

Bernard Daireaux, président de la Gaule Viroise, fait remarquer : « C’est surprenant. On espère que c’est un cas isolé dans le bassin de la Vire. » « C’est la première fois que ce type d’espèce est repéré dans le bassin de la Vire », renchérit Yann Mouchel, agent à l’Office français de la biodiversité (OFB). « Ce parasite était encore inconnu il y a peu », ajoute-t-il. Yann Mouchel précise encore : « Il serait apparu au moment où les animaux et les champignons se sont différenciés, et serait donc très probablement présent en Chine depuis des millions d’années. »

Des analyses vont être effectuées dans les mois qui viennent pour déterminer la quantité de Pseudorasbora présente. Ensuite, « nous pourrons ainsi définir les modalités de gestion pour éliminer cette espèce », souligne Yann Mouchel, ainsi que le rapporte encore actu.fr.

Pour cela, plusieurs solutions ont été envisagées, à savoir « la diffusion de l’agent Roténone, un produit toxique pour ce poisson asiatique. Des opérations de sauvetages des autres espèces pourraient aussi être imaginables. Avec une pêche au filet ou une vidange de l’étang », conclut Yann Mouchel.

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