[Avec nos propres mots] Channaly Philipp, rédactrice en chef: « Pour nos parents, pour nos enfants, pour les générations à venir »

Par Epoch Times
9 juillet 2020
Mis à jour: 9 juillet 2020

Chers lecteurs d’Epoch Times,

Je suis ravie que vous lisiez Epoch Times. Vous avez probablement vu ce message plusieurs fois sur cette même page, mais je vous assure que c’est parce que nous vous apprécions vraiment beaucoup !

Je suis Channaly Philipp, rédactrice en chef pour la rubrique Lifestyle et Tradition. Mais ce n’est pas tout, je suis aussi la fille d’un survivant des Khmers rouges, une ancienne étudiante de la faculté des arts et maintenant mère de famille.

Chacune de ces identités est une raison de plus pour que je continue à faire ce que je fais chaque jour à Epoch Times. Vous savez, mon père, comme beaucoup d’autres pères, a une histoire.

Seuls 45 médecins ont survécu au camp d’exécution sommaire et aux camps de la mort des Khmers rouges au Cambodge, et lui, le Dr. nal Oum, a été le seul médecin à avoir réussi à s’échapper d’un des camps des Khmers rouges.

Mais ce qu’il a vu avant de traverser difficilement la jungle à pied pendant 22 jours jusqu’en Thaïlande, jusqu’à l’épuisement et au seuil de la mort, a laissé une marque indélébile dans sa conscience: l’humanité dans son pire état. Il a vu de quoi les gens sont capables lorsqu’ils travaillent sous un système qui laisse libre cours à leurs pires vices – le système communiste.

Le massacre des Khmers rouges a laissé dans son sillage 2 millions de cadavres cambodgiens, une statistique sans visage pour beaucoup. Cependant, pour mon père, une centaine d’entre eux auront toujours un nom et un visage, car ils appartenaient aux enfants et aux nourrissons en mauvaise santé que les Khmers rouges l’ont forcé à abandonner en chassant la population de la ville vers la campagne, à la poursuite d’une utopie agraire vouée à l’échec.

Il se souvient de leurs petits lits. Il se souvient d’eux chaque jour.

Sous la menace d’une arme, il a été contraint de quitter son hôpital et de laisser la vie de ses patients aux Khmers rouges, au communisme, à la mort.

Il n’a jamais oublié ce qu’il avait dû faire en ce jour fatidique, et même maintenant, il est incapable d’oublier la souffrance dans les yeux de ces enfants autrefois sous sa garde. Sa vie est maintenant consacrée à faire en sorte que le reste du monde n’oubliera jamais ce qu’il s’est passé.

Vingt ans plus tard, et à l’autre bout du monde, alors que je m’étais enregistrée à l’une des universités d’élite des États-Unis, qu’est-ce que j’aurais pu découvrir d’autre sur le campus et dans certaines classes ? Le socialisme, dissimulé sous les idéaux de la justice sociale. Ayant un esprit inexpérimenté et impressionnable, je suis triste d’admettre que, parce que j’étais jeune et avais de bonnes intentions, je suis tombée dans le piège.

Ce n’est que des années plus tard, après avoir quitté les couloirs de l’université, puis d’être devenu parent, que je me suis rendu compte que tout cela n’était qu’un mensonge. Un beau mensonge, et probablement le même beau mensonge que celui qui avait été raconté aux jeunes qui avaient tenu mon père en joue.

J’ai aussi vu avec quelle subtilité l’endoctrinement a commencé, dès la maternelle, à l’école primaire publique de ma fille. En réfléchissant, je pouvais voir les engrenages de la machine qui tournait. L’éducation publique de masse, qui produit génération après génération, des jeunes parfaitement endoctrinés à ces nouvelles et fausses définitions de la bonté, de l’égalité, de la vérité et de la droiture.

C’est pourquoi la devise d’Epoch Times, « Vérité et tradition », m’a toujours interpellée. Aujourd’hui, c’est le principal critère dans ma façon de gérer mon petit coin de papier.

Dans la rubrique « Lifestyle et Tradition », j’essaie préserver et protéger le meilleur de ce que nous ont laissé les générations précédentes : leurs valeurs, leurs traditions, leurs histoires – l’histoire telle que nos familles l’ont vécue afin que nous puissions apprendre de leur sagesse et de leurs sacrifices en créant notre propre avenir.

Plus important encore, j’aimerais donner de l’espoir à tous ceux et celles qui cherchent encore une lumière dans l’obscurité : de la vérité, de la bonté véritable dans notre société moderne.

Il s’agit certes d’un objectif noble, mais pour tous les enfants, pour ceux qui sont dans la mémoire de mon père, pour les miens et pour les vôtres, je n’ai pas d’autre choix que d’essayer.

Avec Vérité et Tradition,

Channaly Philipp
Rédactrice d’Epoch Times

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