Il n’y a pas de socialisme sans tyrannie d’État

10 avril 2019 Mis à jour: 10 avril 2019

Lorsque les gens parlent de soins de santé socialisés, d’éducation gratuite et d’autres programmes, ils croient souvent que ces choses sont censées bénéficier à la société.

Pourtant, ces programmes ne peuvent exister sans un système qui assure leur application – et c’est en assurant l’application de ces programmes que le socialisme ne peut se passer de tyrannie.

Le soutien que les gens accordent aux politiques socialistes est souvent présenté comme la préoccupation pour la santé et le bien-être des autres. Mais, en fait, ces politiques remplacent la valeur traditionnelle de la générosité et son complément – la gratitude.

À la place des « vieilles valeurs » et des « vieilles institutions », le socialisme installe un pouvoir centralisé avec un contrôle absolu sur la société, un pouvoir qui est habilité à piller les richesses de groupes choisis de la population et d’en faire profiter une vaste bureaucratie d’État.

De nombreux socialistes pensent qu’une telle tyrannie bureaucratique devrait pouvoir déterminer les choix fondamentaux de la vie de chaque personne, y compris sa santé, son éducation, ses finances, ses biens et même ses paroles.

Le socialisme est un système politique basé sur la tyrannie et le pillage, car les instruments qu’il met en place ne peuvent fonctionner sans menace et sans recours à la force.

Après tout, que se passe-t-il si une personne refuse simplement de payer pour les services que lui impose un État socialiste ? Eh bien, les tyrans socialistes qui, ironiquement, plaident pour le contrôle des armes à feu enverront leurs policiers munis d’armes à feu pour obliger cette personne à payer. Si cette personne refuse toujours, elle sera emprisonnée.

Comme l’a écrit en 1850 dans son livre La Loi, l’écrivain et économiste français Frédéric Bastiat : « Vous voulez opposer au Socialisme la Loi ? Mais précisément le Socialisme invoque la Loi. Il n’aspire pas à la spoliation extra-légale, mais à la spoliation légale.

« C’est de la Loi même, à l’instar des monopoleurs de toute sorte, qu’il prétend se faire un instrument ; et une fois qu’il aura la Loi pour lui, comment voulez-vous tourner la Loi contre lui ? »

Frédéric Bastiat a soulevé la question de ce qui se passe lorsque les systèmes gouvernementaux, autrefois mis en place pour empêcher le pillage, deviennent eux-mêmes des outils de pillage, et de ce qui arrive à la loi lorsque le gouvernement lui-même devient la source du pillage.

De nos jours, beaucoup de socialistes voient ce système à travers des lunettes roses et ignorent souvent les objectifs qui sont à l’origine du socialisme.

Dès le début, le socialisme a été conçu comme un système de tyrannie d’État. C’était ce que Karl Marx appelait la « dictature du prolétariat » et ce que Vladimir Lénine appelait le « capitalisme d’État ».

Le socialisme est un système de dictature totalitaire, destiné à détruire tous les niveaux du libre arbitre dans la société en dictant chaque aspect de la vie d’une personne. C’est une idéologie de manque de confiance dans la capacité d’un citoyen ordinaire de choisir par lui-même le parcours de sa vie, c’est une conviction que les chefs d’État devraient avoir un pouvoir absolu sur chaque individu.

Il ne s’agissait pas non plus de se débarrasser tout simplement du « capitalisme ». Il s’agissait précisément de permettre à une bureaucratie d’État massive de contrôler toutes les ressources et tous les moyens de production, et d’établir un système capable de dominer tous les aspects de la société.

Bien sûr, Marx et Engels n’ont jamais eu l’intention de faire du socialisme une société durable. Ils pensaient que ce n’était que la première étape de l’établissement du communisme, où les pouvoirs de l’État pouvaient être utilisés par la « dictature du prolétariat » afin de détruire toutes les valeurs, la moralité, les institutions et autres choses du « passé ». Ils pensaient que la dictature socialiste cesserait éventuellement d’exister d’elle-même ou, peut-être, ses dirigeants renonceraient d’une manière ou d’une autre au pouvoir, ce qui amènerait à l’étape suivante – le communisme.

Le socialisme est l’idéologie de l’esclavage par l’État. C’est un système qui place les prétendus intérêts d’un collectif au-dessus de la vie et du libre arbitre d’un individu, transformant les gens en coquilles vides incapables de se prendre en charge et endoctrinés par l’idéologie socialiste de « lutte ».

La générosité des socialistes n’est pas une vraie générosité. C’est, comme l’a dit l’écrivain William F. Buckle, être « généreux avec l’argent des autres ». La fausse générosité du socialisme ne peut exister sans une contrainte imposée par la tyrannie d’État. C’est une « générosité » d’envie, de discrimination et de pillage qui ne peut sortir que du canon d’un fusil.

Joshua Philipp

Les opinions exprimées dans cet article sont celles de l’auteur et ne reflètent pas nécessairement celles d’Epoch Times.

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Les opinions exprimées dans cet article sont celles de l’auteur et ne reflètent pas nécessairement celles d’Epoch Times.

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