Réacteurs nucléaires : pas d’arrêt estime EDF malgré la découverte de problèmes de fabrication sur certains composants

Par Epoch Times avec AFP
18 septembre 2019
Mis à jour: 18 septembre 2019

La semaine dernière, l’électricien avait annoncé que les procédures prévues n’avaient pas été respectées par sa filiale Framatome lors d’opérations réalisées « sur certaines soudures de générateurs de vapeur », de gros composants des centrales, lors de leur fabrication.

EDF a annoncé que six réacteurs nucléaires en exploitation en France étaient concernés par des problèmes de fabrication de certains composants révélé la semaine dernière. Sont en cause seize générateurs de vapeur, d’énormes pièces d’acier qui sont à l’interface entre le « circuit primaire » (la circulation d’eau bouillante chauffée par le combustible nucléaire) et le « circuit secondaire » (la vapeur qui fait tourner les turbines).

« Le travail de recensement poursuivi depuis par EDF et Framatome a permis d’identifier 16 générateurs de vapeur installés sur six réacteurs en exploitation : les réacteurs n°3 et 4 de Blayais, le réacteur n°3 de Bugey, le réacteur n°2 de Fessenheim, le réacteur n°4 de Dampierre-en-Burly, ainsi que le réacteur n°2 de Paluel », a détaillé EDF mercredi dans un communiqué.

C’est donc environ 8% des équipements de ce type en exploitation qui sont concernés.

Pas de traitement dans l’immédiat

« À ce stade de l’instruction technique portant sur ces composants, EDF estime que les écarts constatés ne remettent pas en cause l’aptitude au service des matériels et ne nécessitent pas de traitement immédiat », juge toutefois le groupe.

« Aucun de ces équipements aujourd’hui ne présente un risque en matière d’intégrité ou de sûreté des réacteurs », a expliqué Régis Clément, directeur adjoint du parc en exploitation d’EDF. « On n’est pas dans une situation où il y a une nécessité quelconque d’un arrêt immédiat et conservatif de l’un de ces réacteurs », a-t-il insisté lors d’une conférence téléphonique.

Si EDF a échappé à un arrêt immédiat de certains réacteurs, potentiellement catastrophique, surtout à l’approche de l’automne, reste que l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN) doit encore se prononcer après avoir achevé l’instruction du dossier.

« À ce stade on considère qu’il n’y a pas matière à arrêter les réacteurs concernés. Pour autant le sujet doit être investigué jusqu’au bout et c’est le travail qui va être fait dans les prochaines semaines », a ainsi déclaré à l’AFP Julien Collet, directeur général adjoint de l’ASN.

Un accident majeur sur un générateur de vapeur aurait des conséquences graves. Des quantités d’eau contaminée seraient envoyées dans l’enceinte du réacteur. L’eau bouillante circule à 320°C dans les générateurs de vapeur. La pression y est maintenue à quelque 155 bars.

 

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