Le téléphérique: un nouveau mode de transport en ville

29 novembre 2016 Mis à jour: 29 novembre 2016

Comment transformer la mobilité en ville ? Avec des transports en commun saturés et la nécessité de diminuer la présence des voitures, toutes les idées sont bonnes pour révolutionner les transports de demain.

Le téléphérique de Brest, premier du genre en France, a été mis en service le 19 novembre. Pour franchir le fleuve de la Penfeld, les Brestois avaient jusqu’à présent le choix entre deux ponts très fréquentés aux heures de pointe. D’un coût de 19 millions d’euros – dont la moitié provenant de subventions –, la solution d’un téléphérique a été privilégiée à celle d’un nouveau pont. Celui-ci aurait demandé une enveloppe comprise entre 30 et 60 millions d’euros, selon la collectivité Brest métropole océane. Quelque 650 000 passagers devraient maintenant l’emprunter chaque année. Une première en France, car les seuls téléphériques présents en milieu urbain – à Grenoble et à Toulon – étaient jusque-là à vocation touristique.

« Le transport par câble, c’est vraiment le transport du futur notamment dans les agglomérations qui sont surchargées par la circulation », a déclaré la ministre de l’Environnement Ségolène Royal lors de l’inauguration. « Je vais relancer un nouvel appel à projet pour les transports par câble », a-t-elle déclaré, en ajoutant qu’« il n’y a pas plus propre que le transport par téléphérique, il n’y a pas plus sécurisé, il n’y a pas plus silencieux et en plus il n’y a pas moins coûteux ».

En juillet dernier, le syndicat des transports d’Île-de-France (Stif) a entériné la création de ce qui sera le premier téléphérique d’Île-de-France, le Câble A-Téléval. Ce projet inédit pour la région, évalué à 120 millions d’euros, devrait desservir d’ici à 2021 quatre villes du Val-de-Marne : Créteil, Limeil-Brévannes, Valenton et Villeneuve-Saint-Georges, un territoire du département « fragmenté par d’importantes coupures urbaines ».

Le téléphérique devrait desservir cinq stations sur un trajet de 4,5 kilomètres parcourus en 17 minutes, et transporter de 6 000 à 14 000 voyageurs chaque jour. Selon le Stif, il « contribuera à relier ce territoire au cœur du département, à ses grands équipements (université, hôpitaux, etc.) ainsi qu’au reste de la région Île-de-France ». Douze autres téléphériques sont en étude de faisabilité actuellement en Île-de-France.

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