Notre-Dame: une vidéo montre une personne sur le toit et un flash lumineux juste avant l’incendie

19 avril 2019
Mis à jour: 19 avril 2019

Une webcam du site Viewsurf a filmé, à 17h05 le 15 avril, une silhouette se déplacer sur le toit de Notre-Dame de Paris, suivie d’un flash de lumière. Les vidéos ont été remises aux autorités.

Viewsurf est un site français qui propose des vues de webcams dans plusieurs villes de France. Le service dispose d’une caméra qui filme la cathédrale Notre-Dame et publie une vidéo d’une minute à chaque heure.

Sur une vidéo de Viewsurf diffusée sur internet récemment, on distingue une forme suspecte sur le toit de la cathédrale près de la flèche à 17h05, suivie d’un flash lumineux, avant le début de l’incendie de Notre-Dame à 18h50. Est-ce l’éclat d’un briquet, d’une allumette, d’un chalumeau, un reflet du soleil, un engin pyrotechnique, les théories vont bon train sur le web.

Si les vidéos complètes du 15 avril ne sont pas en ligne, le site CheckNews a pu accéder à celles filmées à 14h05, 15h05, 16h05, 17h05, 18h05 et 19h05 le jour de l’incendie. 1er constat, la vidéo n’est pas une fausse information, à 17h05, il y avait effectivement quelqu’un sur le toit et on voit effectivement un flash lumineux.

D’après Marc Eskenazi, chargé par la compagnie d’assurances AXA de la communication de l’entreprise Europe Echafaudage, les ouvriers étaient encore présents sur le chantier à ce moment-là. Ils ont commencé à quitter les lieux à 17h20 et à 17h50 ils étaient tous partis. La silhouette qui apparaît sur la vidéo peut donc bien être celle d’un ouvrier. D’autre part aucun outil de soudage, aucun chalumeau, aucun « point chaud » n’était présent sur le site.

Concernant le flash lumineux, un autre flash a également été aperçu à 16h05, signe qu’il peut s’agir d’un reflet du soleil sur l’un des outils que les ouvriers portaient- même s’il est impossible de le vérifier à 100%. Cependant une chose est sûre les photos et les vidéos de Viewsurf vont servir en savoir plus sur les origines du feu – l’entreprise précisant avoir conservé les différentes vidéos d’une minute, qu’elle tient «à disposition des autorités».

Selon Marc Eskenazi, « des photos ont été prises toutes les dix minutes à partir de lundi 14 heures et l’appareil photo a été confié à la brigade criminelle ». Ces différents éléments pourraient permettre aux autorités de déterminer une origine plus précise du sinistre.

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