Nouvelle-Aquitaine : de mystérieuses figures géométriques apparaissent dans un champ de blé

Par Séraphin Parmentier
12 juillet 2019 Mis à jour: 12 juillet 2019

Fin juin, un couple d’agriculteurs propriétaires d’une huilerie et de plusieurs terrains agricoles dans la Vienne a découvert avec stupeur la présence de mystérieux motifs géométriques parfaitement alignés dans l’un de ses champs de blé.

Établis à Chauvigny, une commune du département de la Vienne située à une trentaine de kilomètres à l’est de Poitiers, François et Roselyne Lidon ont été très étonnés de découvrir un cercle de culture au beau milieu d’un de leurs champs de blé le matin du 28 juin.

« J’ai d’abord pensé que ça avait été fait par des sangliers, mais quand j’ai vu que les lignes étaient bien droites, j’ai demandé à mon fils de venir avec son élévateur pour que nous puissions voir ça de plus haut », a expliqué François Lidon dans les colonnes de La Nouvelle République.

« Un copain de notre second fils est ensuite venu prendre des photos avec un drone et nous les avons publiées sur Facebook », ajoute son épouse. « Nous avons eu beaucoup de réactions et de commentaires et pas mal de gens qui sont venus le voir », poursuit Mme Lidon.

Succession de formes géométriques dessinées par des épis de blé couchés et parfaitement alignés, le phénomène des cercles de culture (crop circles en anglais) est régulièrement observé dans de nombreux endroits du globe depuis plusieurs années. Début juin, des pilotes d’un aéroclub du Val-d’Oise avaient d’ailleurs déjà publié quelques clichés d’un agroglyphe aperçu dans un champ de blé de la commune de Baillet-en-France.

Un phénomène singulier

Si les cercles de culture alimentent de multiples théories, certains y voyant l’œuvre de civilisations extraterrestres cherchant à communiquer avec les êtres humains quand d’autres estiment qu’il s’agit de figures réalisées par de simples plaisantins, François Lidon a choisi son camp.

« Ce sont sans doute des jeunes qui ont fait ça. Le blé est couché et non coupé. Apparemment, les figures sont tracées avec des planches et des ficelles, généralement de nuit. Mais nous serions curieux d’en rencontrer les auteurs pour qu’ils nous expliquent comment ils font. En tout cas, ils sont forts en dessin et en maths », affirme l’agriculteur.

Bien qu’il confie trouver le phénomène « sympathique », le propriétaire de l’Huilerie Des Petits Clos espère toutefois qu’il ne se reproduira pas de sitôt. « Pas tous les ans, j’espère, car ça génère de la perte même si, pour une fois, ça fait parler de l’agriculture autrement que négativement. C’est quasiment de l’art éphémère. » Le cercle de culture de Chauvigny n’a d’ailleurs pas résisté à la moisson faite début juillet.

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