N’oublions pas Cuba

Contrairement à ce que diffuse la propagande, c'est toujours un enfer socialiste
15 janvier 2018
Mis à jour: 16 janvier 2018

Il est facile d’oublier l’existence de Cuba. Pourtant, ce pays existe ; vivant en silence, il semble ne déranger personne. Il est aussi un très bon exemple démontrant pourquoi le communisme ne fonctionne pas et ne peut pas fonctionner.

Un consortium international a récemment dû renflouer Cuba d’une ligne de crédit de 9,6 milliards de dollars tout en effaçant une partie de ses dettes. Toutefois, l’annulation par certains pays de la dette du régime cubain n’a malheureusement pas aidé à promouvoir la liberté et la démocratie à Cuba, mais a plutôt perpétué la dictature.

L’argument le plus mensonger utilisé par le régime communiste cubain et ses partisans pour justifier la misère dans laquelle le pays a été plongé au cours des cinq dernières décennies n’est autre que le soi-disant embargo commercial des États-Unis.

Vous appelez cela embargo ? Cuba a plus de 27 traités bilatéraux avec 90 pays. Selon la Banque mondiale, les exportations vers Cuba ont atteint 17,15% du PIB de ce pays en 2015.

De plus, les États-Unis sont l’un des principaux partenaires commerciaux de Cuba, avec 180 millions de dollars échangés en 2015. L’Espagne est le premier investisseur et le troisième partenaire commercial de Cuba. S’il s’agissait d’un véritable blocus, aucune marchandise avec déclaration de valeur ne pourrait passer.

Or, on fait régulièrement référence à cette illusion de blocus pour blanchir et justifier la misère présente dans tout le pays ainsi que la répression employée par la dictature cubaine. En réalité, le régime des Castro – comme tout gouvernement socialiste – est une machine à gaspiller les subventions.

Gaspillage massif

Entre 1960 et 1990, le régime de Fidel Castro a gaspillé les subventions de l’Union soviétique équivalant à cinq plans Marshall (programme d’aide américaine pour la reconstruction de l’Europe après la Seconde Guerre mondiale). En effet, il n’a pas réussi à accélérer la croissance économique ou à profiter de ces énormes versements pour améliorer la productivité. Entre 1960 et 1990, Cuba a reçu plus de 65 milliards de dollars de l’Union soviétique, sans parler de l’argent perçu d’autres pays socialistes.

Cuba a même bénéficié d’une subvention du régime vénézuélien – lui-même recevant des milliards de la Chine – qui couvrait 70 % de la consommation du pétrole de Cuba. Ce pays reçoit également des centaines de millions de dollars de la part d’organisations internationales.

Malgré cela, dans le classement de Nationmaster basé sur la comparaison des salaires moyens des pays du monde entier, Cuba occupe la 176ème et dernière place, avec un salaire moyen de 25,05 dollars par mois en 2014.

Un piéton près d’un panneau de signalisation à La Havane, le 11 janvier 2016. Les routes à Cuba sont en très mauvais état. (YAMIL LAGE/AFP/Getty Images)

Selon El Diario de Cuba et Infobae, la pénurie de produits de base affecte 70 % de la population cubaine. Ces chiffres lèvent le voile sur l’existence d’une propagande infâme, prétendant qu’il n’y a « pas de malnutrition » dans le pays. En réalité, c’est quasiment toute la population cubaine qui souffre des conséquences de la pénurie économique.

Quiconque se rend à Cuba peut constater que la soi-disant « absence de malnutrition infantile » est un mensonge supplémentaire. Cette formule très présente dans le discours cubain ne cherche qu’à défendre le régime cubain, un régime qui utilise encore des cartes de rationnement et propage la misère.

L’UNICEF note que le nombre d’enfants souffrant d’insuffisance pondérale n’a été réduit qu’à 4 %, un chiffre restant encore élevé si on le compare aux autres pays en développement.

En outre, Cuba possède les « soins de santé gratuits les plus chers au monde », comme on m’a dit à La Havane. Le mythe de la qualité et de l’accès universel aux soins de santé a été démantelé à plusieurs reprises. María Werlau, directrice de l’ONG Cuba Archive, a expliqué la situation : « Les soins de santé à Cuba sont extrêmement insuffisants pour un citoyen ordinaire. Il y a une forme d’apartheid qui favorise l’élite dirigeante et les étrangers qui paient en dollars. »

Sortir du communisme est le seul moyen qui reste à Cuba pour lui permettre de rattraper les autres pays en développement.

Daniel Lacalle est économiste en chef de la société de gestion espagnole Tressis Gestión et auteur du livre Escape from the Central Bank Trap, publié par l’édition Business Expert Press.

Les avis exprimés dans cet article sont ceux de son auteur(s) et ne reflètent pas nécessairement l’avis d’Epoch Times.

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